‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 50 sur 91 · BU COURS DU MOUVEMENT CIVILISÉ · texte numérisé non relu

BU COURS DU MOUVEMENT CIVILISÉ

Caraetères de la Période et de efaaque Phase.

wvoTs Y Car. individuel. L'egoismc.

Période 5e. j^ Car. collectif. La duplicité d'action.

"1 EHVAIVCEe

S ±" Pbase ^ r>(9^rme. monogamie ou mariage exclusif.

{pivot, DROITS CIVILS DE l'épouse.

ACCBOissEmKjnr*

3«. Phase. '^ Qr{9^^^^' féodalité nobiliaire.

^ iptVOt. AFFRANCHISSE DES industrieux.

APOGÉE r o ^ La Chimie expérimenlak.

.ott plein. "*" O * L'art Nautique.

DliCllOISMElflElITe

6'. Phase. § r.n.{9erme. esprit mercantile.

a^ ^\ pivot, MONOPOLE maritime.

I CADinCITlée

-, pijgjp s- (germe, maîtrises exclusives.

^ \ pivot. féodalité COMMERCIALE.

"t^^jn^NS ' ^ Régulières. Les 12 Garantismcs.

ou iMues v ^^

de Période. ^ ^ Irr^ulières . Les la issues de Lymbes, 1 4 « *

*■ Ce tableau est reproduit avec quelques Tarianies, dans le Nouveau Monde industriel (page 458 ), ouvrage <îu même auteur.

Noté/âe$ jÂUeurs.^ .

SOS imoLÉGmiiMS.

trndëimti. Les deux pliàBQs de ^ffatioo asceodaiÉto opèrent la dîmînutioD des semtddes perscmiieUes ou dîredes.

Dégradation. Les deux phases de fibralion descfin* dante opèrent raecrobsement des serfiiades toeHetivfem ou indirectes.

Apogée est Tèpoque où la Civilisation prendrait les formes les moins vUes. le-ne dispasi^s j9/t««no5/e5; puisque cette société est toujours ignoble, et ne yarie dans ses quatre phases que par les nuances d'égoïsme et de duplicité, toujours dominantes poisqureiles sont les pivots de mécanique civilisée.

La chimie fixe et Tart nautique sont caraetères d'apogée : sur ces deux branches de connaissances reposent la perfection de Tindustrie et la rapidité des communications.

Dés que la période civilisée est pourvue de ces deux leviers, etie est mûre pour passer en sixième période, et tout délai lui devient préjudiciable , puisqu'il enjgendre les quatre cairactères .de vibration descendante. Dans ce cas les trophées scientifiques deviennent un mal plutôt qu'on bien. Le parti qui ne veut pas qu'on apprenne à lire au peuple , n'est pas le moins clairvoyant en politique civilisée : je suis loin d'adopter son opinion , mais eHe a on côté plausible. Il est certain que la science devientabusive et dangereuse pour les civilisés, dès qu'ils entrent en troisième phase. Une fois pourvue des deux caractères d'apogée, cette période est un fruit m(^r qui ne peul que décliner. ÀinsiJe progrès des connaissances est très-désirable pour la Civilisation , comme la parfaite maturité est trèsnécessaire dans un fruit; mais dès qu'il est à ce point , il faut le mettre è Teviploi.

PREXIÊRfe PARME. ITMIGE II.

Or, quel est V^mfkn ée la CîyiK»ftti oii «m éobeHe de uiOtveAieiH (3S)? C'esit d'acketniiier^ ia ^^ «période ^on Gaitmtisme. Dèsija'elle^Hi a acquis lottB les moyens » elle doit échapper h eRe^tnème , troof er ime îssiie (i4S) el entrer en Garantisme. Si elle diffère » ses sciences «leaoHl peur elle qn'im fardeed nuisible ; tMe einbiasee plus qcf^le'ne petft potier.

