‹ Œuvres complètes; (volume 4)Chapitre 183 sur 251 · Voyez Jornandès, Z)e rébus geticis. (M · texte numérisé non relu

Voyez Jornandès, Z)e rébus geticis. (M

8. Cela parut surtout dans la guerre de Constantin et de Licinius. (M.)

DES ROMAIxNS, GHAP. XIX. 285

Grèce, seuls pays où il y eût alors quelque commerce. Les Vandales et d'autres peuples attaquoient partout les côtes d'Occident. Il vint une ambassade des Italiens à Constantinople, dit Priscus\ pour faire savoir qu'il étoit impossible que les affaires se soutinssent sans une réconciliation avec les Vandales-.

Ceux qui gouvernoient en Occident ne manquèrent pas de politique : ils jugèrent qu'il falloit sauver l'Italie, qui étoit, en quelque façon, la tête, et en quelque façon, le cœur de l'empire. On fit passer les Barbares aux extrémités, et. on les y plaça. Le dessein étoit bien conçu, il fut bien exécuté. Ces nations ne demandoient que la subsistance : on leur donnoit des plaines ; on se réservoit les pays montagneux, les passages des rivières, les défilés, les places sur les grands fleuves; on gardoit la souveraineté. Il y a apparence que ces peuples auroient été forcés de devenir Romains; et la facilité avec laquelle ces destructeurs furent eux-mêmes détruits par les Francs, par les Grecs, par les Maures, justifie assez cette pensée. Tout ce système fut renversé par une révolution plus fatale que toutes les autres; l'armée d'Italie, composée d'étrangers, exigea ce qu'on avoit accordé à des nations plus étrangères encore; elle forma, sous Odoacer, une aristocratie qui se donna le tiers des terres de l'Italie ; et ce fut le coup mortel porté à cet empire 3.

Parmi tant de malheurs, on cherche, avec une curiosité triste, le destin de la ville de Rome ; elle étoit, pour ainsi dire, sans défense ; elle pouvoit être aisément affamée; l'étendue de ses murailles faisoit qn'il étoit très-

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