A. n'a point les mots : dans ces ten:ps-ci
peuple, qui est aujourd'hui comme d'un à cent, y pouvoit être aisément^ comme d'un à huit.
Les fondateurs des anciennes républiques avoient également partagé les terres : cela seul faisoit un peuple puissant, c'est-à-dire, une société bien réglée - ; cela faisoit aussi une bonne armée, chacun ayant un égal intérêt, et très-grand, à défendre sa patrie.
Quand les lois n'étoient plus rigidement observées, les choses revenoient au point où elles sont à présent parmi nous : l'avarice de quelques particuliers, et la prodigalité des autres, faisoient passer les fonds de terre dans peu de mains; et d'abord les arts s'introduisoient, pour les besoins mutuels des riches et des pauvres. Cela faisoit qu'il n'y avoit presque plus de citoyens, ni de soldats; car les fonds de terre, destinés auparavant à l'entretien de ces derniers, étoient employés à celui des esclaves et des artisans % instruments du luxe des nouveaux possesseurs : sans quoi l'État, qui, malgré son dérèglement, doit subsister, auroit péii^ Avant la corruption, les revenus primitifs de l'État étoient partagés entre les soldats, c'est-à-dire, les laboureurs : lorsque la république étoit corrompue, ils passoient d'abord à des hommes riches, qui les rendoient aux esclaves et aux artisans, d'où on en