‹ Œuvres complètesChapitre 103 sur 276 · INTERNE ET EXTERNE · texte numérisé non relu

INTERNE ET EXTERNE

En interne. Les civilisés habitués à un régime vicieux, coercitif, guindé, une fausseté continue, feront à chaque instant des démarches qui fausseront le mécanisme : ceux qui se croient les plus raffinés, seront souvent les plus gênants en manœuvre sociale. Par exemple, des philosophes qui veulent à chaque pas alambiquer les sensations de perceptions, des gens du monde prodiguant les formules polies, seront des caricatures incommodes, en se croyant des phénix d'atticisme.

On voit, en civilisation, foule de ces gens qui ne sauraient parler ni agir sans travestir leur intention. Mangent-ils, comme Tartuffe, deux perdrix aux choux, c'est, disent-ils, pour modérer leurs passions; boivent-ils un flacon de Bordeaux , c'est pour la balance du commerce; courtisent-ils une femme, c'est pour l'équilibre des perceptions de sensations. Celte manie de distiller la perfectibilité et quintessencier les sensations, existe du plus au moins chez tous les civilisés, et même chez les classes inférieures; car on voit des paysans qui, au moment de boire une rasade , diront au maître de maison : Ce n'est pas pour boire, c'est pour avoir V honneur de vous satyier. Les philosophes ont celte manie ; farder chacun de leurs mouvements de quelque perfectibilité imaginaire. Ces manières guindées seront nuisibles en Harmonie, où il faut du laconisme en actions comme en paroles.

En citerne. La Phalange d'essai souffrira du rice de contact avec les fourbes civilisés ; il sera force de communiquer avec eux, tant qu'il n'existera pas de Phalanges

circonvoisines, pas de négoce véridique ; et ces relations avec des civilisés feront, sur le moral des iiarmoniens, l'effet d'un commerce avec des pestiférés; on s'en isolera le plus que possible . mais sans pouvoir y renoncer tout- .i-fait.

x* I - otau.r. Iutwt Dfl coni-or. vtions harmoniques. On manquera (\v* plus influentes en mécanisme, j qoe !<"> corps de vesfalal et damoisellat , et toutes les corporations d'Aire pubère autres que celle* d'industrie. On manquera de même de toutes les corporations mes, telles que Grandes Bordes, armées industrielles, congrès d'évaluation commerciale, disposition- «le quarantaine générale sur les maladies pestilentielles, riques, sipbyHttiques , etc. On manquera de toutes lispositions unitaires en langage, poids et n monnaies, et mille autres détails.

Ainsi, les entra ront bien nombreuses pour la

première Pliai.. . Quel m ra le remède? Beau prol» a proposer aux plagiaires qui pourraient se vanter d'intervention dans la découverte ! le les attends à l'en: de ce remède qu'il faudra appliquer à toi d'attraction collectirement.

IIe, FORMATION, MSXBJBGVIOU n inmumiimn

pbalauac i • " j i MiMvtMi sum i .

I ai raille et r.iillerai encore Mir le dicton des Fl l M aniak Pana, gmah / mais pour cette fois j" s

le faire chorus u\ sur le gniak /V

les habitants de Paris et le i le celte ville

|Ui eontienl le mieux au inonde pour la fondation <t< li Phalange simple. C'est une entrepris excellera toute population adonnée an plaisir, et distinguée

ÉPI-SLCTIOIn. 581

des manières polies. A ces titres on conçoit que ladite fondation serait naturellement l'apanage des Parisiens, si leur esprit anti-national ou extranëomanie ne les prévenait contre toute invention de leurs compatriotes.

J'ai cité le château de Mcudon comme loral de convenance probable. Je pense qu'on trouverait, à 2 ou 3 lieues de rayon , beaucoup d'autres édifices qu'on pourrait adapter, sauf augmentation de bâtiments. Au reste, je n'apprécie ces châteaux que sous le rapport des plantations déjà faites, et du voisinage des forêts.; car pour le bien du mécanisme, il vaudra infiniment mieux construire en plein l'édifice , afin de jouir des rues-galeries et des distributions opportunes de Séristères.

