‹ Œuvres complètes; (volume 5)Chapitre 371 sur 453 · Strabon, liv. XL (M · texte numérisé non relu

Strabon, liv. XL (M

3. L'autorité de Patrocle est considérable, comme il paroît par un récit de Strabon, liv. IL (M.)

4. Dans Pline, liv. VI, c. xvn. Voyez aussi Strabon, liv. XI, sur le trajet des marchandises du Phase au Cyrus. (M.)

5. 11 faut que, depuis le temps de Ptolomée, qui nous décrit tant de rivières qui se jettent dans la partie orientale de la mer Caspienne, il y ait eu de grands changements dans ce pays. La carte du czar ne met de ce côté-là que la rivière d'Astrabat; et celle de M. Bathalsi, rien du tout. a. (M.)

a A. B. rédigeât ainsi cette note : De là vient que ceux qui nous ont déciit ces pays depuis les Tartares, les ont entièrement défigurés. La carte de la mer Caspienne, faite de nos jours par les ordres du czar Pierre Ie«", a découvert les erreurs énormes de nos cartes modernes sur la figure de la mer Caspienne, et elle so trouve conforme à ce que les anciens en avoient dit. Voyez Pline, liv. VI, chap. xn.

plus à la mer Caspienne : les Tartares l'ont détourné pour des raisons particulières1 ; il se perd dans des sables arides.

Le Jaxarte, qui formoit autrefois une barrière entre les nations policées et les nations barbares, a été tout de même détourné 2 par les Tartares, et ne va plus jusqu'à la mer.

Séleucus Nicator forma le projet 3 de joindre le Pont- Euxin à la mer Caspienne. Ce dessein, qui eût donné bien des facilités au commerce qui se faisoit dans ce temps-là, s'évanouit à sa 4 mort. On ne sait s'il auroit pu l'exécuter dans l'isthme qui sépare les deux mers. Ce pays est aujourd'hui très-peu connu; il est dépeuplé et plein de forêts. Les eaux n'y manquent pas, car une infinité de rivières y descendent du mont Caucase; mais ce Caucase, qui forme le nord de l'isthme, et qui étend des espèces de bras 8 au midi, auroit été un grand obstacle, surtout dans ces temps-là , où l'on n'avoit point l'art de faire des écluses.

On pourroit croire que Séleucus vouloit faire la jonction des deux mers dans le lieu même où le czar Pierre Pr l'a faite depuis, c'est-à-dire dans cette langue de terre où le Tanaïs s'approche du Volga ; mais le nord de la mer Caspienne n'étoit pas encore découvert.

Pendant que, dans les empires d'Asie il y avoit un commerce de luxe, les Tyriens faisoient par toute la terre un commerce d'économie. Bochard 6 a employé le premier

1. Voyez la relation de Genkinson, dans le Recueil des voyages du Nord, t. IV. (M.)

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