AVIS AUX JOURNALISTES
La fondation sociétaire en bas degré , G. G. A., est un rôle qui convient tout à point aux directeurs de joumaus Ils ont, par leurs feuilles, un m¥ d'ébruiter la découverte, s'établir chefs et gérants de l'entreprise, former le noyau de la compagnie.
Les journaux royalistes parlent d'affecter 500 millions à l'indemnité des émigrés, des ecclésiastiques et des héritiers; ce serait tout juste le dixième de ce qui leur est dû, y compris le revenu des domaines possédés et des fonctions exercées à l'époque d'émigration. Le seul moyen de les payer est le triple produit de l'Association,
Quant aux journalistes libéraux , veulent-ils, de bonne foi, sauver leurs amis de France , en obtenant un sursis aux destitutions , sauver leurs amis de la Péninsule, qui, pendant dix ans, peupleraient les cachots d'Espagne et les bagnes d'Afrique, et n'obtiendraient que des amnisties simulées? Veulent-ils sauver les Grecs prêts à succomber sous les masses qui reviennent de l'armée de Perse f
Qu'ils proposent le G. G. A. de 5e. degré, capital 5 millions en 5,000 actions. Les preneurs seront les libéraux de tous les pays, fatigués de leur défaite, et désireux d'un changement de scène politique.
La fondation du G. C. A. mettra tous les esprits en émoi sur la prochaine clôture de la civilisation. Chacun dévorera les détails sur V opération : l'impatience et la curiosité tripleront le nombre des lecteurs de journaux ; il décuplera, par immensité de nouvelles, après V épreuve consommée en deux mois d'exercice, et le passage du monde social au régime sociétaire.
En sens commercial, vous êtes menacés, journalistes, par la septennalité, véritable opium politique. En assoupissant les querelles de parti, elle réduirait à moitié vos