‹ Œuvres complètes; (volume 4)Chapitre 158 sur 251 · Ce paragraphe et les huit suivants ne sont point dans A · texte numérisé non relu

Ce paragraphe et les huit suivants ne sont point dans A

quart la paye établie ^ Il paroît, par le discours d'un soldat, dans Tacite % qu'à la mort d'Auguste, elle étoit de dix onces de cuivre. On trouve dans Suétone ^ que César avoit doublé la paye de son temps. Pline ^ dit qu'à la seconde guerre punique, on l'avoit diminuée d'un cinquième. Elle fut donc d'environ six onces de cuivre dans la première guerre punique ^ ; de cinq onces, dans la seconde ^; de dix, sous César; et de treize et un tiers, sous Domitien Je ferai ici quelques réflexions.

La paye que la république donnoit aisément lorsqu'elle n'avoit qu'un petit État, que chaque année elle faisoit une guerre, et que chaque année elle recevoit des dépouilles, elle ne put la donner sans s'endetter dans la première guerre punique, qu'elle étendit ses bras hors de l'Italie, qu'elle eut à soutenir une guerre longue, et à entretenir de grandes armées.

Dans la seconde guerre punique, la paye fut réduite à cinq onces de cuivre; et cette diminution put se faire sans danger, dans un temps où la plupart des citoyens

1. Il l'augmenta en raison de soixante et quinze à cent. (M.)

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