‹ Œuvres complètes; (volume 4)Chapitre 159 sur 251 · Vie de César, (M · texte numérisé non relu

Vie de César, (M

4. Histoire naturelle, liv. XXXIil, art. 13. Au lieu de donner dix onces de cuivre pour vingt, on en donna seize. (M.)

5. Un soldat, dans Plautc, m Mostellariâ, dit qu'elle étoit de trois as; ce qui ne peut être entendu que des as de dix onces. Mais, si la paye étoit exactement de six as dans la première guerre punique, elle ne diminua pas, dans la seconde, d'un cinquième, mais d'un sixième; et on négligea la fraction. \^M.)

G. Polybe, qui l'évalue en mon noie grecque, ne diffère que d'une fraction. (M.)

7. Voyez Orose et Suétone, in Domit., ch. viii. Ils disent la môme chose sous différentes expressions. J'ai fait ces réductions en onces de cuivre, afin que, pour m'entcndre, on n'eût pas besoin de la counoissance des monnoies romaines. (M.)

rougirent d'accepter la solde même, et voulurent servir à leurs dépens.

Les trésors de Persée et ceux de tant d'autres rois, que l'on porta continuellement à Rome, y firent cesser les tributs ^ Dans l'opulence publique et particulière, on eut la sagesse de ne point augmenter la paye de cinq onces de cuivre.

Quoique, sur cette paye, on fît une déduction pour le bled, les habits et les armes, elle fut suffisante, parce qu'on n'enrôloit que les citoyens qui avoient un patrimoine.

Marias ayant enrôlé des gens qui n'avoient rien, et son exemple ayant été suivi. César fut obligé d'augmenter la paye.

Cette augmentation ayant été continuée après la mort de César, on fut contraint, sous le consulat de Hirtius et de Pansa, de rétablir les tributs.

La foiblesse de Domitien lui ayant fait augmenter cette paye d'un quart, il fit une grande plaie à l'État, dont le malheur n'est pas que le luxe y règne, mais qu'il règne dans des conditions qui, par la nature des choses, ne doivent avoir que le nécessaire physique. Enfin Caracalla ayant fait une nouvelle augmentation, l'empire fut mis dans cet état, que, ne pouvant subsister sans les soldats, il ne pouvoit subsister avec eux.

Caracalla, pour diminuer l'horreur du meurtre de son frère, le mit au rang des dieux : et ce qu'il y a de singulier, c'est que cela lui fut exactement rendu par Macrin, qui, après l'avoir fait poignarder, voulant apaiser les soldats prétoriens, désespérés de la mort de ce prince, qui leur

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