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Le traité du libre arbitre de Dieu

— Enfin, le théorème de Métempsycose composée ( II, 252), à établir en type géométrique sur la loi des carrés de temps périodiques, proportionnels aux cubes des distances.

Lorsque j'aurai donné la théorie de l'immortalité avec ce cortège de preuves, on pourra juger si elle est juste ou fausse; et sans trop me flatter, je puis augurer qu'on me remerciera d'avoir fourni, sur cette obscure question, une conviction si pleine, que les athées et matérialistes dont fourmille notre siècle feront abjuration authentique.

Mais cette branche transcendante du mouvement est renvoyée au 8e. tome : l'objet urgent est de s'occuper des affaires de ce monde, et par cette raison je n'ai donné sur l'immortalité de l'âme qu'une bluette d'annonce et non de preuve, un argument limité à 56 pages (II, 252 et 501), sur lesquelles on ne peut porter aucun jugement. Il faut attendre le traité, et se borner à examiner si, dans ce programme du sujet , j'ai su analyser les désirs existants à cet égard, et éveiller la curiosité sur le problème

le plus abandonné, parce que l'impéritie moderne, retranchée derrière ses voiles d'airain, nous le donnait pour impénétrable. J'y reviendrai au 3e. chapitre.

Quant aux sujets que j'ai traités à fond, comme la théorie d'Association , je puis accuser, sinon de malignité, au moins d'extrême inconséquence, les personnes qui voient dans ces calculs des abus d'imagination. Ce ne sera pas moi qu'on prendra en défaut de raisonnements. Si mes critiques, moins aigris par l'amour-propre philosophique, avaient pris la peine de peser mes théories sur l'attraction, entre autres

la notice en abstrait (II , 239 à 301 ) -, la notice en concret (III, 337 à 402) ; ils auraient reconnu que je ne m'en écarte jamais dans l'application sociétaire conforme aux 3e. et 4e. tomes, et qu'aucune science n'est mieux à l'abri du reproche d'abus d'imagination.

Quand il serait admissible, que répondre sur l'alternative (40) où l'on voit que si les propriétés de l'attraction étaient imaginaires ou exagérées, les bénéfices de l'Association distribuée par séries contrastées n'en seraient pas moins faciles à obtenir, sauf à employer les statuts obligatoires, les engagements et contrats, précaution très-loisible à toute compagnie qui voudra faire l'essai.

5e. grief. La nomenclature néologique. C'est le grand cheval de bataille des détracteurs : ne sachant sur que! point me prendre en défaut de calculs, ils m'accusent d'un néologisme qui est néologie obligée et limitée à la nomenclature. J'en ai justifié à l'article (I, 99) auquel je renvoie. Ces néologies obligées sont bornées strictement aux mots de contre-partie, et aux définitions indispensables, comme simplisme, que je ne pouvais suppléer ni i. d

par simplicité, ni par simplesse; ou comme attractionnel, que ne peut suppléer attrayant : celui-ci désigne l'impulsion externe que donne tel objet-, l'autre désigne l'impulsion interne qui naît du ressort inhérent à l'âme. Il en est de même de passionnel et passionné : il faut dans cette nouvelle science du mouvement, des mots propres à distinguer le genre de l'espèce, distinguer l'impulsion donnée de l'impulsion reçue, et suppléer à l'insuffisance des langues modernes qui, n'ayant pas connu cette vaste branche de sciences , n'ont pas pu lui ménager des expressions convenables.

Je suis donc obligé de faire ce qu'ont fait les chimistes, créer ma nomenclature : du reste, loin d'approuver aucune branche d'anarchie scientifique , j'invoque les contrepoids, et je loue la France d'en avoir établi un sur ce qui touche aux licences de langage. Mais l'académie française est un contre-poids simple : dans son dictionnaire, elle est juge et partie; elle est donc arbitraire; et cela est si vrai, qu'elle interdit des mots, comme nominal, dont se sert tout académicien.

Des femmes qui ne savent ni grec, ni latin , comprennent bien les noms de contre-partie que j'ai adaptés à ma nomenclature; comme post-logue, opposé à prologue; post-ambule, opposé à préambule. Puis des champions grecs et latins trouvent ces mots inintelligibles, eux qui comprennent si bien les noms barbares de corioclave, ligniguise, axérasine, et tant d'autres dont on tapisse les murs de Paris, avec approbation des puissances anti-néologiques.

Je répète que je n'ai eu recours aux néologies que dans le cas d'absolue nécessité. Eh! qu'y a-t-il d'effrayant pour un siècle qui crée non seulement des mots, mais des

idiomes néologiques, et qui, appelant notre ame le moi humain; notre pensée, Vaperception de sensation de la cognition du moi humain, assure que ce nouvel idiome a répandu des torrents de lumières? C'est de quoi je ne peux pas juger, ne connaissant rien à l'idéologie : mais à coup sûr ma nomenclature ne sera jamais si barbare que le langage des idéologues ; et quant au fruit à en recueillir, je puis me flatter de donner ce qu'ils n'ont su que promettre , l étude de l'homme et de ses trois unités, avec lui-même, avec l'univers et avec Dieu (1 , 90).

