PREMIÈRE PARTIE, NOTICE III
d'un code social unitaire qui est au-dessus des moyens de la raison humaine, et s'il n'a pas pourvu à satisfaire ce besoin, par un système régulateur du mécanisme domestique, industriel et unitaire des passions.
V // est suspect d'avoir considéré la raison humaine comme supérieure à la sienne, puisqu'il lui a laissé le soin de statuer sur la branche pivotale du mouvement , celle du mécanisme social.
B Dieu est avilisseur de lui-même et de l'homme à la fois, en ce que pouvant faire notre bonheur par un code attrayant quelconque, mauvais ou bon en théorie, mais toujours bon en application, pourvu qu'il soit étayé d'Attraction (255), Dieu se plaît par le refus de ce code à dénoter sa malveillance envers nous et constituer notre infortune perpétuelle.
g II fait naître, par cette lacune de code, l'irréligion et le mépris de la Divinité. Il décèle une providence insuffisante sur l'objet le plus important de ses attributions, sur le code passionnel : il excite et justifie les sectes d'impiété.
C // se ravale au-dessous du dernier des hommes par cette lacune de code passionnel ; car le plus grossier de nos maçons, en rassemblant des matériaux de construction, pierres, bois, etc., ne manque pas de faire un plan pour leur emploi. Or, si Dieu, en créant les passions, l'industrie, les sciences, les arts et autres éléments d'édifice social, a oublié d'arrêter un plan d'emploi combiné de ces matériaux, il est d'une imprudence qui exposerait à la risée le moindre de nos ouvriers.
3 II est suspect d'intermittence de raison; car sachant conduire en harmonie les tourbillons planétaires, et leur univers ou masse collective des astres connus, s'il ne
savait pas harmoniser les petits êtres qui habitent ces globes, il ressemblerait à un architecte qui, après avoir bâti un vaste palais, serait en défaut pour construire une maisonnette, et deviendrait par là suspect d'un dérangement accidentel de raison.
D // devient provocateur et fauteur d'anarchie sociale, en nous privant de ce code qu'il n'a pas pu oublier; car tout roi ou ministre, en fondant une colonie, ne fût-elle que d'une centaine de familles, n'oublie pas de lui assigner préalablement une législation quelconque. Dieu la devait à notre globe ainsi qu'à tous les autres, tous étant des colonies dont il est le fondateur. En y manquant, il a organisé à plaisir l'anarchie sociale préméditée.
Q // est coupable de déni de justice envers notre globe seul ou envers tous; car si d'autres gobles n'ont pas besoin de ce code passionnel, et savent atteindre à l'harmonie par les seules lumières de la raison humaine, ou bien si ces globes découvrent le code divin par des voies d'instinct refusées au nôtre , Dieu a donc pour eux une providence qu'il n'a pas pour nous : et pourquoi manque-t-il , ou à nous affranchir de ce besoin de code passionnel , ou à nous initier aux moyens de découverte concédés à d'autres globes?
Ou bien si tous ces globes sont privés, comme le nôtre, de ce code passionnel dont la confection ne coûterait RIEN à Dieu; s'ils sont condamnés à gémir comme nous à perpétuité sous les lois versatiles de la philosophie , tous les globes dans ce deuxième cas, et notre globe seul dans le premier cas , sont fondés à accuser Dieu d'un déni de justice.
E // est absurde en mécanique et ennemi de toute 4co^