‹ Œuvres complètes; (volume 4)Chapitre 68 sur 251 · A. Y pouvoit être à peu près commo d'un à huit · texte numérisé non relu

A. Y pouvoit être à peu près commo d'un à huit

'2. L'économie politique a donne des idées plus justes sur la vie des peuples. Personne aujourd'hui ne croira que le partage égal des terres puisse subsister dans un pays, et encore moins constituer un peuple puissant.

3. A. Car les fonds de terre employés auparavant à l'entretien do ces derniers, ne servoient plus qu'à celui des esclaves, etc.

4. A. Sans quoi l'État, etc., auroit péri; et ces sortes de gens ne pouvoient être de bons soldats ; ils étoient lâches et déjà corrompus par le luxe des villes, etc.

retiroit, par le moyen des tributs, une partie pour l'entretien des soldats*.

Or, ces sortes de gens n'étoient guère propres à la guerre : ils étoient lâches, et déjà corrompus par le luxe des villes, et souvent par leur art même ; outre que, comme ils n'avoient point proprement de patrie, et qu'ils jouissoient de leur industrie partout, ils avoient peu à perdre ou à conserver.

Dans un dénombrement de Rome'^ fait quelque temps après l'expulsion des rois, et dans celui que Démétrius de Phalère fit à Athènes ^ il se trouva, à peu près, le même nombre d'habitants; Rome en avoit quatre cent quarante mille; Athènes, quatre cent trente et un mille. Mais ce dénombrement de Rome tombe dans un temps où elle étoit dans la force de son institution ; et celui d'Athènes, dans un temps où elle étoit entièrement corrompue. On trouva que le nombre des citoyens pubères faisoit, à Rome, le quart de ses habitants; et qu'il faisoit, à Athènes, un peu moins du vingtième : la puissance de Rome étoit donc à celle d'Athènes, dans ces divers temps, à peu près comme un quart est à un vingtième, c'est-à-dire, qu'elle étoit cinq fois plus grande \

Les rois Agis et Gléomènes, voyant qu'au lieu de neuf mille citoyens^ qui étoient à Sparte du temps de Lycurgue^,

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