‹ Œuvres complètes (volume 5)Chapitre 161 sur 298 · IS-LÉG0MÈ1SES · texte numérisé non relu

IS-LÉG0MÈ1SES

l'analyse dos dispràces qui pèsent sur l'état conjugal et paternel, dont je continuerai plus loin levanien. Ou en aurait conclu à la nécessité d'y porter remède et organiser la garantie. Mais nos savants, en nous vantant le flambeau de l'anahse, ne veulent anahser aucune branche des vices de la civilisation. Ils ont pris le parti de les travestir en perfectibilités; leur muse une fois montée sur ce ton, ils n'osent plus rétrograder. Ce serait compromettre tous leurs écrits existants.

11 n'est pas moins évident que la Providence avait fait de très-sages dispositions pour utiliser deux vices inévitables en lymbe, la contrainte rt la fausseté. Contramte en état conjugal, fausseté en relations commerciales. Les tentatives de remède aux vices qu'engendre cet ordre de choses nous auraient ouvert promptement des issues de lyml)e.

La Providence n'est donc point en défaut de tutelle politique pour l'homme, puisque dans le mal même, dans cet état de morcellement, de contrainte et de fausseté où nous nous obstinons, elle nous ménageait des voies de rapide acheminement au bien. ^lais notre globe est du petit nombre des mondes à génie noueux et crétin, qui font exception à la marche ordinaire. Aussi s'est-il perverti au point de faire l'apologie des misères conjugales et familiales, et des brigaudages mercantiles ' II, 219 dont il eût dû chercher le remède. Il existe environ un seizième de globes noueux et postmeurs en génie qui ne savent pas mettre à profit les moyens fournis par la Providence.

On pourra s'étonner que Dieu n'ait pas suppléé à cette apathie du génie par quelque révélation orale ou écrite , confiée aux prophètes ou au Messie.

Une telle communication eût été hors du cadre du mouvement. Dieu, qui ne veut laisser dans l'oisiveté aucune fonction , a confié à la raison humaine certaines opérations ; elle est sur tous les globes commise à la recherche des issues de lymbe : Dieu en les révélant contreviendrait à son plan. Les révélations orales et écrites sont affectées aux commandements religieux ; les commandements sociaux ont pour interprète divin /« synthèse de VAitrarlion ;)«ssio?uifi". Dieu serait en contradiction avec lui-même, s'il usait, en affaires sociales, de la révélation oruk' f)H écrite.

Aussi le Messie at-i! décliné cet emploi, en disant : .1/oji royaume n'est pas de ce monde. L'objet de sa mission éiait le salut des âmes; il a <lù laisser au monde le soin des affaires temporelles; intention qu'il exprime par ces mots : Rendez à César ce qui est à César, et par suite laissez au génie scientifique ainsi qu'à César leurs attributions respex"tives.

Les objections de ce genre <loivent être différées jusqu'au traité des transitions, où l'on exposera le svstème suivi par Dieu dans ses rela-

SECONDE PARTIE. INTERLOGUE. 95

lions arec l'uiÙTers, sa neutralité dans les cas de délai social et aberration (le fîonie. son atlachemcnt au principe du libre arbitre qui serait entravé chez Dieu même s'il était entravé chez rtiomme. Les débats sur te sujet ainsi que sur les diverses branches de la politique divine, telle (|ue l'emploi de la fitussclè harmonique ou du bien produit par empio' de deux faussetés combinées, sont des questions trop abstruses pour des commençants tout neufs encore dans l'étude du mouvement social.

Au reste, ces mystères de la politlcjuc divine, loin de mériter le titre de profondes profonclfins que leur donne le sophisme, sont des calculs (jui n'exigent que du bon sens, de la méthode, mais surtout de la vérité analytique, telle qu'on l'a vue. Citer, dans les tableaux de l'état conjugal et paternel , et telle qu'on la verra en Llter et Trans.

Dans le cours du 2^. livre, j'ai annoncé diverses fois une réplique aux lecteurs que pourraient choquer l'apei eu des coutumes amoureuses d'Harmonie et la critique des coutumes conjugales de civilisation.

