CHAPITRE Vli
nt'finition du Bonheur et du Malheur en composé, bi-con;po.si: et puissanciel.
C'est ici le quart d'heure de Rabelais, le moment où il faut compter ou plutôt décompter en thèse générale , sur les sophismcs politiques et moraux que j'ai attaqués dans le cours des Prolégomènes.
Je vais, dans ce 24^. et dernier chapitre, débrouiller les idées confuses de bonheur et de malheur social ou individuel , rectifier les préjugés qui existent sur ce point , et établir une échelle si méthodique , si précise , que le moindre adepte pourra éclaircir en un instant toutes les controverses de bonheur qui depuis oOOO ans sont l'écueil des aréopages scientifiques.
Il est connu, et j'ai déjà remarqué que le docte Varron comptait à Rome 278 opinions différentes sur le vrai BONHEUR. Même contradiction parmi les sages de nos jours. Il faut enfin tirer au clair ce galimatias moral et politique. Le lecteur ne saurait porter un sain jugement sur l'Association, tant qu'il ne serait pas exercé à discerner entre le vrai et le faux bonheur, entre les degrés de vrai bonheur que l'Association pourra lui procurer ;, et les degrés de vrai malheur dont elle devra le garantir.
Sur cette question posons en thèse :
1». Que le suprême bonheur doit être bi-composé, formé de quadruple jouissance, et môme de parcours ou plaisir puissanciel à 5, 6, 7 jouissances cumulées.