‹ Œuvres complètes; (volume 5)Chapitre 270 sur 453 · LIVRE XVIII, GHAP. XXII · texte numérisé non relu

LIVRE XVIII, GHAP. XXII

admit les filles1 à succéder aux terres avec leurs frères; les femmes furent capables de succéder à la couronne.. Chez ces peuples, la disposition de la loi civile força 2 la loi politique.

Ce ne fut pas le se ul cas où la loi politique, chez les Francs, céda à la loi civile. Par la disposition de la loi salique, tous les frères succédoient également à la terre; et c'étoit aussi la disposition de la loi des Bourguignons. Aussi, dans la monarchie des Francs, et dans celle des Bourguignons, tous les frères succédèrent-ils à la couronne, à quelques violences, meurtres et usurpations près, chez les Bourguignons.

1. Les nations germaines, dit Tacite, de morib. Germ., c. xxn, avoient des usages commuas : elles en avoient aussi de particuliers. (M.)

2. La couronne, chez les Ostrogoths, passa deux fois par les femmes aux mâles; l'une par Amalasunthe, dans la personne d'Athalaric, et l'autre par Amalafrède, dans la personne de Théodat. Ce n'est pas que, chez eux, les femmes ne pussent régner par elles-mêmes : Amalasunthe, après la mort d'Athalaric, régna, et régna même après l'élection de Théodat, et concurremment avec lui. Voyez les lettres d'Amalasunthe et de Théodat dans Gassiodore, liv. X. (M.) — Cette note manque dans A. B.

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