OBSERVATION
[Est-on fondé quand on reproche à ce Prospectus une teinte cynique dans les détails qui touchent à l'Amour? Cette critique n'est juste qu'abstractivement ; elle est fausse relativement, je le prouve.
Eu 1807, mes progrès dans la Théorie d'Harmonie ne s'étendaient guère qu'aux relations d'Amour sensuel qui, étant les plus faciles à calculer, devaient être l'objet des premières études. Ce n'est que depuis 1817 que je tiens la Théorie des Céladonies harmoniennes en simple et en puissanciel, Théorie qui figurera avantageusement dans le Traité et qui renverra à l'école nos champions sentimentaux, nos troubadours et bergers duLignon. Ils seront convaincus de n'être que des cyniques travestis; il en sera de même de nos Paméla et fausses Agnès, tant de la ville que des innocentes campagnes, qui l'emportent sur la ville en hypocrisie san^ lui céder en cynisme.
C'est ici le cas de répéter avec La Fontaine que
Petit poisson deviendra grand, Pourtu que Dieu lui prête vie,
et qu'on ne doit pas s'étonner si dans cette annonce éciite dans la hui-
îième année d'invention, je n'ai envisagé, des amours d'Harmonie, que la partie sensuelle, très incomplète encore.
Une science nouvelle ne peut grandir que par degrés et se ressent longtemps de l'impulsion générale. Entouré de Civilisés qui sont tous des cyniques (ou peu s'en faut), j'ai dû, en abordant les amours d'Harmonie, m'arrêter d'abord à la branche des relations sensuelles, qui offre déjà un vaste champ aux calculs. Ensuite est venue la branche céladonique ou sentimentale, bien plus difficile à débrouiller : tout cela ne pouvait pas marcher de front, et j'ai dû, en 1807, traiter des relations d'Amour sensuel d'Harmonie, les seules dont le cadre fût entrevu à celle époque.
Les études en Sentimental ou Céladonique n'ayant pu commencer qu'après les découvertes de 1814, il faudra se rappeler, dans tous les chapitres du Prospectus qui traitent d'Amour, que je n'y dois que des aperçus du genre sensuel, puisque le calcul, en 1S07, n'avait pas pu aller plus loin. Il en sera tout autrement dans le Traité de 1821.
Les mathématiques sont, comme l'Amour, composées de deux branches, la matérielle ou géométrie, et la spirituelle ou algèbre. L'une est le corps, l'autre est l'esprit de la science. Au temps d'Euclide on ne connaissait que la partie matérielle ou géométrie. Était-on coupable pour ne rien dire de l'algèbre encore inconnue? Est-il sensé d'exiger que l'arbre donne en un même jour et la fleur et le fruit, et de reprocher à ma science la marche progressive qu'ont suivie toutes les connaissances humaines?]
[Ci\ (ilisation) raison de haïr indépendance) des ïem[mes) ; car sans contre-poids produit TJ2Z2> . Sed non calcul avec contre-poids; indenon vanter indépendance) actuelle; contra, sérails préférables) ]. (')
(l) Cette seconde note est écrite à la suite du cinquième alinéa de le page 110 ci-contre, en marge.
SUR LE MÉNAGE PROGaESSIF DE LA 7e PÉRIODE,
ET SUR LES ENNUrS DES DEUX SKXES