PREMIÈRE PARTIE. NOTICE II
connaissance. Elle a opéré sur la liberté comme sur le commerce : elle en a fait un levier d'intrigues littéraires , et loin d'apporter l'ombre de bonne foi dans ces débats , elle n'a pas même signalé et recommandé les problèmes suivants qui appelaient instamment les efforts du génie.
En commerce : le besoin d'association , de vérité ga^ rantie et de répression des nombreux crimes du corps mercantile, banqueroute, usure , agiotage, etc. ;
En liberté : le besoin d'attraction industrielle , d'un équivalent des droits naturels, et d'une garantie de mi-^ nimum gradué.
Toutes ces omissions seront réparées dans le corps de l'ouvrage ; ici je me borne à les indiquer. Rappelons que dans ces prolégomènes il faut se garder d'exiger des preuves réservées pour le traité. Je ne présente l'accusation qu'en sens négatif; en démontrant que ces diverses branches d'études n'ont pas pu être oubliées, mais qu'elles ont été spéculalivement écartées, pour ne pas entraver le trafic de systèmes et de sophismes : il serait tombé à plat pour peu qu'on eût mis en scène tous ces importants problèmes , qui auraient été résolus avec la plus grande facilité si on eût voulu se rallier aux douze principes (150), entre autres au 5^., ne pas croire la nature bornée aux moyens qui nous sont connus en Civilisation.