‹ Œuvres complètes; (volume 4)Chapitre 63 sur 251 · A. n'a point ce paragraphe · texte numérisé non relu

A. n'a point ce paragraphe

comp toit toujours sur lui-même ; il avoit naturellement du courage, c'est-à-dire, de cette vertu qui est le sentiment de ses propres forces*.

Leurs troupes étant toujours les mieux disciplinées, il étoit difficile que, dans le combat le plus malheureux, ils ne se ralliassent^ quelque part, ou que le désordre ne se mît quelque part chez les ennemis. Aussi les voit-on continuellement, dans les histoires, quoique surmontés dans le commencement par le nombre ou par l'ardeur des ennemis, arracher enfin la victoire de leurs mains.

Leur principale attention étoit d'examiner en quoi leur ennemi pouvoit avoir de la supériorité sur eux; et d'abord ils y mettoient ordre. Ils s'accoutumèrent avoir le sang €t les blessures dans les spectacles des gladiateurs, qu'ils prirent des Étrusques \

Les épées tranchantes ^ des Gaulois, les éléphants de Pyrrhus, ne les surprirent qu'une fois. Ils suppléèrent à la foiblesse de leur cavalerie ^ d'abord en ôtant les brides des chevaux, pour que l'impétuosité^ n'en pût être arrêtée ; ensuite en y mêlant des yélites^ Quand ils eurent

1. Dans A. cet alinéa est placé plus haut, k la suite de celui qui commence par : Publius Nasica, etc.

2. A. Quelques Romains ne se ralliassent quelque part, ou que lo désordre ne se mît aussi quelque part, etc.

Page 1