CHAPITRE YII
Erreur capitale sur la Liberté. Déni du droil au Travail.
La controverse de liberté ayant coûté tout récemment quatre millions de têtes sacrifiées à des sophismes politiques et à des jalousies commerciales, il importe de
débrouiller exaclemenl ce chaos de doctrines erronées sur la liberlè et le commerce.
L'usage civilisé est de s'égorger pour l'honneur d'un dogme avant d'en connaître ni le sens, ni les emplois; témoins les guerres nées de débals sur la transsuhstaniialion et la consubslaniialilè , Notre siècle a spéculé de même sur les droits de l'homme ; on s'est massacré pour les obtenir et on ne les connaît pas.
J'ai démontré qu'en théorie de liberté on n'a pas même de notions élémentaires : on ne sait pas distinguer la liberté
En corporelle et en sociale ,
En active et en passive,
En simple et en composée.
En convergente et en divergente.
Avant d'avoir procédé à ces définitions indispensables, on verse des flots de sang pour assurer au peuple ce qu'il ne demande pas ; car loin de désirer la souveraineté ni même la pleine liberté ( composée convergente ) , il ne prétend qu'à celle du degré simple, dite corporelle active ( loo) , dont il ne jouit que les jours de fètc et sous condition d'avoir amassé quelque argent pendant la semaine; car s'il manque d'argent le dimanche , il manquera aussi de subsistance, et n'aura point la liberté corporelle active dont le premier droit est de manger quand on a faim et qu'on voit des comestibles étalés.
IS'égligeons ces distinctions de liberté, assez mentionnées dans les Chapitres V et Yl : bornons celui-ci à l'erreur la plus choquante, l'omission de reconnaître le droit au travail, seul droit précieux pour le pauvre.
L'Ecriture nous dit que Dieu condamna le premier homme et sa postérité à travailler à la sueur de leur