Il faut d'ailleurs porter en compte que le bénéfice des curieux payants serait plus fort autour de Paris que partout ailleurs ; et c'est une chance à faire valoir à des actionnaires, qui seront plus ou moins imbus de l'esprit mercantile du siècle. (Voyez les détails, III, 474.)

La Phalange simple est une société destinée à louvoyer pendant la lre. année, où elle sera mal pourvue du nécessaire en manœuvre passionnelle. Il lui conviendra doue de ne pas enrôler d'emblée toute la masse à réunir, H de ne débuter qu'avec les 5/4 du nombre auquel on comptera la porter. Dès qu'elle sera installée, on aura assez d'option pour compléter et se pourvoir des titres

nctériels dont le mécanisme paraîtra manquer.

Si le clavier d'Harmonie composée est de 810 (vo 111, 440 et 441 ), plus, les litres hors de ligne et les complémentaires, il faudrait en mode simple débuter a\ei 105 au moins, afin que les chœurs et les tribus ne lupas réduils au-dessous de moitié. La mécanique serai' trop si on ne s'élevait pas à moitié de la table ( III

•SSU ASSOCIATION COMPOSÉ

Je suppose donc une réunion de 90 familles à 5 indi- \idus; c'est 450 personnes. Il faudra choisir environ 10 familles pauvres, 50 moy< nnes, et 20 de richesse relalive ; car la Phalange simple n'a pas besoin de sectaires r ode fortune; ils y sont moins nécessaires que dans la composée.

Estimons les 1 \ tribus actives à demi-nombre de la table (III, 140) ; soit 40«> ; plus, les patriarches, bambins al poupons; total environ 450.

1 's enfants étant plus aptes que les pères actuels à la manœuvre passionnelle, il conviendra de forcer de nombre ^ur les chœurs en bas âge, et au lieu de suivre la demiproportion de page 19, qui serait ]S, 21, 24, etc., prél< ;

1 3 4 5 G 7 9 10 il 12 13 1. Il

'il, 24, 27, 50, 55, 50, 59. — 55, 50, 27, 24, 21, 18, 15.

Moyennant cet assortiment, les tribus 2, 3, 4, .'i, (>, qui sont celles de l'enfance active, seront plus aptes à la manoeuvre, mieux contrastées, mieux réalisées. Ce Stnl elles qui doivent entraîner les pères; elles seront harmonisées deux mois avant les pères : c'est donc sur ces tribus qu'il faut spéculer en premier ordre,

On a vu, ii [»•., ce qui concerne restimaliondei

\.iicurs apportées en fonds sociétaire ; on procédera de même dans la Phalange simple.

Elle devra être installée en trois corps distincts et à \ époques différentes. On commencera par la classe pauvre, qui devra entrer en exercice pendant l'automne. et passer l'hiver dans le Phalansl d organisation

demi- civilisée, c'est-à-dire soumise a une discipline, el exercée seulement a quelques dispositions de Série, principalement pour les repas. < m ne pourrait pas, avant la

réunion des trois classes, riche, moyenne et pauvre, tenter les manœuvres d'attraction : c'est pourquoi il faudra installer ce premier corps en régime ambigu, et mi-parti de civilisation; les habituer aux localités, afin qu'ils soient déjà façonnés et experts lorsqu'on entrera définitivement en exercice. Ils auront pendant l'hiver appris a connaître les animaux, les ateliers, etc. Ce dégrossissement sera d'un grand secours au début de pleine manœuvre qui n'aura lieu qu'en avril , à l'entrée de la classe riche.

Une convention nécessaire avec ces familles de basse fortune et d'ouvriers, sera d'abonner pour la rétribution sociétaire; stipuler l'avance de nourriture, vêtement et logement; plus, l'option d'une somme fixe au bout de l'an, si leur part de produit sociétaire se trouvait moindre. Ce traite plaira beaucoup à la classe pauvre ; et grâce aux notions qu'elle aura acquises pendant l'hiver sur le mécanisme sériaire , on la trouvera parfaitement disposée en février, lorsqu'on procédera à l'inslallalion de la classe moyenne.

