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il doit, sons ce rapport, contribuer pour le soutien de la multitude nécessiteuse dans l'état paternel.
Quant à la proportion de cet impôt, elle exige des échelles composées en double raison de fortune et de condition ; des taxes en raison composée de ces deux bases. Par exemple, dans la classe pivotale, celle des célibataii-es do l"- degré ou de grande fortune, on pourrait établir la progression suivante :
REDEVA^CE DE REVEINll ET o'iIOIRIE.
Au-delà de 20 ans, 1/1^4''. Au-delà de ii ans, 7/144««-
de 24 .
de 28 .
de 52 .
. Al ..
de 56 -
de 40 1
de 48 «
de o2 r,
de 56 «
de 60 »
de G4 .
Selon ce tableau, un célibataire de 41 ans doit à la caisse de garantie h) po-niineure de sa province le 24». de son revenu annuel, et en cas de décès, le 24e. de son capital. Celui de 65 ans doit le 12«., sans préjudice de la redevance pour garantie hyper-mineure affectée aux fdles non mariées et autres classes.
Le tribut serait peu inférieur dans les 2 ordi-es --\-: il décroîtrait dans les classes * ' et * * *.
Je donne à ces solidaires le titre A'cxicrnes , parce qu'en 6«. période la garantie hypo-mineure est interne et externe. On nomme interne celle qui pèse sur les parents de divers degrés et qui astreint à d'autres engagements.
Nota. Les classements doivent être proportionnels aux conditions sociales. Un villageois sans faste et sans dépense étant de !"• fortune à .500,000 fr., aussi bien qu'un grand personnage riche à un million, mais tenu à représentation.
Cela posé, il reste à demander à la', législation et à ses doctes auteurs ce qu'ils ont fait pour la classe la plus précieuse du corps social, pour les pères surchargés de famille ? RIEN ; pas le moindre secours légal , aucune reconnaissance de droits.
Voilà donc cette profonde sagesse qui promet de tout équilibrer, de tout garantir, et qui a puisé dans le Contrat social et l'Esprit des lois tant de sublimes théories de balance, contre-poids, garantie, équilibre ! elle ne s'est pas encore aperçue, en 5000 ans, que la \"^- classe à qui on doive des garanties sociales est celle des pères de familles , et que leurs garanties doivent, comme l'impôt communal (garantie hypo-majeure ), se composer de prestations locales et vicinales à asseoir sur la catégorie des célibataires et pseudo-mariés.
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Assurt'inent, des pseudo-maries possédant un million sont plus heureux avec deux enfants que s'ils n'en avaient point. Ils ont amplement de quoi salarier des instituteurs et surveillants; ils ne connaissent dontde la paternité que les roses et nullement les épines. Ils doivent, en ^arantisme social , être engagés pour le secours des pères malheureux qui n'ont pas de quoi fournir à la suhsistance des enfants ou qui n'ont pas le nécessaire proportionnel au\ degrés; car un père de la classe dite comme il faut devient nécessiteux si, ayant six enfants, il ne jouit que de 50(K) francs de revenu.
Le garantisme doit donc, en éducation comme en fortune, distinguer les 5 classes, haute, niojenne et Lasse. Deux couples ont chacun six enfants et .50(MJ fr. de rente; celui de classe populaire est dans l'aisance, et celui de classe polie dans le dénùment.
Nos politiques n'ont admis aucune de ces considérations, lis n'ont spéculé sur le mariage que jtour en faire un piège social , une galère pour le peuple et un tréhuchet pour la classe instruite. On n'a envisagé le mariage que sous le rapport d'amorce à la pullulation , et contrainte à l'industrie par imminence des hesoins d'une famille nomhreuse.
En conséquence de ces calculs perfides, la politique feignant de protéger le mariage abandonne les mariés nécessiteux, les prive de toute garantie sociale. Tel est l'arrière-secret du mécanisme civilisé. C'est tout-a-point la fable du renard qui attire le bouc dans le piège, et l'y laisse en disant :
* Tâche de t'en tirer, et fais tous tes efforts. »
On essaiera d'atténuer l'accusation, en répliquant ' que la politique » est entraînée ; qu'elle ne connaît pas de meilleur ordre que le mariage » exclusif permanent , bien moins vicieux que le sjstenie de concubinage • et divorce pratiqué par les anciens patriarches. "
Réplique évasive! S'il est certain que le mariage est le seul procédé convenable en régime civilisé, il est encore plus certain que la philosophie ne saurait se justifier de n'avoir assuré aucune garantie de secours social aux pères nécessiteux qui supi)orlent tout le faix des fonctions de paternité. Ils sont, plus que toute autre classe, dévorés par lever rongeur, atba clba. Les célibataires les plus pauvres, le salarié, le soldat, ont parfois l'insouciance pour soutien, 1 hôpital pour asile. Mais le père de famille sans fortune est la victime du pacte social : des enfants qui lu^ demandent du pain sont pour lui, matin et soir, le calice d'ameriume, le vautour de Tityus.