Au résumé, que de faiblesse dans tous ces prétextes mis enjeu pour éluder !a question, qui, après tout, se réduit à vérifier trois points :

1°. Si j'ai communiqué ou non un procédé sociétaire neuf et plausible;

2°. Si le mécanisme indiqué, la phalange de séries contrastées, est praticable en régime libre, ou doit être étayé de pactes obligatoires;

3°. Si on peut proposer un mode préférable; ce que ne feront pas les opposants, gens féconds en déclinatoires, mais bien stériles en inventions. Je viens de juger en gros leurs arguties; analysons-les en détail; passons aux critiques recueillies dans les divers genres.

NOTE 7. Sur la distribution en séries mesurées ou composées.

Posons , sur les trois sujets , le problème en série régulière, par deux extrêmes en accord avec un terme moyen.

La plus transcendante de nos connaissances est celle de Téquilibrc planétaire , expliqué par Newton et Kepler. La plus minime de nos connaissances est celle de l'alphabet , début de tout marmot dans les études. Ce sont les deux points extrêmes de la

science, l'infiniment grand et l'infiniment petit : l'anatomie humaine figure en moyen terme.

Si l'on connaît la distribution matérielle de l'un des trois objets , on peut déterminer par analogie celle des deux autres. Or , nous connaissons la distribution des planètes: c'est (IV, 511, 512) , une série de l'ordre que j'appelle MESURÉ, "a 52 touches ou pièces , et leur pivot. ( Les 52 dents humaines et leur pivot, l'os hyoïde , sont une série de cet ordre , légèrement différenciée. )

Les planètes sont distribuées en deux gammes et quatre groupes. Même distribution doit régner parmi les races humaines et les signes de l'alphabet ; leur système est calqué sur celui du tourbillon planétaire.

L'alphabet a son pivot quadruple , rpar voyelles a , a ; ô , o, correspondant analogiquement au soleil et a l'os hyoïde. ( Le soleil est flambeau quadruple , éclairant de nord et sud , est et ouest , en projection contrastée des flammes. )

Les sous-pivots d'alphabet sont quatre voyelles doublées , ê , ai ; - é , i ; - e, eu ; - ou, u; analogues aux quatre planètes sous-pivotales , Saturne et la Terre , Herschel et Jupiter, et aux quatre dents dites canines.

Les deux gammes de touches simples en alphabet , sont 12 consonnes majeures et 12 coïncidentes mineures , comme Be, Pe; Se, Ze; Que, Gue ; elles correspondent aux 24 planètes satellitiques majeures et mineures, et aux 24 dents dites incisives et mâchelières de crue impubère.

Les transitions ou ambigus d'alphabet sont quatre sons d'espèce bâtarde , comme le nasal an , in, on; le guttural ach, ech, ich, et deux autres sortes de sons, le tout analogue aux quatre planètes ambiguës, Vénus, Mars, Protée et Sapho, et aux quatre dents extrêmes de crue pubère.

Telle est la distribution naturelle , sujet du prix de Volney , et dont l'académie des inscriptions a désespéré au moment du succès.

Le classement est le même pour les races humaines. On ne concevrait jamais rien à leur distribution , tant qu'on n'observerait pas l'ordre analogique. Je n'ai trouvé aucun tableau d'après lequel

on pût procéder a ce classement des races ; je le ferais rapidement si j'avais une description exacte de toutes. J'en ai des aperçus , et diverses races ont déjà leur place très-fixe, entre autres les quatre de transition ou ambigu , dont le Lapon fait partie ; mais l'ensemble du classement étant très-incomplet, ce n'est pas un travail à communiquer.

Soit dit pour faire comprendre aux détracteurs que , lorsqu'ils raillent sur la distribution de mes premiers tomes en série mesurée à 52 touches et pivots , distribution adoptée pour leçon intuitive, ils raillent la plus haute harmonie de la nature, le distributif qui leur donne la clef d'une foule de mystères sur lesquels ils ont très-honteusement échoué et échoueraient dix mille ans encore, tant qu'ils seraient bornés aux méthodes arbitraires des sophistes.

Je regrette que le défaut d'espace m'ait obligé à renvoyer la section des séries mesurées et de leurs brillants accords : je n'ai pu en donner (IV, 511) que l'annonce : mais comment cette clef de hautes harmonies , cette distribution à la fois géométrique et musicale , n'a-t-elle pas été un peu pressentie par ces philosophes , si bien avisés en principes , surtout dans celui qui assigne à l'homme le rôle de miroir de l'univers ; et si malencontreux dans l'emploi de ces mêmes principes (II, 129), dont ils n'ont jamais su faire ni tenter aucune application régulière?

Aussi ne sauraient-ils faire un pas en exploration des mystères delà nature. Ayant manqué l'alphabet naturel, ils ont du manquer d'autant mieux les voies de découverte du langage naturel vocal , et du langage de geste qui a de même ses règles très -fixes dont il sera aisé de donner connaissance. C'est le cas de redire aux zoïles qu'ils feraient beaucoup mieux , pour leur intérêt , d'accélérer la publication des 7 volumes inédits , que de déprimer les deux premiers dont ils ne peuvent pas réfuter un seul calcul.

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