Et pour preo?e, ne tofons-noos pas que l'art nantie que , fefitis beau Irophèe de l'kidiiaifie hu tniMw , a déjà engetidr6 les deto caractères deir^émepliase) 4;s|M»ft fneretmHh, monopole inmdëire, ^t a^res Garnîtes ^i ne pourraient pas avoir 4ieu en sixième période^ L'ieoccèa de nos'eennaissanees d de noire Jindostrie nms ecfl détenu fuirieste, comme la nourriture la|>liis saine incemmode celui qui en prend outre mesure : el e'etft ^outiBpasser la mesure , que de r^^er êMHêd$ ^qoànd hooê sommes pourvus des leviers de suiième^période. Parvenus & ce degré que j'ai nommé au taUeau» apogée ie tieUh iation 9 nous sommes compsn^abies an ver à 'seie qui » M» fois chargé de matière , a besoki de changer de nature , monter sur une bruyère ^passer à l'élat de chrysalide.

Ttous étions arrivés è cette maturité industrielle dès le milieu du iS^^. siècle ; nous possédions* les deux earae* tères d'apogée : il «àt follu ^ns délai dèoonynr une issue de Civilisation.

Ce secours du génie nous a manqué, el nos connaissanoes nous sont devenues plus funestes qu'utiles ; «He» n'ont produit que des germes d'orages sociaux et dedépravation poliliqueet morale : j>ref , nous avonsparooura en plein la troisième phase >oudèclin , et nous4)ourons à la quatrième ou caducité de Civilisation .

Dans toute période sociale , chacune des quatre phases

310 PROI^GOMÈNES.

a soD point de plénitude ou d'apogée » comme la période entière a le sien. IL est évident que la troisième phase de Civilisation est au delà du plein, puisque nous voyons la pleine donttnançe des deux caractères dont elle .se compose.

Remarquons que, dans les trois phases de Civilisation déjà parcourues, la Philosophie ne coopéra jamais aux progrès sociaux dont elle s'arroge le médiocre honneur : elle fat toujours passive à l'égard du mouvement social ; j'en ai déjà donné quelques indices que je rassemble.

i^^. Phase. Elle arrive au plein par les concessions de droits civils à l'épouse. C'est de quoi les anciens sophistes, comme Confutzèe ou ceux de l'Egypte et de l'Indostan, ne s'inquiétèrent jamais : ils ne manifestèrent pas même l'intention d'améliorer le sort des femmes. Les dames anciennes avaient encore moins de liberté que les^ nôtres; elles ne partageaient point les divers droits amoureux, tel que celui de répudiation , et les moralistes étaient indifférents, comme aujourd'hui, à leur bien-être.

3fi. Phase. La Civilisation y entra par l'adoucissement de l'esclavage. Cette amélioration (tableau 207) fuiTefiTet de la féodalité nobiliaire, qui fournit aux cultivateurs des moyens d'affranchissement collectif $t progressif . En attachant les serfs à la glèbe et non à l'individu, elle fait tourner à leur avantage les faiblesses de chaque seigneur; et la communauté pouvant obtenir telle concession de l'avarice du père, telle autre de la bienfaisance du Gis, s'élève pas à pas à la liberté. C'est un procédé dont les anciens philosophes n'avaient encore aucune idée.

3®. Phase. Elle sjest développée par l'influence de la politique commerciale , née des monopoles coloniaux. Cette influence n'avait point été prévue parles Pbiloso-

PREMIÈRE PART». KOTIGE n. fil

phes, et ils n^oni inyenté aâciSD moyen de la balancer, ni même de Tattaquer dans sa branche, la plus yexatoîre, qui est le monopole insulaire. Ils ne se sont enjlremis dans la politique commerciale , que pour en prôner les yices au lieu de les combattre, ainsi que je le démontrerai plus loin.

4®. Phase. La Civilisation y tendait par l'infloence des maitrises en nombre ficce, qui, à Tabri d'un privilège, excluent les prétendants les mieux fondés, et ferment Faecés conditionnel au travail. De telles compagnies recèlent le germe d'une vaste coalition féodale, qui envahirait bientôt tout lé système industriel et financier, et donnerait naissance à la féodalité commerciale. C'est ce que les Philosophes étaient loin de prévoir ; et tandis qu'ils sont tout infatués de l'esprit mercantile dont ils ont si peu prévu l'influence, déjà se préparent des événements qui changeraient cette politique, et nous feraient dégrader en 4®. phase de Civilisation.

