‹ Œuvres complètes; (volume 4)Chapitre 71 sur 251 · Ce paragraphe manque dans A · texte numérisé non relu

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0. Bossuet, l. c. « Les richesses mènent naturellement une république

La tyrannie d'un prince ne met pas un État plus près de sa ruine, que l'indifférence pour le bien commun n'y met une république. L'avantage d'un État libre est que les revenus y sont mieux administrés : mais, lorsqu'ils le sont plus mal? L'avantage d'un État libre est qu'il n'y a point de favoris; mais quand cela n'est pas, et qu'au lieu des amis et des parents du prince, il faut faire la fortune des amis et des parents de tous ceux qui ont part au gouvernement, tout est perdu; les lois y sont éludées plus dangereusement qu'elles ne sont violées par un prince, qui, étant toujours le plus grand citoyen de l'État, a le plus d'intérêt à sa conservation.

Des anciennes mœurs, un certain usage ^ de la pauvreté, rendoient à Rome les fortunes à peu près égales : mais, à Carthage, des particuliers avoient les richesses des rois.

De deux factions qui régnoient à Carthage, l'une vouloit toujours la paix, et l'autre toujours la guerre; de façon qu'il étoit impossible d'y jouir de l'une, ni d'y bien faire l'autre.

Pendant qu'à Rome la guerre réunissoit d'abord tous les intérêts, elle les séparoit encore plus à Carthage^ , Dans les États gouvernés par un prince, les divisions

marchande (à la ruine) : on veut jouir de ses biens, et on croit tout trouver dans son argent, »

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