‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 41 sur 91 · PREMIÈRE PARTIE. NOTICE II. i · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. NOTICE II. i

Pour riotroduire en emphi e^nnpasé, ii foadrail eoû-^ céder les sept droits avec pivot composé ou dualisë , c'està-dire avec garantie de lib^tè et niimiiiuni. Ce n'est qu'à cette condition : de j^ol C9mpoBé ,qa' on peut amalgaiiier les droits de l'homme et les sœiéiès iadustrieRe^ Ces droits y lorsqu'ils srat en pÎTOl simple y sur liberté sans nHQiBnan» ne sont admissiUes que dans l'étal de aalure simple bU'SSHiTdge,

Aussi nos rêveries de droits de Thomme et de liberté, mises à l'essai, n' ont-elles produit que des duperies et deis commotions désastreuses. Nos sociétés étant pivotées sur deux ressorts (51) opposés à la liberté et au minimum,

Pioofo lymhiques. Pivots sociétaires^

I Egoïsme général, Y Minimum proportionnel J ( Dupln^ité d'action, \ Liberté unitaire, )

on ne peut pas y introduire pjartieilemenl l'un des deux pivots sociétaires ; il faut que tous deux marchent de front et soient substitués aux deux pivots lymbiqueS; ce qui ne peut avoir lieu que par le mécaoisolie des Séries passionnelles, borsi desquelles tout le système des passions est en contre-imafche, en essor subversif (56), qui fait régner l'égolsme et la duplicité.

Après ces préambules, dissertons sur les trois conditions nécessaires à l'établissement du minmum propor* tionnel qui doit noiïa garantir

lo« La liberté , coâtre^pivot>da minimum ;

So. L'exercice des sept droits naturels. Ces droits ne peuvent s'amalgamer avec les sociétés industrielles ou sociétés de nature composée, qu'autant qu'ils s'étayent du pivot composé , du iràitmum joint à la liberté. Elle peut suffire» seule dans l'état de nature smpk ou sauvage,

mais elle oe suffit plus dans l'état de nature composée ou société industrieuse.

C'est assez préluder et démontrer que hors du ■miMUH point de salut pour le monde social. Passons à Teiamen des trois conditions requises pour son /établissenaent.

i'«. Condition. Inventer et organiser un régime d'attraction mdustrieUe. Sans cette précaution» comnient songer à garantir au pauvre un minimum ? Ce serait Thabituer à la fainéantise : il se persuade aisément que le minimum est une dette plutôt qu'un secours, et ilen conclut à rester dans l'oisiveté : c'est de quoi l'on s'aperçoit en Angleterre» où la taxe.de 150 millions pour les indigents ne sert, au dire des observateurs, qu'à en augmenter le nombre; tant il est vrai que la Civilisation n'est qu'un cercle vicieux, même dans ses actes les plus louables. Il faudrait au peuple, non pas des aumônes, mais un travail assez attrayant, pour que la multitude voulût y donner même les jours et heures affectés à l'oisiveté.

Si la politique savait mettre en jeu ce levier, le minimum serait assurable de fait par la cessation absolue de l'oisiveté. Il ne resterait à pourvoir que les infirmes; fardeau Lien léger et insensible pour le corps social, s'il dcr venait opulent, et que l'industrie attrayante le délivrât de rotsiveté et du travail nonchalant ,.presqu'aussi stérile qqe Toisiveté.

2®. Condition du minimum. Garantir. à chacun Vexer r cice ou l'équivalent des droits naturels. J'ai fait pressentir que cette garantie ne pourra avoir lieu que par l'établissèment des Séries passionnelles : je m'engage à démontrer, au traité des Séries, que la chasse, plaisir aujour- .d'hui si jalousé, et dont les riches privent les pauvres en ioutpays, deviendra un divertissement si médiocre, que

^HEMl^E PARTIE. NOTICE fi. f 7o

pour trouver des chasseurs en nombre suffisant, il faudra , malgré Fapp&t d'une grande quantité de gibier, leur fournir gratuitement meutes et chevaux, repas dans la forêt, etc. : à ce prix la chasse ne sera encore qu'un plaisir très-ordinaire, et à peine égal aux moindres intrigues des rassemblements agricoles' et manufacturiers. Dans ce cas, le peuple aura Men obtenu l'équivalent du ^ droit de* chasse dont jouit le Sauvage ; «ar on lui offrira gratuitement tout Tattirail de éhassé ou de pêche , que peu de gens accepteront; et ceux même qui auront préféré à la chasse ou la pêche d'autres passe-temps, jouiront chaque jour, aux tables de toutes classes, des produits de chasse et de pêche : l'équivalent sera triple, car on aura :

L'option d'exercer chasse et péché , avec dividende sur Je produit pécuniaire de ces amusements ;

La fourniture gratuite de tout le matériel de chasse et pêche ;

La consommation ou participation aux produits de ^chasse et péché sans avoilr coopéré à cette fatigue.

Dans cette hypothèse, le peuple jouira triplement d'un droit dont le Sauvage ne jouit que simplement, et à charge ^e grandes fatigues. On verra , au détail des sept droits , ^e l'état sociétaire fournit toujours , non pas un , mais ttois équivalents, dont l'un des trois est le droit naturel reproduit sous d'autres formes , et rehaussé par des ac- •eessoires de luxe et 4e plaisir inconnus au Sauvage , qui «*exeree qu'en simple chacun des sept droits.

S^. Condition du minimum. Associer tes intérêts du peuple^ ceux des grands ^ qu'il jalouserait et haïrait tant ^'ft ne participerait pas à leur bien-êtriB.

Toute liberté deviendrait un germe de déchirements , tant que les grands et les petits se haïraient comme au-

174 PBO|jft«01IÈNfiS.

joard'baL Le seul moyen de les r^ier pasftioD9ï^BaeQV» de les miéresser les uns ai» autres, c'est de jes assoeier eu iodustrie» Lés fermiers qui oot leur part de la récolte , dèsûrent que le lot assigne aja maître soit copieux» allD que le leur se grossisse en propoTtioo de TaboudaDiee ; ear si le maître a peu do grain faute de Inmaes récoltes» les iermiers oirt peu dans le cas de rètritxution sociétaire.

Le secret de T%mité d'intérêts est donc dans TAssociatioD. Les trois classes une Eois associées etuiue^ d'intérêts, ottbUeraient les haines» d'autant mieux ^ la chance de travail attrayant ferait disparaître les fatigues du peuple » et le mépris du riche pour des inférieurs dont il partagerait les fonctions devenues séduisantes. :Là finirait la jalousie du pauvre contre les oisib qui récoltent sans avoir semé : il n'eusterait plus m oisifs, ni pauvres » et les antipathies sociales cesseraient avec les causes qui les produisent.

Sans doute» avec nos méthodes , il serait bien impossible d^établir ni association » ni ra]^rochement entre les trois classes» riches moyenne et pauvre; mais^on verra» au traité des Séries passionnelles» que ce rapprochement» loin de présenter des difficultés » devient une source de plaisirs. En Harmonie» toute annonce d'up bien survenu aux riches est pour fe peuple un sujet de joie» parce qu'il«st assuré d'en recueillir sa part* Qtie Lmuilus aujourd'hui serve cent mets dans le salon d'Apollon» il n'en échoit rien au pauvre qui manque de paîn^ à côté des palais. En vain ptétend-on que le luxe des riches awme la circulation et fait vivre le pauvre i c'ést^ un> mensonge effronté, puisque le* pauvre meurt d^fsiim alentour de& palais.

11 n'en est pas ainsi dans un<;aaton-sociétaire« oàle

Page 1