Fils de Philopator. (M
d'Appion; et l'Egypte fut enchaînée par celui du roi de Gyrène.
Pour tenir les grands princes toujours foibles, ils ne vouloient pas qu'ils reçussent dans leur alliance ceux à qui ils avoient accordé la leur*; et, comme ils ne la refusoient à aucun des voisins d'un prince puissant, cette condition, mise dans un traité de paix, ne lui laissoit plus d'alliés.
De plus, lorsqu'ils avoient vaincu quelque prince considérable, ils mettoient, dans le traité, qu'il ne pourroit faire la guerre pour ses différends avec les alliés des Romains (c'est-à-dire, ordinairement avec tous ses voisins); mais qu'il les mettroit en arbitrage : ce qui lui ôtoit, pour l'avenir, la puissance militaire.
Et, pour se la réserver toute, ils en privoient leurs alliés même : dès que ceux-ci avoient le moindre démêlé, ils envoyoient des ambassadeurs qui les obligeoient de faire la paix. Il n'y a qu'à voir comme ils terminèrent les guerres d'Attalus et de Prusias.
Quand quelque prince avoit fait une conquête, qui souvent l'avoit épuisé, un ambassadeur romain survenoit d'abord, qui la lui arrachoit des mains. Entre mille exemples, on peut se rappeler comment, avec une parole, ils chassèrent d'Egypte Antiochus^
Sachant combien les peuples d'Europe étoient propres à la guerre, ils établirent comme une loi, qu'il ne seroit permis à aucun roi d'Asie d'entrer en Europe, et d'y assujettir quelque peuple que ce fût 3. Le principal motif de la