A. Des armées innombrables de Huns, etc
Les Goths effrayés se présentèrent sur les bords du Danube, et, les mains jointes, demandèrent une retraite. Les flatteurs de Valens saisirent cette occasion, et la lui représentèrent comme une conquête heureuse d'un nouveau peuple, qui venoit défendre l'empire et l'enrichir
Valens ordonna qu'ils passeroient sans armes; mais, pour de l'argent, ses oflîciers leur en laissèrent tant qu'ils voulurent ^ Il leur fit distribuer des terres; mais, à la différence des Huns, les Goths n'en cultivoient point ^ : on les priva même du bled qu'on leur avoit promis; ils mouroient de faim, et ils étoient au milieu d'un pays riche; ils étoient armés, et on leur faisoit des injustices. Ils ravagèrent tout, depuis le Danube jusqu'au Bosphore, exter-minèrent Valens et son armée, et ne repassèrent le Danube que pour abandonner l'aflreuse solitude qu'ils avoient faite \