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CHAPITRE IV

Mobilité et Produit net du capital en Harmonie.

C'est ici un chapitre plus digne d'un comité d'usuriers que d'une compagnie de lecteurs honorables ; mais il faut se conformer au goût du siècle entièrement mercantile, et l'entretenir d'abord de ce qui touche à l'agio des fonds.

Les hommes les plus rétifs à l'idée d'un nouvel ordre social seront les capitalistes et propriétaires; il est donc à propos de placer ici une courte digression sur l'emploi des capitaux et la valeur des immeubles dans l'Harmonie : les avantages qu'elle présente à cet égard sont dignes de fixer l'attention des propriétaires et capitalistes, si fortement compromis par les révolutions et les fourberies du régime civilisé : un parallèle de quelques lignes suiBra à les convertir.

Après les peines essuyées en civilisation pour amasser une fortune , on éprouve de nouvelles fatigues , de nouvelles inquiétudes pour la conserver et la garantir à des enfants qui , après la mort du père , ne tarderont guère à être victimes des embûches sociales, banqueroutes de l'état ou des particuliers , astuces d'un fermier ou d'un homme d'affaires. Tous ces inconvénients disparaissent dès que l'Harmonie est organisée, et cet avantage est, ce me semble , un des premiers qu'il convienne de faire entrevoir.

On ne possède pas en Harmonie des terres sans garantie de produit, comme il arrive des domaines civilisés; toute la Phalange qui cultive les terres est garante envers le propriétaire actionnaire; et, dans le cas de grêle ou autres fléaux, cet actionnaire est toujours assuré de re-

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