‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 18 sur 91 · PREMIÈRE PARTIE. NOTICE I. ilg · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. NOTICE I. ilg

sociétés ; nous refuser la sciecce qui importe le plus à nos besoins, à nos relations.industrieUes?

Les corporations sayaotes sont donc eu faute pour n'avoir pas cherché la théorie des lois sociétaires divines , et plus encore pour avoir semé le découragement , insinué que la nature était couverte de voiles d'airain; d'où il suivrait qu'il faut supprimer tous les corps savants qui se livrent à l'étude de la nature; car si le voile est d'airain ils ne l'enlèveront pas » et ne pourront publier que des sophismes dangereux, des opinions aventurées.

Au reste , cette assertion est tombée dans le ridicule depuis le succès de Newton qui, en soulevant un coin du voile, a prouvé qu'un travail plus étendu pourrait enlever le voile en entier, et qu'il n'est pas d'airain puisque lui Newton a su en enlever une porticm.

Chaque fois qu'une branche d'études est négligée par les sciences exactes, on voit s'élever à la place une charla tanerie scientifique. Avant la chimie expérimentale^ nous avons eu le règne des jongleurs nommés Alchimistes; avant la physique expérimentale on vit dominer les Magiciens; avant l'astronomie mathématique on révérait les Astrologues^ encore accrédités chez le bas peuple ; avant la découverte du quina on a eu des sorciers qui conjuraient la fièvre : ainsi, l'esprit humain est condamné à tomber sous le joug des faux savants, s'il ne se rallie pas à la science exacte; et de là vient que la Civilisation est, depuis son existence, le jouet de plusieurs classes de sophistes persuadant qu'il n'existe pas de destinée sociale, parce qu'ils ne savent ni ne veulent en étudier la théorie dans le calcul de l'Attraction passionnelle, et qu'ils trouvent plus commode, plus lucratif, de fabriquer des systèmes, que de s'exercer sur le problème épineux de l'harmonie sociétaire .

Si tttte erreur peut durer trois ans chez un individu , trente ans chez une famille , trois cents ans chez une corporation, elle peut proporlionnément durer trois mille ans chez l'espèce humaine , surtout quand l'erreur est propagée par les corps savants, tous d'accord à entretenir le préjugé qui nous persuade que Dieu aurait créé les passions , sans composer préalablement un code sur leur mécanisme social.

J'ai observé qu'en commettant pareilleétourderie, Dieu se serait montré moins intelligent que le moindre d'entre nous. Demandé-je trop de faveur pour la sagesse divine , quand je la suppose égale à celle de l'homme? Nos Escobards vont répondre que la sagesse divine est mille fois supérieure; mais pour les confondre, on veut seulement qu'ils accordent à Dieu autant de raison qu'on en trouve chez les hommes ; autant de judiciaire dans la distribution matérielle et passionnelle des mondes ; et surtout dans celle de ce monde , si justement critiquée par le roi Alphonse de Castille, qui disait : « Si Dieu m'avait consulté

> sur la création du monde , je lui aurais donné de bons

> avis. » Sans doute Alphonse lui aurait conseillé tout le contraire des neuf caractères (51) qu'on voit régner jusqu'à présent dans le monde social ; mais ces neuf caractères sont-ils vice accidentel ou vice essentiel et irrémédiable? Ne doit-on pas présumer de la sage Providence qu'elle nous réserve un sort tout opposé , dont il fallait rechercher la théorie dans une étude régulière de l'Attraction, seule interprète habituelle entre Dieu et l'Homme?

Tant que l'esprit humain ne s'est pas élevé à la découverte du calcul des destins sociaux, interprétés par synthèse de l'Attraction , nous restons dans un état de crétinisme politique -, nos progrès dans quelques sciences

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