‹ Œuvres complètes (volume 5)Chapitre 235 sur 298 · CHAPITRE Ylir · texte numérisé non relu

CHAPITRE Ylir

Distributions agricoles des Séries, et Mariages des Groupes.

On vante nos progrès en agriculture; on les admire, comparativement à Timpérilie des barbares : est-ce donc être au chemin de la perfection, que d'être un peu moins stupide qu'un voisin ignare ? Si nous pouvions voir les cultures desHarmoniensau bout d'un demi-siècle, temps nécessaire pour la restauration des forêts, qui ne peuvent pas croître comme les choux, d'une saison à l'autre, nous serions bien surpris de reconnaître que la civilisation , avec son jargon de perfectibilité, est pleinement sauvage en diverses branches de culture, comme les prairies; et que sur d'autres objets d'intérêt très-majeur, notamment les eaux et forêts, nous sommes fort au-dessous des sauvages; car nous ne nous bornons pas à laisser comme eux les forêts incultes et vierges; nous y portons la cognée et le ravage, d'où résulte l'éboulement des terres, le déchaussement des pentes et la détérioration du climat.

Ce vice, en détruisant les sources et multipliant les orages , cause en double sens le désordre du système aquatique. Nos rivières toujours alternant d'un excès à l'autre, des crues subites aux longues sécheresses, causent des dégâts périodiques, et ne peuvent nourrir que très-peu de poisson qu'on a soin de détruire dans sa naissance, et réduire au dixième de ce qu'il devrait produire. Ainsi , nous sommes pleinement sauvages sur la gestion des eaux et forêts.

Combien nos descendants maudiront la civilisation, en voyant tant de montagnes dépouillées et mises à nu, comme celles du midi de France, que les armées d'Harmonie se-

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