‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 133 sur 201 · LIV DU LIBRE ARBITRE · texte numérisé non relu

LIV DU LIBRE ARBITRE

de comprimer l'Attraction qu'elle a créée, et voulant que l'homme se ligue avec Dieu pour opprimer cette impulsion dont Dieu protège l'essor chez les autres créatures. Supposer à Dieu ces vues insensées dans sa régie du Mouvement social, n'est-ce pas être en pleine scission avec lui?

Et si l'on considère que ces deux méthodes anti-unitaires n'aboutissent qu'à entretenir les 7 fléaux (Indigence, Fourberie, Oppression, Carnage, Intempéries outrées, Maladies provoquées, Cercle Yicieux), et nous priver en iout point du Libre Arbitre, quel sens faut-il attacher aux verbiages d'Unité dont s'affublent les deux sciences, et comment douter que dans une théorie d'Unité réelle, il ne faille s'isoler de ces deux sentiers d'erreurs, et spéculer sur le Libre Arbitre comme sur tous les ressorts du Mouvement passionnel, en emploi composé convergent des deux éléments, l'Attraction et la Raison?

Quelle réplique opposer à ce principe , maintenant que la découverte du calcul synthétique de l'Attraction démontre qu'il ne peut exister hors des Séries passionnelles ni règne de la Raison, ni essor de l'impulsion divine ou Attraction, ni Libre Arbitre de l'homme, ni Unité de l'homme avec Dieu et le système de l'Univers!

Du reste, à quoi bon s'appesantir sur ces prétentions de Libre Arbitre dans notre Civilisation, où l'homme n'a pas la liberté de manger quand il souffre de la faim et qu'il je voit entouré d'une affluence de comestibles étalés pour la provoquer? Un dogme qui se rit à ce point de l'évidence mérite-t-il les honneurs de la réfutation? Et qu'y avait-il à dire jusqu'à présent sur le Libre Arbitre , sinon de s'étonner de la contradiction apparente de Dieu, qui, accordant ce bienfait aux astres et aux insectes, le refuse

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