Celle-ci devra entrer en fonctions dès le mois de mars, pour s'exercer à la culture combinée dès les premiers beaux jours.* Alors commenceront les opérations de mécanisme sériaire , qui seront très-faibles jusqu'à l'époque de pleine culture, en avril et mai, parce que la 2e. classe manquera d'habitude, et que la 3". ne sera pas entrer La cuisine, jusque-là, sera bornée à deux sortes, moyenne et basse.

La Phalange d'essai commettrait une erreur si elle entreprenait en petit les travaux d'une grande Phalai comme le 1/4 ou le 1/3 de labour. Elle devra adoptes moins de fonctions, et s'appliquer à y introduire un*

>s< ASSOCIATION COMPOST

subdivision complète. Ce n'est pas sur la quantité uY Séries, mais sur leur plein essor et leur boni nisation

qu'il faudra spéculer: qu'eNi ni peu nombreuses,

peu importe, pourvu qu'où \ voie oattre le mécanisme • les rivalités contr gradations de nuances : on

ne l'obtiendrait pas (Tune de petites Séries im-

parfaitement distribuées : paucœ, $ed bonne.

En conséquence on devra, dans cet essai, rejeter pr qu'en entier les grands travaux de champs et vigne-

- grandes manufactures, comme serait une fabrique de drap. 11 faudra s'attacher aux fonctions romantique attrayantes ; jardins , troupeaux serres ' il se

peut , fleurs en grande quantité , comme Ions les objets dont on peut jouir des ht . année; car i! pas

tant de bénéficier que de réussir à organiser U réginv d'attraction industrielle. La Phalange d* triomphante si elle peut, an bout de la belle saison, mon- 'i-i le mécanisme d'attraction en pleine 8 : il de-

viendra évident qu'on peut l'appliquer à 1 1 grande culture, par l'extension dc> procédés qui l'auront introduit dans li petite culture. I» civilisation set tr ce

tltal ; et une fois celte eau* BU houl d

campagne, louslessociél ii - front asseï riches; les

tionnaires pourtonl rendre a trois et quatre cent pour

cent de bénéfice; ils rderont, et ne céderonl

une action à mille pour cent dans le BU<

la Phalange d'essai derra spéculer Bur des attract* de travail indirect, comme la nuiTERii . Elle n'aura que j»eu de fruits de son eru à conseï plantations

-u seront à leur première année, et s productifs

seronl bornés à peu de chose. Mais si elle esl p côte d'une riche capitale pounue de beaux fruits comme

Paris, elle en achètera une énorme quantité en superbes espèces, dont elle meublera un immense fruitier. Ce travail entretiendra une grande et attrayante série ; le soin des fruits étant de goût général chez les savants comme chez les femmes et les enfants.

Employant à son fruitier les procédés que fournit la physique, elle pourra l'année suivante, en avril et mai, prodiguer les richesses de l'automne. Ce sera industrie indirecte, puisque l'objet en sera de production extérieure. 11 faudra se ménager plusieurs séries en ce genre; la Phalange d'essai étant obligée de s'écarter des méthodes régulières, et de chercher en industrie externe les ressorts qu'elle ne pourra pas trouver en industrie interne, par suite des lacunes d'attraction.

Ladite Phalange devant avoir au moins trois manufactures, elle adoptera la confiserie, tant par convenance avec la fruiterie que par affinité avec les goûts des femmes et des enfants dont il faut étudier les fantaisies pour les amener promplemenl aux harmonies de série. Les trois manufactures qui me paraissent préférables, sont : pour les enfants, la confiserie ; pour les femmes, la broderie ; pour les hommes, la fabrique de meubles ; ce choix sai meilleur avis.

Ce sera dans le courant d'avril qu'elle introduir.i ôe. ou lrc. classe, composée d'une vingtaine de familles riches. On pourra en choisir la majeure partie parmi les propriétaires ou rentiers qui ont un état de maison audessus de leurs moyens, et qui, pour compenser les frajs du séjour d'hiver a la ville, emploient économiquement la belle saison à savourer, avec une 'hue pure et une Lourde légère, la touchante volupté du doux plaisir des champs (Delille).

