‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 132 sur 201 · DU LIBRE ARBITRE. LUI · texte numérisé non relu

DU LIBRE ARBITRE. LUI

l'une et de l'autre , en les armant l'une contre l'autre : effet nécessaire du Mouvement simple, qui, appliqué à l'homme, produit toujours la duplicité d'action, parce que les ressorts élémentaires des passions humaines étant composés en tout sens , dès qu'on veut n'en faire jouer qu'un seul à l'exclusion de l'autre, on établit le conflit de tous deux ; et c'est l'erreur perpétuelle de nos prétendus sages, toujours aheurtés à spéculer sur l'essor simple et la simple nature, qui est attribut de l'animal et non pas de l'homme.

Récapitulons. Sous le rapport de l'unité : quelle unité trouvera-t-on dans les deux méthodes simples que nous proposent la philosophie et la théologie? méthodes identiques au fond, malgré le contraste de moyens : car elles ne sont, sous diverses formes, qu'une répression de celui des deux ressorts qui vient de Dieu.

La philosophie veut limiter le Libre Arbitre au ressort purement humain, à l'emploi de la Raison. C'est une scission manifeste avec Dieu : c'est l'exclure d'intervention et sans pour cela faire régner la Raison ni le Libre Arbitre, dont on ne voit aucune trace en mécanisme civilisé.

L'autre science, la théologie, met en scène des révélations divines qui nous condamnent à souffrir, par raison, des privations en ce monde. C'est mettre Dieu en scission avec lui-même, puisqu'il est créateur de l'Attraction qui nous stimule incessamment. Ce sont deux systèmes schismatiques avec Dieu : l'un repousse l'intervention divine en déclinant les droits de l'Attraction qu'il veut soumettre à la morale répressive , l'autre ne fait intervenir ia Divinité qu'en sens absurde et outrageant pour elle : car il la suppose armée contre son propre ouvrage, s'efforçant i. C

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