Ce fut le cas d'Antioclius. (M
2. C'est l'histoire du cercle de Popilius. Voy. Montaigne, II, 35.
3. La défense faite à Antiochus, même avant la guerre, de passer en Europe, devint générale contre les autres rois. (M.)
guerre qu'ils firent à Mithridate, fut que, contre cette défense, il avoit soumis quelques barbares ^
Lorsqu'ils voyoient que deux peuples étoient en guerre, quoiqu'ils n'eussent aucune alliance, ni rien à démêler avec l'un ni avec l'autre, ils ne laissoient pas de paroître sur la scène; et, comme nos chevaliers errants, ilsprenoient le parti du plusfoible. G'étoit, dit Denys d'Halicarnasse% une ancienne coutume des Romains, d'accorder toujours leur secours à quiconque venoit l'implorer.
Ces coutumes des Romains n'étoient point quelques faits particuliers arrivés par hasard; c'étoient des principes toujours constants: et cela se peut voir aisément; car les maximes dont ils firent usage contre les plus grandes puissances ^ , furent précisément celles qu'ils avoient employées, dans les commencements, contre les petites villes qui étoient autour d'eux.
Ils se servirent d'Euménès et de Massinisse pour subjuguer Philippe et Antiochus, comme ils s'étoient servis des Latins et des Herniques pour subjuguer les Volsques et les Toscans ; ils se firent livrer les flottes de Garthage et des rois d'Asie, comme ils s'étoient fait donner les barques d'Antium''; ils ôtèrent les liaisons politiques et civiles entre les quatre parties de la Macédoine, comme ils avoient autrefois rompu l'union des petites villes latines %