‹ Œuvres complètes;Chapitre 281 sur 312 · Horace, II Serm., vi · texte numérisé non relu

Horace, II Serm., vi

faut renoncer à être citoyen. Vous devriez bien revenir par la France méridionale ; vous trouverez votre ancien laboratoire, et vous me donnerez de nouvelles idées sur mes bois et mes prairies. La grande étendue de mes landes ' vous offre de quoi exercer votre zèle pour l'agriculture : d'ailleurs, j'espère que vous n'oubliez pas que vous êtes propriétaire de cent arpents de ces landes, où vous pourrez remuer la terre, planter et semer tant que vous voudrez. Adieu, je vous embrasse de tout mon cœur.

De Paris, le 9 avril 1754.

LETTRE GXLII.

a m. charles bonnet, de la société royale -

[a Genève].

Je vous suis infiniment obligé, monsieur, de votre lettre du 1" avril. J'ai vu par l'exposé de votre situation que l'eau pour les yeux dont je vous parlai, ne pouvoit que vous être nuisible parce qu'elle est un peu astringente. Ce que vous me mandez de l'habileté de M. Adrien ne mesur-

1. 11 gagna un procès contre la ville de Bordeaux, qui lui porta onze cents arpents de landes incultes , où il se mit à faire des plantations de bois et des métairies: l'agriculture faisant sa principale occupation dans les moments de relâche. 11 avoit fait présent de cent arpents de ces terres incultes à son ami, pour qu'il pût exécuter librement des projets d'agriculture; mais son départ et ses engagements ailleurs ont fait rester ce terrain en friche. (Guasco.)

2. V. les notes de la lettre adressée au même Charles Bonnet le 20 février 1754. Sup., p. 424.

prend pas. J'étois déjà prévenu sur cet homme célèbre, et si je me détermine à me faire faire l'opération, chose à laquelle je ne me résoudrai que lorsque je n'y verrai plus, je compte bien me servir de lui. J'ai reçu le petit ouvrage de M. de Beaumont, dont j'ai été extrêmement content. A l'égard de la première défmition que je donne des lois, où je parle de la signification la plus étendue qu'elles puissent avoir, je crois que nous pensons tous deux la même chose. Je garde mon expression parce qu'il me semble que les lois de l'universalité des êtres ne sont des conséquences de rien, mais produisent des conséquences sans nombre.

M. de la Condamine a lu à l'Académie de Paris une dissertation sur l'inoculation qui a été regardée comme une chose sans réplique.

Je suis bien aise que vos yeux aillent mieux, et j'ai monsieur, l'honneur d'être, avec les sentiments de la plus parfaite estime, votre très-humble et obéissant serviteur.

A Paris, ce 0 mai 17ji.

LETTRE GXLIIP

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