‹ Œuvres complètes; (volume 4)Chapitre 165 sur 251 · A. Rome presque entière · texte numérisé non relu

A. Rome presque entière

DES ROMAINS, GHAP. XYII.

Rome le trésor des Ptoloméas; cela y fit, à peu près, la même révolution que la découverte des Indes a faite depuis en Europe, et que de certains systèmes^ ont fait de nos jours '- ; les fonds doublèrent de prix à Rome 3. Et, comme Rome continua d'attirer à elle les richesses d'Alexandrie, qui recevoit elle-même celles de l'Afrique et de l'Orient, l'or et l'argent devinrent très-communs en Europe; ce qui mit les peuples en état de payer des impôts très-considérables en espèces.

Mais, lorsque l'empire eut été divisé, ces richesses allèrent à Constantinople. On sait d'ailleurs que les mines d'Angleterre n'étoient point encore ouvertes^ ; qu'il y en avoit très-peu en Italie et dans les Gaules^; que, depuis les Carthaginois, les mines d'Espagne n'étoient guère plus travaillées, ou du moins n'étoient plus si riches^ : L'Italie, qui n'avoit plus que des jardins abandonnés, ne pouvoit, par aucun moyen, attirer l'argent de l'Orient, pendant que l'Occident, pour avoir de ses marchandises, y envoyoit le sien. L'or et l'argent devinrent donc extrêmement rares en Europe; mais les empereurs y voulurent exiger les mêmes tributs : ce qui perdit tout.

Lorsque le gouvernement a une forme depuis long-

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