Composé intégral, j
Jls ne sauront répondre mot sur toutes ces questions qu'aucun d'entre eux n'a abordées. Que penser , après cela, die leur prétention ^ régler l'ense^nement de l'Efar* monîe, quand ils ne savent pas même analyser génériquément et spécialement les oaractéres de la 3®. phas^ de Civilisation où ils se trouvent embourbés ?
Nous disserterons, quand il en sera t^onps, sur ce tableau et sur les caractères spéciaux de chaque phase. Il
fil4 k^ftOLÉGOllÈNES. '
est évident ({ne la Civilisation tend à la 4^. Son fatras de théories commerciales dénote une caducité imminente , une chute prochaine en féodalité mercantile ou ferme générale du commerce , fédération des publicains avec la caste nobiKaii'e , et partage légal de prérogatives entre ces deux castes déjà liguées de fait.
Lorsqu'on voit la Civilisation s'enorgueillir de cette décadence » de cette chute en phase caduque , on peut la comparer à une femme qui vanterait ses appas de 60 ans; chacun lui répondrait : vous valiez mieux à 30. II en est de même de la Civilisation qui se détériore en croyant se perfectionner, et qui ne trouverait' bientôt dans ses progrés industriels qu'une nouvelle source de commotions et de turpitudes politiques. Le commerce y tend à un partage de puissance avec les gouvernements , dont les opé». rations sont déjà soumises à la sanction ei au veto des agioteurs. Les rêveurs d'équilibre ont cru voir dans cette monstruosité un contre-poids politique, ce n'est qu'une collusion contre l'agriculture. Les ligues d'empiétement ne sont pas des contre-poids sociaux; les contre-poids doivent être véridiques et d'action double ou composée , comme la monnaie, où l'influence composée du change et de l'orfèvrerie oblige le ministère à soutenir les titres de fin, sauf le seigneuriage convenu.
On ne trouve pas cet équilibre dans le commerce : il . n'est, au contraire, qu'un abîme de fourberie, de rapines et d'anarchie ; un Minotaure industriel qu'il faudrait contenir par des contre-poids. Au lieu d'aviser à y porter remède , notre siècle s'est engoué de toutes ses infamies, sous prétexte qu'il faut du commerce.
Il en faudra dix fois plus dès le début de l'Association , où le produit sera triple et la masse des ventes décuple ,
PREMIÈRE PÀRtiE. NOTICE II. SIS
parce que le besoiri des prodoctioDs extérieures s'étendra à toute la classe populaire dans les diverses zones. Mais quel que soit Tessor du mécanisme conmiercial , il ne doit pas s'exercer en mode mensonger.
Précisons bien la thèse : le Commerce mensonger est un fonctionnaire qui produit un et griyéle dix , par l'effet des yices indiqués au chapitre 9®. suivant. C'est un valet dont le service produit cent écus, ei dont les voleries enlèvent mille écus.
Son premier larcin est d'employer cent agents iA oCi il suffirait de dix en mode véridique. C'est neutraliser quatre-vingt-dix individus par un travail parasite, cam^ paratioement au régime de vérité sociétaire. «
Cette hypothèse de mode véridique était le problème à résoudre. On devait donc astreindre les scieqces à une perquisition forcée sur le mode commercial véridique.
Et sans qu'il fût besoin de recourir à cette sommation, l'honneur ne Taisait-il pas une loi aux savants de dénoncer le commerce » qu'il faut éviter de confondre avec les manufactures ? ne devait-OQ pas proposer pontre ses vices , des correctifs dont la seule recherche aurait amené de très-heureux résultats ?
Conformément au 4®. principe des Philosophes, procéder par analyse et synthèse, la science dite Economisme devait donner une analyse exacte des caractères du c6mn)erce; elle ne l'a sans doute pas osé, carie tableau (ai 8) n'eût pas été flatteur pour le veau d'or; c'est une omission que je réparerai dans cet ouvrage ; et comme rien n'est plus important que de désabuser l'administration , l'agriculture et les manufactures , des sophismes (jui excusent toutes les extorsions mercantiles, je vais, dans le chap. 9®., préluder à cette analyse du commerce.
SI9 >«oi469iftaRc.
CHAPFriU& 1%.
Prélude à Panalyse du Commerce simple. Tableau de set Caractére&.
Un «riiiqoe loogilem^ fiii^eiBi par ses và^im feuilW^ Ions, Creoffroy,. n^ hawrds m jour ft parler coipiaeoîe, ^ élâil tu pw iiHrus «f^pareUlô inati^pet at r^¥Quaît Iw^ même. Il prit pour thèse une yérité biçQ. ipcootestahle ai «acoaniie de tau» lea aaarabands: il prétendit que le coiiimarce èkéi Tart da vendre m francs ci^ qni eu coûta ifoift. Tout praUcien coipqiiercial avouera qu^ cet, art compose à l\A seiil la moiM^ d^ la 9c^qc& iQi^j:i;aaitt|e ; TaulfTe moitié consiste daivs l'art d'acheter pour trois franca ce qui en vaut 8Î:i^, ç'eat*4-dire que le géoia copotmerml aat composé et non pas sip^pb : i( e^t formé 4a deux élémeiita» Tart de la venie et Fart de PaïQhat : calui qui f éitaH ces talents, est p«r excellence le hagnus A^oijuo» haiih garçon , iatme tét$ , an termes techniques.
Cteoffroy , aÎQftpMste comme toijis les beam: eaprijLa /civilises» oublia de*dua/M#r son principe ^.da Fènoncef* en direct et inverse : il n'avait pa^ moins ppsé we thèse iocontostoble.
Sur ce* les aotagonâstes (uiomèrent contre Qeo^Qf qni oolrageait l'arcbe sainte» |^ taçti^ imrcanÇile. Ce débat eut on résultai digne de li) justice hujnaine : puconr daoïna Geoffroy qui aviât raiao», et Fon exalhi ses advar« «aires qui déraisonnaient. L'hypercritiqua se tint pour battu, et par forme de divarsio» Gi^i par intenter une qneralle aux vieilles femmes.
la ramarquai daaa les journaux opposants une kyriel(e d'arpcurs dont je regrette de n'avoir pas gardé noie, jyi