Souvent ces familles louent une maison de campagne; elles trouveront fort bien leur compte à entrer dans la Phalange, parce qu'elles y jouiront à peu de frais d'un luxe bien supérieur à celui qu'elles avaient dans la capitale, soit pour les \oitures soit pour la table. Dès que ces vingt familles riches seront installées, on organisera les cuisines en chère de trois classes; plus, la commande et Fes animaux.

La Phalange simple ne pouvant pas établir en plein la domesticité passionnée , faute de Petites Hordes, elle y suppléera par une corporation externe composée de domesticité salariée et non sociétaire, affectée aux corvées (jui seraient provisoirement hors de mécanisme et hors d'attraction ; mais non plus à celles qui, comme le service des cuisines, conviennent de primo abord au régime riaire. Ainsi les employés des cuisines et des étables seront sociétaires et non pas salaii

L'installation Bera terminée une quinzaine après rentrée de la lre. classe qui, en moins d'un mois, sera pleinement habituée au mécanisme de Série. L'initiative commence j;ar les repas qui sont gais, économiques cl somptueux en étal sociétaire; des repas OO s'initie aux fonctions du parterre et du potfiger, puis à celles des étables et cl«is ateli»T>; mais toujours spontanément, par attraction , et s tris statuts obligatoii

Uins le cours de juillet, on admettra quelques sac* i iresdonl le besoin aura été reconnu. La dernière admission, composée d'ouvriers les plus convenables pour obvier aux calmes passionnels de l'hiver, n'aura lieu qu'eu

septembre.

le termine là eel aperçu qui devii mirait trop vague et ixigi rail trop de détails, tant qu'on ignore le local et les

moyens qui seront affectés à cette fondation : il suflit d'assurer que tous les obstacles sont prévus , et seront surmontés sans efforts.

IIIe. CANDIDATURE DE MOYENS ET DE CARACTÈRE,

Je dois, jusqu'à plus ample information, renvoyer ce sujet au demi-volume complémentaire , et me borner à une distinction primordiale, celle des moyens et du caractère.

Sous le rapport des moyens pécuniaires , il est en civilisation 4,000 candidats en état de fonder l'Association simple, entreprise purement agricole, et qui n'expose l'actionnaire ou fondateur à aucun risque.

Mais sous le rapport de caractère ou convenance d'inclination, l'on peut augurer que sur quatre mille candidats on en trouvera à peine le centième, à peine 40 de convenables. Peu importe ce petit nombre ; il n'en faut qu'un. On le découvrira bien en Europe ou en Amérique : indiquons la voie d'exploration, en l'appuyant de quelques citations d'individus.

Ce n'est pas sur les gens colossalement riches qu'on doit spéculer, car il ne faut pas une immense fortune pour se mettre à la tète d'une souscription de 5 à 4 millions. Quiconque peut fournir le 10e. de la somme, convient pour le rôle de chef actionnaire, fondateur en titre.

On ne doit pas jeter les yeux sur des hommes enclins a la petitesse. Je range dans celte classe tous les effarouches, ceux qui alarmés a juste titre du mal causé par les fausses nouveautés (II, 53), et ne sachant pas discerner entre la fausse et la traie nouveauté , classeraient la théorie d'Association dans le rang des fausses DOOteaotés. Il est peu tic gens aptes a faire celte distinction.

Ï88 ASSOCIATION C03IP051.I

Appliquons ces règles à «les personnages connus. On publia en 1820 une liste de iT» «les principaux propriétaires anglais, depuis le duc de .Norlhumberland renié à 4 millions, jusqu'à sir Francis Burdett renié à (>00,000 fr. M. le duc (unl)evonshire, Bedford, Groswenor), premier candidat de moyens, pouvait se trouver 28e. candidat de caractère ; il était peut-être optimiste social , du nombre de ceux qui croient que tout va au mieux dans le monde, parce qu'ils vivent au large. (Ne l'ayant pas connu, je n'en affirme rien.) D'autre par! , M. Bardetl , 2-)(\ candidat de moyens, était peut-être 1er. candidat de caractère; car il est notoirement de ceux qui ne pensent pas que tout aille au mieux en civilisation , qui inclinent a goûter l'idée d'une erreur des sciences, et d'une destinée autre que l'état civilisé et ! ; de

■ ''u\ enfin qui seraient entraînés à fonder l'Harmonie, pour la gloire de délivrer le genre humain de la lymbe sociale, et d'obtenir le prix réservé à ci1 bienfait, l'omaiareat héréditaire de l'unité universelle.

