‹ Œuvres complètes; (volume 4)Chapitre 212 sur 251 · CHAPITRE XXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIII

i. RAISON DE LA DUREE DE l'eMPIRE d'oRIENT. 2. SA DESTRUCTION.

Après ce que je viens de dire de l'empire grec, il est naturel de demander comment il a pu subsister si longtemps. Je crois pouvoir en donner les raisons.

Les Arabes l'ayant attaqué, et en ayant conquis quelques provinces, leurs chefs se disputèrent le califat; et le feu de leur premier zèle ne produisit plus que des discordes civiles.

Les mêmes Arabes ayant conquis la Perse, et s'y étant divisés ou affoiblis S les Grecs ne furent plus obligés de tenir sur l'Euphrate les principales forces de leur empire.

Un architecte nommé Callinique, qui étoit venu de Syrie à Gonstantinople, ayant trouvé la composition d'un feu que l'on soulîloit par un tuyau, et qui étoit tel que l'eau et tout ce qui éteint les feux ordinaires ne faisoit qu'en augmenter la violence; les Grecs, qui en firent usage, furent en possession, pendant plusieurs siècles, de brûler toutes les flottes de leurs ennemis, surtout celles des Arabes qui venoient d'Afrique ou de Syrie les attaquer jusqu'à Gonstantinople.

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