Longévité simple, 3. Longévité composée
^ Sagesse simple. >^ Sagesse composée.
Dissertons sur la différence du simple au composé dans la jouissance de ces trois souhaits.
1°. Richesse simple : chacun ambitionne une grande fortune: ce vœu, s'il était généralement exaucé, deviendrait fort illusoire 5 il fermerait les voies de bien-être à tout le monde 5 par exemple : oii prendrait-on des ouvriers et des domestiques, si la classe pauvre se trouvait subitement cousue d'or, ou pourvue de richesses réelles, denrées , étoffes , etc. ?
Ainsi , le i*^"". souhait réalisé pour tout le monde^ se neutraliserait de lui-mcme. Quant au a". , la vigueur , elle serait de peu de prix , vu la diminution des jouissances , l'oisiveté des ouvriers devenus tous riches, et la nécessité de se servir soi-même.
Nous sommes donc bien neufs sur celte question du bonheur collectif., et nos désirs contradictoires avec le but , sont encore aussi absurdes qu'au temps où Esope et Phèdre en badinaient. Nous serions bien confus si Jupiter nous prenait tous au mol sur le premier de nos souhaits , qui est toujours la fortune.
Avisons donc à former des souhaits qui , réalisés pour tous ^ puissent remplir le but de chacun. Il faut , à cet effet , souhaiter le bien en mode composé , et non en simple. Noire tort n'est pas , comme ou l'a cru , de trop désirer., mais de trop peu désirer, et de ne for— me-r que des souhaits de mode simple, dictés par l'éç^oïsme.
Ambiiionnons doDC une fortune qui découle de source compose'e ; savoir :