‹ Œuvres complètes (volume 4)Chapitre 33 sur 98 · Les Géants australs, comme Patagons, etc · texte numérisé non relu

Les Géants australs, comme Patagons, etc

3. Les Albinos natifs, comme lîédas de Ceylan et Daritns d'Amérique;

Vénus et Mars font tirs neutres qui ne peuvent pas, non plus que 1s terre, se conjuguer en satellites sur une cardinale.

Des calculs postérieurs, appuyés de preuves diverses, dénotent qu'une colonne de cetu trois planètes est <n marche pour se réunir à notre tourbillon, l'élever de troisième puissance en quatrième, opérer sa concentration et par suite celle de notre univers qui. vu son extrême jeunesse, avait dû différer jusqu'à présent cette opération ; niais la dissolution rapide de la Voie Lactée, observée tout récemment par M. Ilerschel, ne laisse aucun doute sur la proximité de cet événement. Le secours est demandé depuis i,8oo ans, époque où le soleil périclita grièvement.

On peut assurer que la colonne de secours a déjà franchi plus des 3/4 du désert intérieur ; on verra au Traité pourquoi elle n'est pas visible pour nous. Elle est conduite par deux prosolaircs a réflecteur mat: elle amène trois remplaçants d'Dranus, Jupiter et Saturne. Ce dernier, à l'arrivée de la colonne, sera piomu en grade et exalté au prosolariat de notre tourbillon, lequel prendra le troisième rang parmi les quatre. Jupiter obtiendra le même avancement, mais pour passer à la régie du deuxième tourbillon, qui ne sera pas le nôlre. Les proso laircs pavoisent de cristallin nuancé visible en plein jour; en cas de voyage, elles pavoisent en mat. Heisebel sera promu au grnd-; de ntbuicuM', régissant une octave bimple et le coips de réserve : cela sera démontré au Traité.]

Les trois espèces à figure droite, convexe et concave, avaient été placées sous la zone tempérée boréale, par les 30 à 35 degrés

4. Les Nègres natifs, qui sont ceux de Guinée, à figure écrasée. Il exista des Albinos et des Nègres de création, quoique l'espèce humaine ait la faculté d'en produire elle-même. Parmi ces quatre races hétérogènes, les Albinos furent la seule commune aux deux continents.

Ces quatre races sonl fort différentes du grand nombre; les douze autres se rapprochent, à peu de chose près , d'un type commun ; on peut les nommer races homogènes.

La détermination régulière de leurs différences originaires est un calcul de Mouvement organique dont je ne traiterai pas ici; je veux seulement reprocher la timidité qu'on a portée dans ce débat. On voit encore des savants discuter comment l'Amérique a pu se peupler: il semble que Dieu n'ait pas eu le pouvoir de créer en Amérique comme en Europe ; et parce qu'on trouve des disparates, comme celle des Eskimaux très barbus avec d'autres naturels qui sont imberbes, on en conclut que les Eskimaux sont venus de l'ancien continent dont ils sont voisins. C'est une erreur; les Eskimaux sont d'origine primitive comme beaucoup d'autres, et il n'y a aucun effet de hasard dans ces différences de peuples.

Les douze races homogènes furent réparties en deux lots, sept sur l'ancien continent, et cinq en Amérique ; et si parmi ces dernières on voit les unes privées de barbe, tandis que leurs voisins en sont couverts, il n'y a là rien d'étonnant; les seize races durent offrir des différences que la Théorie du Mouvement indiquera, et qu'on retrouve encore très distinctes par toute la terre.

Malgré les invasions, malgré les enlèvements de femmes et d'esclaves, et les mélanges qui en sont résultés, les formes des figures se sont conservées, et rien n'a pu détruire les types originaires ; la mode même n'a presque aucune influence pour opérer ces changements, et nos physionomies sont encore semblables à celles des nations aïeules dont les portraits nous sont transmis depuis trois mille ans. Il ne faut donc pas attribuer au hasard ni aux révolutions ces différences de races; et l'on doit y voir, comme dans toutes les variétés de la création, l'effet d'une Théorie distributive dont nous n'avions pas encore acquis l'intelligence. Nous la trouverons dans les lois du Mouvement organique.

J'en demande pardon aux fabulistes qui font sortir le genre humain d'une même souche; il faut être bien ennemi de l'évidence pour croire que les figures convexes du Sénégal et les concaves de la Chine, que les Kalmoucks, les Européens, les Patagons et les Lapons, soient des rejetons d'un même aibre. Dieu établit dans tous les genres de ses produc-

(je ne parle que de l'ancien continent). Ce fut dans ces latitudes qu'on put organiser la société primitive, les Séries confuses. Cet Ordre social ne put durer qu'environ trois siècles; j'ai prévenu ïe lecteur que je n'en donnerais connaissance qu'en parlant de la huitième Période, où s'organise un genre de Séries bien plus intéressant que les primitives dont il est ici question.

Ces premiers hommes sortirent heureux des mains de Dieu, puisqu'ils purent organiser une société à Séries, et toutes les sociétés de ce genre sont plus ou moins heureuses en ce qu'elles permettent le développement des passions.

