A M. UE MAUPERTUIS
V Aiiti-Lucrcre du cardinal de Polignac paroît et il a un grand succès. C'est un enfant qui ressemble à son père. Il décrit agréablement el avec grâce ; mais il décrit tout, et s'amuse partout. J'aurois voulu qu'on en eût retranché environ deux mille vers. Mais ces deux mille vers étoient l'objet du culte de-... comme les autres ; et on a mis à la tète de cela des gens qui connoissoient le latin de VÈnéide, mais qui ne connoissoient point VÉuàide^. N*** * est admirable ; il m'a expliqué tout V Anti-Lucrèce, et je m'en trouve fort bien. Pour vous, je vous trouve encore plus extraordinaire : vous me dites de vous aimer, et vous savez que je ne puis faire autre chose.
pour parcourir en détail les provinces méridionales de France, d'une mer à l'autre, et jusqu'au centre des Pyrénées, pour y connoitre les savants, les académies, les bibliothèques, les antiquités, les ports de mer, les productions propres à cliaque province et l'état du eommcrce et des fabriques, ce dont il a conservé des mémoires intéressants. (G.)
i. Lettre publiée par Maupertuis dans son îiloge de Moiitexquieu.
2. Il parloit sans doutedel'abbédeRothelin, éditeur de ce jiocnic après la mort du cardinal. (D'ALKMitF.nT.)
3. Voulait-il désigner par làM.Lcbeau.charf;éi)ai'rabl)édeISotheliii do la révision de l'Anti-Lucrèce? (D'Ai.embert.)
4. Il y a apparence qu'il parle ici de M. du M;uran. grand panégyriste de V Anti-Lucrèce.