LIVRE I. SECTION I
seront autant de preuves en faveur des degrés supérieurs, où les vides passionnels seront comblés à mesure qu'on s'élèvera en échelle.
Nous reviendrons sur les détails du Palais ou Phalanstère; je me borne provisoirement à indiquer l'emploi spécial du centre et des deux ailes: passons auxbûlimenls détachés et aux Sérislères ou subdivisions principales.
Le Phalanstère ou Manoir de la Phalange doit contenir, outre les appartements individuels, beaucoup de salles de relations publiques : on les nommera Séristères ou lieux de réunion et développement des Séries pass.
Ces salles ne ressemblent en rien à nos salles publiques, où les relations s'opèrent « sans graduation. » Une Série n'admet point cette confusion: elle a toujours ses 5, ou 4, ou 5 divisions qui occupent vicinaicment 3 localités , ou 4 , ou 5 ; ce qui exige des distributions analogues aux fonctions des officiers et des sociétaires. Aussi chaque Séristèrc est-il, pour l'ordinaire, composé de trois salles principales : une pour les [ groupes de] centre, deux pour les ailes [de la série.]
En outre, les trois salles du Séristère doivent avoir des cabinets adhérents pour les groupes et comités de Série : par exemple, dans le Séristère de banquet ou salle à manger, il faut d'abord six salles fort inégales;
1 d'Aile asc. pour la l*"**. classe, environ. 150.
2 de Centre pour la 2^ 400.
3 d'Aile desc. pour la 3^ 900.
Ces six salles très-inégales devront avoir à proximité
divers cabinets pour les divers groupes qui voudront s'isoler de la table de genre. Il arrive chaque jour que certaines réunions veulent manger séparément; elles doivent trouver des salles à portée du Séristère où l'on
sert lo buffet principal qui alimente les tables d'un même genre.
En toutes relations, l'on est obligé de ménager à côté (lu Séristère ces cabinets adhérents qui favorisent les petites réunions. En conséquence , un Séristère ou lieu d'assemblée d'une Série est distribué en système composé, en salles de relations collectives et salles de relations cabalistiques, subdivisées par menus groupes. Ce régime est fort différent de celui de nos grandes assemblées, où l'on voit, même chez les Rois, toute la compaj,'nie réunie pêle-mùle, selon la sainte égalité philosophique , dont l'Harmonie ne peut s'accommoder en aucun cas.
Les étables, greniers et magasins doivent être placés, s'il se peut, vis-à-vis l'édifice. L'intervalle situé entre le Palais et les étables servira de cour d'honneur ou plac<' de manœuvre qui doit être vaste. Pour donner sur ces dimensions un plan approximatif, j'estime que le front du Phalanstère peut être fixé à 600 toises de Paris, dont 300 pour le centre et la cour de parade, et 150 pour chacune des deux ailes et des côtés joignant le centre.
Ce devis est applicable à un palais de 7^. degré (402). Si nou5 descendons progressivement jusqu'aux degrés 5, 2, 1 , il est clair que les dimensions devront se réduire à chaque échelon ; et si on spécule sur le degré ^ ou Harmonie minime, on pourra supprimer tous ces aperçus (le parade et d'étiquette, ou les réduire à peu de chose ; car l'Harmonie, quelque minime qu'en soit le degré, ne peut pas se passer d'un luxe proportionnel. Pour bien juger de la dose de luxe convenable en degré ^{ minime, Serigermie , continuons à disserter sur le degré 7, d'où nous descendrons mélhodiquemenljusqu'au dernier degré.