Mais ces sophistes ne s'attachent pas à prévoir les orages futurs ; ils ne voient le mouvement social qu'en sens rétrograde, et ne s'occupent que du passé et du présent. Aujourd'hui que l'esprit mercantile est dominant, ils décideront, selon leur usage, que Tétai actuel des choses est le perfectionnement de la raison. Us se bornèlront à pérorer sur ce qu'ils voient; sans présumer que l'ordre civilisé puisse prendre de nouvelles formes.

Et lorsque la Civilisation arriverait dans la suite à sa 4^. phase , lorsque la féodalité commerciale serait pleinement établie , on verrait les Philosophes intervenir après coup, pour former à ce sujet une nouvelle coterie de controverse; on les verrait prôner les vices de 4®. phase, et vendre des torrents de volumes sur ce nouvel ordre, dans lequel ils plaoeraient encore le perfectionnement de la

pérfimAitité y leoniDe ik ie placeai «ojourd*biii dams T^gprit tneroanitUe.

Où fmi , d'apfès ce Ubleao , deinaiider aux prèsonj^ Utenx^ê qu'ik pensent mainteDani de leur prèoi|Hlatàoii eri^Qèe à la nnèdiante ({93}. A les en croire» il faat passer att traité des Séries passioDaelles , sans leçons préparatoires : mais avant de s'engager en pays inDonmi , ne AtA-il pas connaître le pays où i'dii se trrave, et les ressoorees ifBton en peut tirer pow s'avancer pins loin ? ne contient-il pas d'analyser d'abord Us vioes de la Civilisation? (c'est ce que j'ai (ait josqa'è présent^) puis ses ctt'actéres génériques et spécianx? (e'osi snr quoi je prélude dans ee cbapitre.) Ne faat-^il pas se con?aincre qu'elle n'est connue » ni des intrigants littéraires qm la raMent pour se dispenser de trourer miew» ni des dopes qui l'admirent en théorie , sans observer que ces belles théories sont démenties pia* la pratique» par la permanence 4es 9 fléauK (Si ) » eit l'absence des 9 biens ( SS) ?

6'nilleurs» pour se déposer à juger des degrés d'Harmonie sociétaire sur lesquels on peut c^er, et des phases de l'une et l'autre harmoiiie (sia»pte et conQiosée, dont chacune a quatre phases comme la Civilîsation)» ne doisje pas eiercer d'abord les élèfes sorles phases de l'ordre civilisé , dont il leur est facile de (Mrela distinction ?

CTest de quoi t^ {nîbliciste n'a soDf é à s'occuper. On ne connaît ni les éléments (ou pivots radicaoi), ni la marche, ni les caractères de Civilisation indiqués au tableau SOT, qui pourrait fournir la matière d'un gcos vdume analytique pour les trois phases parcoomest et H/nihetique pour la 4*. phase qui reste A parcourir;

Si je disais aux pi^somplueux qui se croient asses préparés : construisez la 4«. phase 4e Civflisaiion; indiquai

PRBmËU riit», V^IGEII. SIS

menton ses rèaiikiils dana toutes les branehes du 9j$ièvm seieial ; elKtciio deees Qoyiceftrestetail e^ ; 9ii««&QeMi9^ décrire une €ii9isaiioit de 4^. phase^ £t des Doviees qui ne savenl pas coostroire un qiiart de la, pérMe ia ptas connae , ou période dtiiisèe , ireulent qu'on les initie d'eœblèe au traité de THarnionie, sans in^tr^ctkHifi éié^ mcaoÉaires! singulier pays que cette France » où tout écor Ker f eut en savoir plus que le maître ! J'ai rencontré beaucoup de geus qui voulaient m'enseîgner ce que c'é«* tait que FAssoeiaiion , et à qui j'étais obligé de répondre ; « Que ne vous cbargez^voi^ de publier le traité» puisque > vous eu savez plus que moi sur cette matière ! »

Ignorants sur le eadre général du mouvement civilisé , ils le sont de même sur chacune des pbases;. ils ne sauraient pas distinguer la 3®. aujourd'hui régnante» de la 3^. qu on vient de quitter depuis un si^e. Interrc^ez-les sur Ift5^. phase et ses subdivisions; et d'abor4 sur les caractères du commerce que je vais analyser au chapitra suivant ; puis sur les degrés du monopole maritime.

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