‹ Œuvres complètes (volume 5)Chapitre 123 sur 298 · PREMIÈRE PARTIE. PIVOT DIRECT · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. PIVOT DIRECT

uus , feront envisager en pilié la carrière amoureuse de Civilisation ; carrière dont les développements , même chez une Cléopûlre ou une Lais, ne peuvent s'élever qu'au S^. d'essor des amours d'harmonie composée (8^. période).

Encore cet essor des amours civilisés, déjà réduit à 1/8®. sur les développements , est-il réduit à 1/8®. sur ia durée moyenne, à 15 ans au lieu de 120; ce qui le borne, par réduction composée, au 04®., proportionnémentà ia carrière amoureuse d'une harmonienne.

Mêmes disgrâces pèsent, en affaires d'ambition, sur le sexe masculin. On en voit l'immense majorité se consumer en efforts d'intrigue , sans pouvoir atteindre aux emplois ni à la fortune , et tomber à la fin dans l'apathie et le dégoût de la vie.

Beaucoup de civilisés sont condamnés à l'inquiétude perpétuelle, par la pression d'une dominante engorgée ; c'est-à-dire par une passion impérieuse qu'ils ne peuvent ni ne pourront jamais contenter, faute de fortune, comme le goût des voyages, le goût des bâtiments, etc. Ce penchant qu'un homme pauvre ne saurait satisfaire, devient pour lui le vautour de Tilyus, le mal-être continu. Combien de civilisés y sont plongés , par engorgement de quelque passion dominante !

L'effet est bien plus remarquable chez ceux qui sont pressés par une dominante inconnue , comme Jules-César qui , parvenu au trône du monde , se plaint de n'y trouver que le vide ; ou comme Maintenon citée 294, et N. 296. Ceux-là sont tourmejilés par une ou plusieurs des trois distributives (table 16i), qui ne sont pas connues des civilisés. Quand on est pressé par une ou plusieurs des quatre affectives ou des cinq sensitives, on sent fort bien d'où- naissent Y inquictude et le vide ajfreux, 294. Didoii,

5i2i PROLÉGOMÈNES.

après la fuile d'Enée, sait trop que son inquiétude naît de l'amour; et Iras attendant les restes delà table de Pénélope , sait bien que son vide affreux est vide de l'estomac et non de l'ame.

Lorsque j'aurai fait connaître les trois passions dislributives, chacun pourra analyser exactement ses inquiétudes, ses vides affreux, et conclure que le seul remède est dans le mécanisme des Séries passionnelles qui , par un développement coml.'iné dos douze passions , transforme les inquiétudes en charme perpétuel , et ne laisse au cœur humain d'autre vide que celui du temps ; que le regret de n'avoir pas des journées de 48 heures au lieu de 24, pour sufïîre à l'immense variété de plaisirs qui naissent du rè'gne de la loi divine ou état sociétaire.

Quant à présent, cet état de privation habituelle rallie tous les individus au désir de métempsycose composée, au souhait de revivre avec la fortune, la vigueur, la longévilé , dans un monde plus juste et mieux organisé.

Lorsqu'une volonté est si généralement prononcée , on doit en conclure qu'elle est destin essentiel de l'Homme. Si elle ne devait pas être satisfaite, il n'existerait aucune proportion entre la destinée et l'Attraction : Dieu serait inhabile en régime dislribulif de cette Attraction qu'on voit pourtant répartie en juste mesure , dans toute la nature animale et végétale , depuis les concerts des astres jusqu'à ceux des animaux industrieux, castors, abeilles, etc., qui, opérant géométriquement, par le seul stimulant de l'Attraction passionnée, nous démontrent qu'elle est coordonnée aux mathématiques, et répartie en juste proportion avec les destinées. Cet indice deviendra certitude quand on connaîtra en plein la théorie du mouvement.

Quant à présent , pour aperçu de l'immortalité et du

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mode d'exercice , il suffît de consulter les attractions , et j'ai suffisamment démontré qu'il n'en est pas de plus générale que celle de la métempsycose , dont le désir , aujourd'hui étouffé par la crainte de renaître malheureux, va devenir passion violente par la perspective de revivre dans un immense honheur.

Vlter. — Des aperçus d'immortalité composée, essayons de nous élever à la bi-composée, aux rapports de nos âmes avec la grande âme planétaire dont nous partagerons le sort pendant l'éternité ; nés âmes étant des émanations de la sienne , comme nos corps sont des parcelles du grand corps nommé la Planète, qui est un

être ANDROGYNE.

Noire siècle, qui admet en principe (i38) que tout est lié dans le système de la nature, qu'il y a unité entre ses parties, prétendra-l-il qu'il n'existe pas de relations entre les âmes humaines et la grande âme planétaire? Autant vaudrait avancer qu'il n'existe pas de rapports administratifs entre César et cent millions d'hommes soumis à son sceptre , ou bien qu'il n'y a point de rapports entre les feuilles d'un arbre et le corps ou tige qui leur distribue ses sucs et en reçoit d'elles.

Si pendant quelques années consécutives on laisse dévorer les feuilles par les chenilles, l'arbre languira et périra : même relation s'établit de corps et d'âme entre une planète et ses habitants ; leur retard en échelle sociale cause le déclin matériel de la planète : aussi voyons-nous la nôtre en dégénération climatérique très-rapide» par effet du retard d'avènement à l'Harmonie. Ce vice devient plus sensible chaque année.

Entre la grande âme et les petites ou humaines, il

existe une échelle d'âmes de divers degrés auxquels ou s'élève successivement après la mort, comme on s'est élevé en cette vie. Sans cette analogie entre le sort des défunts et des mondains , l'unité de système n'existerait pas. Laissant à part l'analyse de ces degrés, traitons ici du plus élevé, qui est l'âme de la planète, la grande ame, ou âme pivotale.

C'est un sujet peu intéressant pour la multitude, que le sort de cette grande âme planétaire dans l'éternité future et passée. Les lecteurs peu exercés à porter si loin leurs vues, préféreraient qu'on les entretînt du sort de nos menues âmes dans l'autre vie où nous tendons. Je cède à leurs intentions : mais qu'ils me permettent, pour la régularité , un article Irès-court sur le sort de la grande âme. Delà je rentrerai dans les détails plus intéressants de la métempsycose composée et du sort futur de?« petites âmes,

YY — A l'époque du décès de la planète , sa grandeâme, et par suite les nôtres inhérentes à la grande, passeront sur un autre globe neuf, sur une comète qui sera implanée , concentrée et trempée. Les petites âmes achevant par le décès leur carrière individuelle estimée plus haut à 400 alternats ou stations en l'une et l'autre vie, perdront la mémoire parcellaire des métempsycoses, puis se confondront et s'identifieront avec la grande âme. Nous ne conserverons alors qu'un souvenir du sort général de la planète pendant ses quatre phases (271 ). Le souvenir des métempsycoses cumulées deviendrait , â la longue, insipide et confus : ce ne serait bientôt qu'u:> abîme de menues réminiscences; il conviendra que la mémoire en soit bornée à des sommaires et des époques.

Lorsqu'une âme planétaire se sépare de son globe

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