Dans la même liste je distinguai M. Cooke, agronome très-renommé, et qui sans doute n'hésiterait pas à croire que le genre humain est l'ait pour la culture sociétaire cl l'induttHe combinée , plutôt que pOUf les Tourbe:

déperditions et misères qui naissent de la cultive morelée.

Sauf erreur, et d'après les renseï ils donnés par

M/i'ites, il m'a paru encore que le dur de Devonshire si le comte Groswenor pouvaient être o< mptèa parmi les candidats «le caractère. Il en es! probablement d'autres sur les i2*» ; mais ne les connais - ml pas, je M puis m juger. Quant aux riches capitalistes cl négociants an qui n'étaient pas portés dans celle liste, s'il se tr

ÉPI-SECTJON. 589

parmi eux des êtres aussi honorables que l'était le négociant Gresham, de Londres, ceux-là sont candidats de caractère.

Je ne doute pas qu'on n'en trouve bon nombre aux États-Unis , et que la fondation de l'ordre sociétaire n'y soit envisagée comme affaire nationale, vu son extrême facilité , et le besoin urgent de régulariser les climatures et policer les Sauvages. D'ailleurs on y voit, parmi les citoyens, de très-nobles caractères, tels que M. Rufus Ring, signalé par l'offre qu'il fit, dans un moment de détresse, de prêter à l'état moitié de sa fortune. On peut donc espérer de trouver sur ce point des candidats de caractère, et surtout des masses de sous- candidats ou souscripteurs actionnaires.

Dans l'île de St.-Domingue , le président Boyer est vivement intéressé à ce qu'on arrive promptement à une issue de civilisation. [Il serait flatté de l'idée d'élever le genre humain à l'harmonie universelle, aux vraies lumières , par entremise de ces noirs que la civilisation veut proscrire, placer au-dessous du rang d'hommes.] Même intérêt doit stimuler les chefs des gouvernements américains nouvellement affranchis : ce sont des candidats sur qui l'on doit jeter les yeux, notamment sur le président Bouvar qui, illustré par ses faits d'armes, ne l'est pas moins par son désintéressement politique, et son humanité à l'égard des nègres dont il a ménagé l'affranchissement.

Passant au continent européen, nous n'y trouverons nombreuse clientelle; cependant je vois en Hollande un candidat très-distingué, le baron de Wulferer, de La Ihyr, qui a de ses deniers avancé aux Grecs, en munitions et secours, plus d'un million de florins, et a contre-

H90 ASSOCIATION COMl'OS.

balancé à lui seul la tendance de la chrétienté à hvi cette malheureuse nation aux bourreaux mabomèlani Un tel homme est de droit au Ier. rang parmi les caractères magnanimes el > raiment philanthropiques. Tels sont

les ôtre> vers qui il faut tourner les regards, pour la délivrance du genre humain et la fondation d'une Phalangi démonstrative.

Jetant les yeux sur l'Allemagne, je n'y vois pas de candidats de caractère parmi les grands et les riches personnages. Les deux rois de Danemark et de Saxe ont été dépouillés d'un tiers de leurs étals ; seraient-ils sensibles a l'idée d'obtenir en indemnité plus qu'ils n'ont perdu? Us traiteront d'illu-ion celle perspective : ni C princes, ni d'autres, ne penseront que le genre humait, soit malheureux en civilisation. Il n'est donc d'autre moyen à (aire valoir auprès d'eux, que l'appât du triplement subit de revenu.

Parmi les princes dépossédés, il s'en trouve de collectifs, comme les magnats de Pologne el les trois sénats de Venise, (.eues et Lucques. Ceux-là, mécontents de la civilisation, peuvent goûter l'idée de passer à une autre période sociale, et entreprendre la facile fondation qui élèvera !<■ globe à l'unité.

