LIVRE I. SECTION I
en équivalent des objets qu'il a fournis. On peut être sociétaire sans Gtre actionnaire; on peut aussi être actionnaire extérieur sans être sociétaire exerçant. Dans le deuxième cas , on n'a pas de droit sur les deux portions de revenu affectées au travail et au talent.
Le bénéfice annuel, après inventaire, est divisé en trois portions inégales et rétribué comme on l'a déjà dit : 5/42 au travail manouvrier, 4/12 au capital actionnaire, 5/12 aux connaissances théoriques et pratiques.
Chacun peut, selon ses facultés, participer aux trois classes de bénéfice cumulativement ou séparément.
Comme chargée de la comptabilité , la Régence fait à chaque sociétaire pauvre l'avance de \ctement , nourriture et logement d'une année. On ne court aucun risque à cette avance, car on sait que les travaux que le pauvre exécutera par attraction et partie déplaisir, excéderont en produit le montant des avances à lui faites; et qu'après inventaire , la Phalange en solde de compte sera débitrice de toute la classe pauvre à qui elle aura fait cette avance de minimum , qui comprend,
La nourriture aux tables de 3^. classe, à cinq repas par jour;
Un vêtement décent, et les uniformes de travail et de parade , ainsi que tout l'attirail industriel de culture et manufacture ;
Le logement individuel d'une chambre avec cabinet, et l'accès aux salles publiques , aux fêtes de 5®. classe et aux spectacles en 5"- loges.
Pendant les premiers temps où la Phalange n'a pas encore de récoltes, la Régence est chargée de l'achat des subsistances ; mais la gestion en est confiée aux séries gastronomiques.
Si la Phalange est composée de 1500 personnes, ot> peut estimer qu'il y en aura, quant à la vie animale , 900 en 3e. degré \ 300 en 2®. > classes abonnées.
100 en 1er. )
50 en commande ou chère non abonnée.
Ainsi la cuisine ou préparation alimentaire entretient cinq Séries de genre , parce qu'il faut ajouter aux quatre genres ci-dessus , un 5®., qui est la cuisine des animaux, très-nombreux et fort bien traités en Harmonie. (Voyez page 48.)
Les préparations dans chacune des classes annoncées comportent trois subdivisions de sexe. On prépare pour les hommes, les femmes et les enfants , ce qui exige dans chaque degré trois cuisines distinctes et assorties aux goûts de chaque sexe , qui sont très-différents, les femmes n'ayant pas les goûts des hommes, ni les enfants ceux des pères et mères.
En conséquence, les trois sexes ont communément leurs tables et salles distinctes, sauf la faculté de réunions partielles ou collectives qui ont lieu quelquefois à déjeûné ou à soupe : mais le dîné étant un repas où les trois sexes discutent sur leurs cabales gaslrosophiques et ont chaque jour une thèse d'ordre à débattre, il est d'usage que les sexes ne s'y confondent pas. Ils n'en sont que mieux intrigués à leurs tables respectives, et plus gais aux réunions du soupe, qui n'ayant rien de scientifique admettent la confusion des sexes.
Les enfants ne dînent pas aux tables des pères. Cette coutume usitée parmi nous troublerait à la fois les études et les plaisirs des uns et des autres. On a assez le temps de se rencontrer à table dans les deux petits repas,