‹ Œuvres complètes; (volume 4)Chapitre 219 sur 251 · Pachymère, liv. VII. (M · texte numérisé non relu

Pachymère, liv. VII. (M

pays pour faire leurs ravages. Gomme ils étoient divisés sous plusieurs sultans, on ne pouvoit pas, par des présents, faire la paix avec tous; et il étoit inutile delà faire avec quelques-uns ^ Ils s'étoient faits maliométans, et le zèle pour leur religion les engageoit merveilleusement à ravager les terres des chrétiens. D'ailleurs, comme c étoit les peuples les plus laids de la terre% leurs femmes étoient affreuses comme eux ; et, dès qu'ils eurent vu des Grecques, ils n'en purent plus souffrir d'autres ^ Gela les porta à des enlèvements continuels. Enfin, ils avoient été de tout temps adonnés aux brigandages; et c'étoient ces mêmes Huns qui avoient autrefois causé tant de maux à l'empire romain^.

Les Turcs inondant tout ce qui restoit à l'empire grec en Asie, les habitants qui purent leur échapper fuirent devant eux jusqu'au Bosphore; et ceux qui trouvèrent des vaisseaux se réfugièrent dans la partie de l'empire qui étoit en Europe; ce qui augmenta considérablement le nombre de ses habitants ; mais il diminua bientôt. Il y eut des guerres civiles si furieuses, que les deux factions

1. Cantacuzène, liv. III, ch. xcxvi; et Pacliymèrc, liv. XI, ch. ix. (M.)

2. Gela donna lieu à cette tradition du nord, rapportée par le Goth Jornandès, que Philimer, roi des Goths, entrant dans les terres gotiques, y ayant trouve des femmes sorcières, il les chassa loin de son armée; qu'elles errèrent dans les d(;serts, où des démons incubes s'accouplèrent avec elles, d'où vint la nation des Huns. Geniis ferocissimum, quod fuit primum inter palades, minulum, tetrum atque exile, nec alia voce notum, nisi quœ humani sermonis imaginem assignabat. (M.)

3. Michel Ducas, Histoire de Jean Manuel, Jean et Constantin, ch. ix. Constantin Porphyrogénète, au commencement de son Extrait des ambassades, avertit que, quand les Barbares viennent à Constantinople, les Romains doivent bien se garder de leur montrer la grandeur de leurs richesses, ni la beauté de leurs femmes. (M.)

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