Parmi ceux qui ont perdu un trône, on peul remarquer le prince I de Leuehtenberg, candidat d'autant plus précieux que, si un personnage marquant a* L'Allemagne incline à la fondation, il trouvera foule de

HHlS-candidatS OU actionnaires parmi les Allemands de

moyenne fortune, el même parmi les grands. La nation

allemande, renommée par sa judiciaire , BSt la plus aple

a peser <'i apprécier les immenses avantages de l'As lion : j'en conclu- qu'on doit be tucoup compter sur elle.

En Italie et en Pologne, on trouvera des candidats parmi les princes et les grands. La circonstance les a entraînés dans les débals révolutionnaires; ils y ont été froissés, et inclineront d'autant mieux à penser que la civilisation , incompatible avec toutes les idées généreuses, n'est point la destinée du genre humain.

Telle est l'opinion de tout parti battu en révolution : les hommes en général ne reviennent de leur engouement pour la civilisation, qu'après en avoir été dupes. On pourrait, d'après ce principe, spéculer sur les partis battus, si ceux qui échappent à l'écbafaud pouvaient emporter leur fortune. C'est ce qui n'a pas lieu : de là vient que l'Italie, l'Espagne et le Portugal, qui auraient fourni beaucoup de candidats , ne seront peut-être d'aucun secours.

Je devrais considérer la Russie comme abondante en candidats, si l'esclavage des cultivateurs ne s'y opposait à l'essai du mécanisme d'attraction : l'on ne pourrait ni organiser, ni faire manœuvrer des Séries passionnelles en les composant d'esclaves. D'ailleurs , les seigneurs russes , habitués à conduire à coups de fouet leurs paysans, admettraient difficilement l'idée de culture attrayante et opérée spontanément sans fouets ni supplices.

Cependant aucun pays n'a un besoin plus pressant de I.. restauration climatériquc ( note A, II , SI); aucun ne serait plus intéressé à voir l'oranger croître en pleine terre à Kola, Nord-Laponie , sous cinq ans (plus, les "2 ans nécessaires a l'épreuve démonstrative). Les seigneurs russes, possesseurs de vastes domaines que les frimais frappent de stérilité, trouveraient dans ce seul incident un triplement de fortune, indépendamment dei

>!':i ASSOCIATION COMPOSi

autres chances de triplement, inhérentes au mécanisai sociétaire.

Plusieurs de ces Boyards pourraient, même sans touchera leur revenu, effectuer la fondation. J'ai ouï dire que le prince Sclieremetoll' avait refusé un million d'un riche serf qui voulait s'affranchir a la suite de quelque grand bénéfice, héritage ou autre. Fn acceptant l'offre <'i employant ce million à former la compagnie actionnaire de 5 à A millions, le prince travaillerait pour l'intérêt du genre humain et pour le sien : la perspective de l'omniarcat du glohe peut bien tenter un homme riche à 12 millions de rente. Le prince Labanof construit , dit-on, un palais dont les frais s'élèveront à 10 millions. Qu'il < de laisser une aile en suspens, et d'affecter ~ millions à la fondation sociétaire, affaire digne de réflexion! la bâtisse de Saint-Sauveur, a Moscou.)

ht la France n'oflYc-l-ellc donc point de candidats? Le duc d'Orléans, par la naissance d'un héritier de la couronne, vient de perdre un heau trône qui serait échu à S i famille : ne sera-t-il point lente d'obtenir un trône lois plus heau que celui de France ?

D'autres aussi ont les moyens et paraissent enohns aux grandes choses : malhèureuseuM ni l'epril français viendra à la traverse : nul homme en Fr< née n'oserait se prononcer sur une idée neuve, avant que les détracteurs et les

optiques n'eussent donne l'impulsion,

Pour mieux définir l'obsl de, je pourrais indiquer en

France smgatnme complèled'antagonrstes; ils débuteront

par «les mesures hostiles contre une découverte qui est

tout a leur a\anla e : m voici la séquelle.

Table des Antagonistes français.

K Les Calembourgeois. "3 Les Impossibles.

T , 8. Les sophistes.

l. . 4. Les rétrogrades. T .., ,

Page 1