L'antiquité en était si convaincue, qu'elle accordait aux pères le droit d'exposition et d'abandon des enfants. La Chine dont on \ante les sages ois leur accorde le droit de vente des enfants. L'Italie chrétienne
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accorde le droit odieux de mutilation ; tant on est convaincu du nialèlre des pcrcs et de leurs droits à des secours quelconques.
La philosophie, pour es(]iiiver la reconnaissance de ces droits et les recherches de garanlie qu'ils exigeaient, apauMes pères en gasconnades sur le bonheur du doux mcnagc, 1rs plaisirs qu'un tendre phe goûte sous le chaume , d les tendres entrailles de la douce paternité. Jongleries d'autant plus coupables que les philosophes, habitant les capitales et voyant de près les misères paternelles de la multitude ouvrière , savent bien que ce n'est pas en fleurs de rhétorique , mais en indemnités pécuniaires , qu'on doit venir à son secours.
Et cette classe de forçats politiques n'a pas été jugée digne de garantie solidaire ! La sollicitude législative ne se porte que sur le sybarite non marié, ou sur le riche propriétaire qui ne connaît du rôle de père i|ue les plaisirs I
Tel est le déplorable résultat du défaut d'analyse des passions. Leur classement régulier nous auraR appris que chacune des cardinales et même chacune des douze doit jouir de la garantie qu'on accorde à quelques-unes. Or, si l'on admet une garantie hypo-majeure (titre d'amitié^ , en obligeant la niasse pour le soutien de l'autorité communale qui fait fonction d'amitié collective; si on la dote par des octrois,, centimes additionnels, etc., d'où vient que la classe des pères de famille', qui est en titre hypo-mineur ce qu'est la commune en titre hypo-majeur, ne jouit pas du même appui?
C'est pour avoir manqué à faire ce raisonnement et à poser le principe énoncé plus haut sur la garantie familiale solidaire, que la civilisation a manqué l'une de ses issues les plus naturelles ; car la fondation des garanties familiales en aurait entraîné beaucoup d'autres ; elle eût préparé les voies à la théorie de garantie générale , et de là à de grandes dt'couvertes (*).
Il est sm'prenant qu'un siècle si subtil en finance n'ait pas songé à
(■) FAle ij conduisait pur quatre voies :
1 . Elle fixait l'attention sur la distinction et le classement des garantus majeures et mineures.
2. Elle acheminait du calcul des garanties de passions affectives à iclui des garanties scnsitircs.
.■>. Elle donnait accès, par un point quelconque, au principe du minimum i)roporlionncl, sans lequel il ne jKul exister, (II, 165) aucune liberté sociale.
'(. Enfin, elle conduisait pas degrés à la reconnaissance des trois conddions requises 'II, 172) pour l'établissement du m'minnim et sa ge-* wral'isation.
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établir, indirectement et au profit du fisc, cet impôt familial solidaire qu'on aurait pu affecter au dégrèvemeut des pères chargés d'enfants et gènes pour subvenir aux impositions. Mais la finance et l'éconoraisme n'ont de génie que pour favoriser les parasites. Aussi la classe la plus malfaisante du corps social, celle des entremetteurs d'agiotage, nommes agents de change et courtiers, est-elle celle qui échappe le mieux à l'impôt ; elle fait plus , et l'on peut prouver qu'au moyen de formalités illusoires, comme un cautionnement très-minime, elle grève l'état d'impôts bien supérieurs au léger tribut qu'il obtient d'elle; de sorte qu'en stricte analyse, c'est l'état qui paie les agents de change et courtiers, pour les déterminer à accepter cent mille francs de revenu.
