PREMIÈRE PARTIE. NOTICE II. i
la philosophie ne voit qu'un sexe et ne travaille que pour un seul, pour le majeur ou masculin; encore quel bonheur lui procure-t-elle? Rien autre que les sept fléaux lymbiques , au lieu des sept droits dont se compose la tibertë. Toutefois j'ai répondu d'avance à Tobjection précitée, lorsque j*ai nommé la liberté des sauvages composée divergente. Elle diverge en double mode; socialement, par Tmcompatibilité du corps social nommé Horde, avec Tin- (fastne ou destinée; matérielIemenC, par l'exclusion du sexe féminin qui ne participe que peu ou point aux sept droits naturels.
Reprenons le parallèle des libertés. Il est déjà certain que le Sauvage est plus avancé que nous en essor de liberté, car il s'élève à la composée divergente (155) bu jouissance des sept droits pour les hommes seulement. Il est donc bien au-dessus de nous, qui privons de cet avantage l'immense majorité dans l'un et l'autre sexe.
L'ordre civilisé qui nous dépouille tous ou presque tous de ces sept avantages, nous devrait une indemnité équivalente;^ et d'abord un minimum ou nécessaire en aliments, vêtements et logements proportionnés aux trois classes, la haute, la moyenne et la basse. Il faudrait par conséquent trois sortes de minimum pour les pauvres des trois classes ; encore serait-ce ne rien faire pour la liberté individuelle; car un homme est nourri, vêtu, logé dans les dépôts de mendicité, où il est prisonnier et tréâmalheureux. Il reste d'autres conditions à remplir pour arriver à la liberté; et d'abord, garantir atout individu l'exercice ou F équivalent des sept droits dont elle se com^ pose, lui assurer l'essor actif des passions.
Pour indemniser un civilisé de la perte des sept droits, nos publicistes lui garantissent quelques rêveries et gas^li 8
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coDoades, comme Torgueil du beau nom d'homme libre, et le bonheur de yiyre sou3 la charte. Ces niaiseries qai ne mériient pas même le litre d'illusions , ne sauraient satisfaire un salarié qui voudrait ayant tout maiiger à son
; appétit, vivre joyeux , insouciant , chasseur ,. pêcheur»
j cabaleur, et voleur comme le Sauvage.
L'état sociétaire ^garantit au peuple ces sept droits en plénitude» ou en équivalent conêmti; par exemple, il ^onne au peuple pour l'indemniser du droit de vol, tant de bien-être, que le plébéien ne veut plus risquer de se déshonorer en volant ce qu'il peut avoir ; ou en perdant 4lans l'opinion plus qu'il ne gagnerait par un larcin, qu'on me saurait tenir secret dans ce nouvel ordre où tous les .«nfontssoni élevésàdes sentiments d'honneur, et jouissent amplement de toutes les commodités de la vie : ils ne peuventTlonc pas songer à voler ce qu'ils ont en abondance. La Civilisation, en privant l'homme de ses sept droits naturels , ne lui donne jamais d'équivalents consentis. Demandez À un malheureux ouvrier sans travail et sans pain, pressé par le créancier et le garoisaire, s'il n'aimerait pas mieux jouir du droit de chasse et de pêche, avoir commejleJSauvage des arbres et des troupeaux? il ne manquera pas d'opter pour le rôle du Sauvage. Que lui doone-t-on en équivalent? Le bonheur de vivre sous la charte : l'in^ digent ne peut pas se contenter de lire la charte en place de dîner; c'est insulter à sa misère que de lui offrir pareille compensation. Il s'estimerait heureux de jouir, comme le Sauvage, des sept droits et de la liberté; A ne la trouve donc pas dans l'ordre. civilisé.
I En thèse générale : dan$Us sociétés indt^sirieuses, la
liberté est Ulusoireoudésia^reuse, quëud on l'ymtro' duit en emploi simple.