Cette réplique dont j'nrhi'vc le deuxième article consiste à ttablir :

«|o. Que certaines coutumes approuvèespar Dieu , comme l'état con- >> jugal , n'ont pas obtenu son assentiment à titre de destin irrévocable, » mais à titre de moindre mal ; ressorts les plus expcditifs en échelle » sociale et les plus propres à acheminer à l'invention des garanties.

« 2°. Que loin de servir les vues de Dieu, on entrave ses desseins en >> déguisant les vices de l'état conjugal; Dieu ne l'ayant admis qu'à » titre de stimulant au génie inventif, et voie d'acheminement naturel « aux deux garanties viincurcs.

" 5°. Que la science trahit l'humanité lorsqu'excipant de ce que telle " coutume est admise par Dieu et qu'on n'en connait pas de meilleure . » elle se croit par-là dispensée de la recherche des correctifs, autorisée » à une indolence léthargique, à un trafic de sophismes tendant à laisser » croupir le genre humain en hjmbe civilisé. »

.liiisi loin que l'anahjse des vires et duperies du mariage jouisse offenser 1rs mceurs, elle est nécessaire à signaler la classe insidieuse qui, ne connaissant de l'état paternel que les douceurs , étouffe les idées de charité et garantie due à la nombreuse classe des pères malheureux.

C'est donc ttne astuce que ce reproche d'offenser les mwurs, quand il est visible que je confonds ceux qui en prenneiil le masque pour favoriser un égolsme contraire aux invent'ions de garantie paternelle.

Je continue , dans le trois'icmc article, sur les preuves négatives de l'aberration du génie en politi(iuc familiale , sur les abus de ce lien conjugal dont nous avons manqué le seul emploi utile et conforme aux rues de Dieu, l'emploi d'acheminement aux garanties mineures et d'engrenage en G^. période.

96 CIS-LÉGOMÈNES.

ULTER. — Mécanisme subversif en mariage : Ses faux essors et faux contre-essors.

Remettons le lecteur sur la voie : il peut avoir perdu de vue le plan de cet Intermède. J'y donne une courte analyse des vices mineurs de civilisation, en liens d'amour et de famillisme. C'est un prélude aux calculs de demiéquilibre (Garanlisme, 6^. période), et par suite à la théorie de plein équilibre ou état sociétaire.

Faisons part égale aux deux passions mineures , quoiqu'elles ne soient nullement égales en influence.

Le Citer n'a envisagé que les intérêts du famillisme ; il a tout rapporté à cette passion.

L'Inter a traité de questions applicables indistinctement aux deux passions mineures, amour et famillisme.

miter doit être affecté plus particulièrement à l'amour et au mariage, seul essor d'amour qu'autorise l'état civilisé.

La destination du mariage comme échelon de garanlisme (li, 53) ne pouvait être découverte que dans une civilisation parvenue au moins en deuxième phase, comme celle des Grecs ; mais ces peuples distraits par des mœurs licencieuses, des courtisanes légales, des orgies religieuses et civiles (Delphes et Corinlhe), des coutumes de pédérastie morale , n'envisagèrent le mariage qu'en demibarbares; ils ne virent dans ce lien qu'un gage de paternité peu suspecte, d'après l'état de réclusion où ils tenaient les épouses. Bref, ils ne spéculèrent sur cette chaîne qu'en despotes , sans essayer aucune analyse de ses inconvénients, et ils transmirent aux modernes leurs

préventions sur ce lien, leur insouciance à en étudier l(; but au présent et au futur.

Il en est des ressorts du mouvement social , comme des fruits qui se corrompent si on ne les emploie pas à l'époque de leur maturité. Tel a été le sort du mariage : c'est un fruit que nous avons laissé corrompre par impérilie à en tirer parti : il ouvrait double carrière à nos études.

L'iiYPO-MiNEURE OU calcul dc la garantie d'indemnité familiale solidaire. C'était une porte d'entrée en 6^. période : j'en ai traité à l'fnterlogue.

L'hyper-mineure ou calcul de la garantie d'affranchissement féminin gradué ; porte d'entrée en 7^. période; 11,142.

Je signale dans le présent article ces deux lacunes d'études, leurs influences en dépravation sociale.

Propriétés snliYersiTes dans le mariage. *-

^[ Stagnation en échelle.

il. Simple masculines 2. Simple féminine :

o. Composée antérieure :

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