XXIV DU LIBRE ARBITRE
tion, oracle de Dieu, ses opinions sacrilèges décèlent un dépit caché d'avoir manqué les voies de la nature et le plan de ses prétendus mystères.
Aujourd' hui qu'il est découvert et que les contesde voiles d'airain vont prendre place parmi les contes d'enfants , n'hésitons pas un instant à nous isoler des deux sciences qui nous ont dérobé trois mille ans le secret des lois de la nature et du bonheur social. Sur quelque autre point qu'on veuille les scruter, on les trouvera, comme dans la question du Libre Arbitre , toujours engagées dans les deux excès sans vouloir se rapprocher ni de la raison ni de la Divinité. Avec un peu de réflexion et en consultant cette analogie qu'ils recommandent sans cesse, ils auraient reconnu que c'est notre petitesse même qui nous garantit plus de contact avec la Divinité que n'en ont les créatures d'ordre supérieur, les planètes, les tourbillons, les univers.
Cette théorie de l'infiniment petit n'a jamais été traitée en sens concret ou composé , du matériel et du passionnel. Les physiciens et les géomètres en ont parlé, les uns abstractivement , les autres simplement sans l'étendre au delà des emplois matériels; mais en l'appliquant au passionnel et aux destinées générales, elle devient pour l'homme un palladium de grandeur prochaine , un véhicule vraiment digne d'exalter son génie , dissiper ses défiances de bonheur et le remplir des plus hautes espérances. Une planète infiniment supérieure à nous en intelligence, n'a pas comme nous le gage de suprématie fondée sur le titre d'échelon ultérieur et infiniment petit harmonique, réservé par sa ténuité même à partager avec Dieu l'initiative des plus immenses mouvements de l'univers.