Ainsi la politique civilisée ne déclame contre un vice que pour en créer un plus grand. L'agriculture était pressurée par le système féodal , elle l'est maintenant par une autre sangsue, par le corps des agioteurs, où l'on voit des tripotiei's gagner rapidement , non pas des millions , mais des 10 et 20 millions , tout en disant que le commerce ne va pas, qu'on ne protège pas le commerce.
Dans ce chaos de jongleries, comment se fait-il que la seule classe vraiment opprimée , celle des pères pauvres, ne fasse entendre aucune plainte, n'élève aucune réclamation d'indemnité corporative, et que, d'autre part, les philosophes, nos pasteurs sociaux, n'aient de sollicitude que pour ces agioteurs qui saignent les brebis ! Cette double bizarrerie n'a rien de surprenant; elle est conforme aux règles du mécanisme civilisé, qui, je l'ai dit maintes fois, n'exerce le vice et la sottise qu'en mode composé et jamais en simple.
Aussi le régime conjugal, œuvre des pères et des vieillards (car c'est dans ces deux classes que sont choisis les législateurs ) , est-il pour eux un sceau de double sottise et double duperie , étant organisé de manière à priver les vieillards d'intrigues et de charme eu amour, de secours et de minimum en affaires domestiques.
Même subversion règne dans l'ordre majeur: l'agriculture, fonction principale, y est asservie au conmaerce, fonction accessoire ; le propriétaire direct qui cultive et manufacture est asservi aux propriétaires indu'ects ou marchands. Nous trouverons pareille subversion dans le système administratif, ou existe une duplicité bi-composée qu'il est inutile d'analyser. Renvoyons ces détails au traité de contre-mai'che passionnelle, qui donnera la mesure de nos lumières politiques en fait d'unité, vérité . liberté, contre-poids, garantie, etc.
Préalablement il a convenu, pour acheminer aux équilibres, d'examiner l'état vicieux des relations mineures , sur lesquelles il existe des préjugés d'autant plus nuisibles, que la correction du système social mineur était l'issue la plus naturelle de civihsation ; car les découvertes
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«n ce genre ne tenaient qu'à un esprit de charité et de justice qu'on pourrait rencontrer partout, si la philosophie n'avait faussé les esprits sur ces deux vertus.
Les découvertes en garanties majeures , en correction du système commercial, etc., étaient moins faciles; partant elles auraient suivi de près les mineures, car à chaque fondation de garantie, le corps social aurait vu diminuer par degrés les fléaux dont il déplore la ténacité, entre autres l'indigence. Il en aurait induit la nécessité d'un système généra! de garanties; et cette doctrine eût été le coup de grâce pour la philosophie et la civilisation.
A ce tableau de l'impéritie de la politique humaine en système familial, opposons un aperçu des plans de la politique divine, aussi judicieuse en ce genre que la notre s'y montre noueuse et incorrigible.
PARALLÈLE. — Dieu, considérant que dans le cours des périodes lymbiques ou âges rebelles à l'Attraction les humains tombent nécessairement sous le joug de la contrainte et la fausseté, a dû nous ménager, dans ces vices mêmes, des voies d'issue de lymbe et d'avènement au bonheur.
L'une de ces voies est le garantisme successif (tableau des 16 issues , II, 142), introduction consécutive des garanties possibles, sans aucune commotion politique.
Telle serait la garantie d'indemnité paternelle dont l'intention est dans le cœur de tous les hommes justes. Henri IV en exprimait le vœu en souhaitant à ses laboiu*eurs la poule au pot. C'était reconnaître implicitement que les chefs de familles industrieuses, qui sont les chevilles ouvrières de la société , devraient avoir la garantie d'un petit bien-être , d'un Miinimîofi famUlal.
Nos philosophes ont méconnu ce principe. Tout préoccupés de s'immiscer dans les affaires administratives, ils n'ont pas même fixé leur attention sur les deux garanties primordiales dont le génie devait s'occuper :
Celle de vérité commerciale en relations majeures; Celle de minimum familial en relations mineures.
Dieu, en nous astreignant à l'état conjugal, nous ménageait donc une belle voie de progrès social et d'issue de lymbe ; il prévit que la nécessité évidente de soutenir les pères de famille , amènerait bientôt l'invention dès garanties hypo-mineures, et d'autres successivement. Telle est la marche ordinaire de l'esprit social dans les divers globes : il faut que le nôtre soit bien encroûté d'égoïsme, pour ne l'avoir pas suivie ni même entrevue.
Dans cette étude il eût fallu débuter, comme je viens de le faire, par