‹ Œuvres complètes (volume 5)Chapitre 225 sur 298 · LIVRE I. SECTION I. 4GI · texte numérisé non relu

LIVRE I. SECTION I. 4GI

Derrière !e centre du Palais , les fronts latéraux des deux ailes devront se prolonger pour ménager et enclore une grande cour d'hiver, formant jardin et promenade emplantée de végétaux résineux et verts en toute saison. Cette promenade ne peut être placée qu'en cour fermée, et ne doit pas découvrir la campagne. [ La Phalange n'a pas besoin de promenade d'été. On verra au chap. 1\ que tout le canton est promenade. ]

Pour ne pas donner au Palais un front trop étendu , des développements et prolongements qui ralentiraient les relations , il conviendra ( dans une grande Phalange de degré 7 ou X ) de redoubler les corps de bâtiments en ailes et centre, et laisser dans l'intervalle des corps parallèles contigus un espace vacant de 15 à 20 toises au moins , qui formera des cours allongées et traversées par des corridors sur colonnes à niveau du l^r. étage, avec vitrage fermé, et chauffé ou ventilé selon l'usage de l'Harmonie.

Si ces cours allongées entre deux corps de logis parallèles avaient moins de 15 toises, elles ne pourraient pas comporter de plantations , et seraient inadmissibles en Harmonie, où l'on doit réunir partout les agréments de toute espèce.

Les jardins doivent être placés, autant que possible, derrière le palais, et non pas derrière les étables, au voisinage desquelles conviendra mieux la grande culture. Au reste, cette distribution est subordonnée aux localités ; mais nous spéculons ici sur un terrain à choix.

Je ne décris pas l'ordonnance des plantations, qui n'ont rien de semblable aux nôtres; ce sera le sujet d'un chapitre spécial : nous n'en sommes qu'aux détails de l'édifice.

Le Palais doit être percé d'espace en espace, comme la galerie du Louvre, par des arcades à voilure, conservant ou coupant l'entresol.

Pour épargner les murs, le terrain, et accélérer les relations, il conviendra que le Palais gagne en hauteur; qu'il ail au moins trois étages et la jacobine ou logement de frise, outre le rez-de-chaussée et l'entresol, qui sont logements des enfants et des vieillards trés-avancés en âge.

Tous les enfants, riches ou pauvres, logent à l'entresol, parce qu'ils doivent être dans la plupart des relations et surtout dans celles du soir et du malin (soir, de 9 à H ; matin, de 3 à 5 h.) ; séparés des adolescents et en général des âges qui exercent en amour. On en verra plus loin les motifs; admettons-les provisoirement, ainsi que la nécessilé d'isoler les enfants des relations de l'âge d'amour, concentrées au i^"". étage; tandis que l'enfance et l'extrême vieillesse (chœurs 1 et 16, Patriarches, bambins) doivent avoir leurs salles de relations au rezde-chaussée et à l'entresol. Ils doivent être isolés de la rue-galerie, qui est la principale pièce d'un Palais d'Harmonie, et dont on ne peut se former aucune idée en civilisation. C'est pour cela seul qu'il convient d'en donner une courte description dans un chapitre spécial.

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