La plupart des bêtes féroces et des reptiles avaient été créés vers Péquateur-, d'autres, comme les loups, dans des " latitudes supérieures "; et, avant de s'être répandus vers les 30 à 35 degrés, ces bêtes ne fatiguaient point les races d'hommes qui y étaient placées: c'étaient les races à figure droite, convexe et concave (*); elles trouvaient en abondance les meilleurs animaux et végétaux de la création ; elles en avaient même qui nous sont inconnus, tels que le mammouth, dont on retrouve les ossements, et qui, dépourvu de toute arme défensive, dut périr avec la société primitive, à laquelle il rendait les plus grands services.

Ces trois (2) races, dans leur origine, n'avaient aucune organisation sociale; ce ne fut pas l'instinct seul qui leur suggéra de se former en Séries, elles y furent excitées par cinq (^circonstances qui n'existent plus parmi nous :

1° Vabsence de préjugés, et par conséquent la liberté amoureuse qui est inadmissible dans les sociétés d'ordre incohérent, où l'on s'organise en familles ou ménages isolés.

2° La rareté numérique des habitants. De là résultait une surabondance de troupeaux, fruits, poissons, gibier, etc. Dieu avait

tions des nuances distinguées en Séries ascendante et descendante , et pourquoi se serait-il écarté, en créant l'espèce humaine, d'un ordre qu'il suit dans toutes les œuvres créées, depuis les astres jusqu'aux insectes?

( t et 2) Ces mots : les races à figure droite, convexe et concave, et le mot trois, sont effacés dans un des Exemplaires annotés.

(3) Un des Exemplaires annotés indique abréviativement trois autres circonstances :

[6 Absence de rival (t /es) nation(ntes) antérieures) ;

7 Ignor(ance) de fam(i//e) ;

8 Unité amour(euse) ;] (8 est réuni à 1° par un signe de renvoi.)

placé les groupes des premiers hommes à de grandes distances les uns des autres ; il fallait bien du temps avant qu'ils devinssent nombreux au point de distinguer leurs terres.

3° Vabsence des signes représentatifs de la richesse. On n'avait aucune habileté dans les arts mécaniques, et l'on manquait des objets précieux qui ont une valeur fixe, comme les armes et ornements des sauvages; on avait au contraire des subsistances et richesses périssables en grande abondance, et la difficulté de les accumuler suggérait l'idée des compensations anticipées qui favorisaient " les relations" des Séries.

4° Vabsence des bétes féroces. Leur éloignement contribuait a entretenir dans les mœurs la plus grande douceur, à prévenir les inventions meurtrières et l'esprit belliqueux, à conserver les animaux perdus depuis, comme le mammouth.

5° La beauté des êtres dans leur origine. C'est une grande erreur de croire que les animaux et les plantes, à l'époque de la création, aient été tels que nous les voyons dans l'état sauvage. L'aurochs et le mouflon ne sont point les souches, mais les dégénérations du bœuf et du mouton. Les troupeaux créés par Dieu étaient supérieurs aux plus beaux bœufs de Suisse , aux plus beaux moutons d'Espagne ; il en était de même des fleurs et des fruits. « Tout « était bien sortant des mains de l'Auteur des choses, » dit J.-J. Rousseau. C'est une vérité qu'il a hasardée sans démonstration, et qu'il affaiblit dès la ligne suivante en ajoutant : « Tout « dégénéra entre les mains de l'homme. » Ce ne fut pas l'homme qui dégrada les animaux et végétaux au point où nous les voyons dans l'état sauvage et domestique; ce fut l'incohérence qui, en désorganisant l'Ordre des Séries, dégrada les productions, et même l'homme, dont la taille (*) originaire était 74 pouces 2 tiers, ou 6 pieds 2 pouces 2 tiers de Paris, pour la race à figure droite. Alors cette race atteignait facilement à Page de cent vingt-huit ans (huit fois seize). Toutes les productions jouissaient de la même vigueur, et les roses de la création étaient plus belles que celles de nos parterres. Cette perfection générale se maintint pendant toute la durée de la première Période sociale, qui s'organisa par le concours des cinq circonstances que je viens de citer.

La paix y régna, non pas à cause du bien-être général, mais à

(l) En marge d'un des Exemplaires annotés il y a ceci : [Harm. 84.]— Ce qui signifie que la taille harmonique ordinaire doit être de 84 pouce».

cause d'une propriété inhérente aux Séries : c'est de développai et engrener méthodiquement les passions qui, hors des Séries progressives, s'entrechoquent et produisent la guerre et les discordes de toute espèce.

Il faut se garder de croire qu'il ait régné aucune égalité, aucune communauté dans cet Ordre primitif. J'ai dit que toutes ces chimères philosophiques sont incompatibles avec les Séries progressives, qui exigent au contraire une gradation d'inégalités. Cette gradation put s'établir dans l'origine, malgré qu'on n'eût pas l'usage de l'écriture pour constater et démêler les intérêts de chaque sociétaire. J'expliquerai par quelle méthode on parvint à classer et satisfaire les prétentions diverses.

Les passions étaient alors plus violentes qu'elles ne sont aujourd'hui. Les hommes n'avaient rien de cette simplicité pastorale qui n'exista jamais que dans les écrits des poètes. Ils étaient fiers, sensuels, esclaves de leurs fantaisies; les femmes et les enfants en agissaient de même. Ces prétendus vices étaient les gages de la concorde, et redeviendront encore gages de la concorde sociale, aussitôt que les Séries seront reformées.

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