‹ Œuvres complètes; (volume 5)Chapitre 422 sur 453 · A. B. Ces hommes pensèrent, etc · texte numérisé non relu

A. B. Ces hommes pensèrent, etc

DE L'ESPRIT DES LOIS

les étrangers ne leur étant unis par aucune communication du droit civil, ils ne leur dévoient, d'un côté, aucune sorte de justice, et, de l'autre, aucune sorte de pitié.

Dans les bornes étroites où se trouvoient les peuples du nord, tout leur étoit étranger : dans leur pauvreté, tout étoit pour eux un objet de richesses. Établis, avant leurs conquêtes, sur les côtes d'une mer resserrée et pleine d'écueils, ils avoient tiré parti de ces écueils même1.

Mais les Romains, qui faisoient des lois pour tout l'univers, en avoient fait de très-humaines sur les naufrages2 : ils réprimèrent, à cet égard, les brigandages de ceux qu habitoient les côtes, et, ce qui étoit plus encore, la rapacité de leur fisc3.

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