Et Sully! (Note des OEuvres posthumes
3. Pensée publiée par Walckenacr, dans la Biograplùe universelle, art. Montesquieu. T. XXIX, p. 521.
4. Cet éloge du cœur de Fontenelle est particulière à Montesquieu. M""*^ Du Dclland prétendait que Fontenelle avait un cerveau à la place du cœur. Mais Montesquieu, qui aimait beaucoup Fontenelle, ne pouvait oublier l'appui constant que ce dernier lui avait donné pour le faire entrer à l'Académie. Peut-être le connaissait-il mieux que ceux qui l'ont jugé sur les apparences.
de la justice, de la politique, de la dévotion, et l'air d'un grand roi. Doux avec ses domestiques, libéral avec ses courtisans, avide avec ses peuples, inquiet avec ses ennemis, despotique dans sa famille, roi dans sa cour, dur dans ses Conseils, enfant dans celui de conscience, dupe de tout ce qui joue le prince : les ministres, les femmes et les dévots ; toujours gouvernant, et toujours gouverné; malheureux dans ses choix, aimant les sots, souffrant les talents, craignant l'esprit ; sérieux dans ses amours, et, dans son dernier attachement, foible à faire pitié ; aucune force d'esprit dans les succès ; de la sécurité dans les revers, du courage dans sa mort. Il aima la gloire et la religion, et on l'empêcha toute sa vie de connoitrenil'uneni l'autre. Il n'auroit eu presque aucun de ces défauts, s'il avoit été un peu mieux élevé, et s'il avoit eu un peu plus d'esprit. Il avoit l'âme plus grande que l'esprit. M'"'' de Maintenon abaissoit sans cesse cette âme pour la mettre à son point. Les plus méchants citoyens de France furent Richelieu et Louvois. J'en nommerois un troisième * ; mais épargnons-le dans sa disgrâce.
DE LA RKLIGIOX.
Dieu est comme ce monarque qui a plusieurs nations dans son empire ; elles viennent toutes lui porter un tribut, et chacune lui parle sa langue, religion diverse.
Quand riimnortalité de l'âme seroit une erreur, je serois fâché de ne pas la croire - : j'avoue que je ne suis