‹ Œuvres complètesChapitre 119 sur 276 · I -philosophes, d'après leurs propres doctrines, auraient dû · texte numérisé non relu

I -philosophes, d'après leurs propres doctrines, auraient dû

entrevoir la vraie destinée de l'homme, et la dualité de moca-

: mouvement social, comme en mouvcm< sriol; iii

nt tous à enseigner qu'il y a unité al anale ma le

ne de l'un: •- I mit cette thèae l'un de nos m

physiciens célèbi « L'uni fait sur le medèle de l'âme humaine, al l'ana-

ie de chaque partie de L'univers avec l'ensemble ea! latte que i la même idée ae réfléchit constamiaeut du tout dans chs le chaque partie dans le tout ■ & uuu me Rien n*est plus vrai que « <• principe : L'auleui al tes disci| mt an conclus la mande matériel est sujet a deux

internes, combinaison planétaire el incohérence cométaire, le monde Bocial doit etae de même sujet à doux mécanismes, ai ment il n'existerait point d'analogie entre les deux mondes matériel et social, peint d'unité dans le système de l'univers. El te il est évident que nos sociétés civilisée, barbare et sauvage l'étal d'incohérence al de fausseté, le meaum à rebours, il fallait chercher les voies du mondtàdvoit sf/ts ou région vérité et d'harmonie sociétaire applicable aui passions et à l'industrie, et encourager cette recherche par des concours et prix.

l • baeard m'ayani livré le germe de cette théorie en I " suis parvenu, en trente ans de kramail, à la simplifier au point de la mettre a portée des hommes las moiaa instruits, et même

ânes frivoles et ennemies de l'étude : c'est un calcul de plai- .-i! -. il est fie la compétence des femmes comme des hommea

toute femme qui déaire B'illustrer etqui^quelquan moy pécuniaires, peut prétendre à la palme da fondatrice de l'unité universelle, et B'établir chef de la compagnie d'éprewm. Ga pote aurait bien convenu a Madame de St;i"l qui aspirait a une grande célébrité et qui avait une fortune vingt (bis plue que suffisante pour se mettre a la t - • t « ' de la fondation.

Certains borna - fortune peuvent aussi prétem

triomphe; un écrivain en tient peut décider quelque ami de l'humanité, comme le roi do Ba> lire l'épreu

l'homme qui aura concouru a cette fondation , a litre d'orateur ou promoteur, participera au luatseet a 1.» rôconq>ense du fondateur.

i est une entn : ur laquelle i n peut indiquer en

cent mille candidats pourvus des in«>Nen^ neeessaiies; il ne s< :

pas diflieilo d'en décider un, en lui démontrant qu'il en va recueillir

l'immensité de fortune ni de Je reviendrai sm ••«• mi et qui

nt iei trop ebloui^aut Le plu? lin:; eux favori de eour M peut

pas obtenir un petit royaume héréditaire, comment croirait-on que le fondateur de l'état sociétaire obtiendra un vaste empire ? cela sera très- exactement démontré.

ARTICLE IL Énormifé cl a produit sociétaire.

Une des causes qui ont retardé l'invention du mécanisme sociétaire, c'est qu'en a manqué à la précaution de présenter comme motif d'espérance et stimulant d'étude, un tableau des immenses bénéfices de L'association. L'on pourrait en remplir plusieurs volumes; je vais me borner à quelques pages, où je supposerai l'association établie partout, et les villages remplacés par des phalanges industrielles d'environ dix-huit cents personnes.

Distinguons leurs bénéfices en négatifs et positifs.

Le bénéfice négatif consistera à produire sons rien jaire, [.'lus que des civilisés forçant de travail.

Par exemple : j'ai prouvé qu'une cuisine sociétaire épargnerait en combustible les neuf dixièmes , et en ouvriers les dix-neuf 'vingtièmes de ce qu'emploient les cuisines des ménages. Outre le produit de toutes ces épargnes, on aurait celui d'une fabrication bien améliorée, le profit serait positif et négatif à la fois, car à l'épargne prodigieuse de combustible, se joindrait l'avantage de restauration des forêts, sources, climatures.

Continuons sur l'hypothèse d'exploitation sociétaire : je l'applique à la pèche (\c+ petites rivières. On peut, par inaction combinée , par accord sur les époques d'ouverture et clôture de la pèche, décupler la quantité du poisson et le conserver dans des réservoirs à engrais.

Ainsi par la seule inaction , les réunions sociétaires dites phalanges industrielles obtiendront dix fois plus de poisson, en employant à la pèche dix fois moins de temps et de bras que nous, <■: en se concertant pour la destruction des loutres dans toute légion.

Voilà divers points sur lesquels le bénéfice est décuple et

vingtirple du nôtre; je n'exagère donc pas en estimant le produit

aire au quadruple du nôtre , et l'on verra que ce moyen

terme est au-dessous delà réalité. Que de motifs d'examiner si

• - prorôdé d's naturelle et d

■ - l'estimation.

[/épargne du larcin sérail un immense bénéfice obtenu mum

• . : 1,« fruil esl la plus Facile de tout* s; mais

vol empêche les neufdixièm antations qu'on

idrail faire . il oblige à une construction de murs très-disp n-

ix < t nuisibli -

I. \- 1 iation, exempte du risque n<i larcin, aura moins d ntupler les plantations d'arbres, qu'on en a aujourd'hui à le* ■ el surveiller. Elle aura une telle affluence de fruits qu en nourrira les enfants toute l'ai n conservant le fruil pai

iédés scientifiques, el l'employant en compotes et confitures i|iii coûteront moinsque le pain : parce que le régime des Séries -- nnéea ayant la pi de créer l'attraction industrielle,

convertir au travail agri », nègres, etc.. la zone

torride sera aussitôt cultivée sur tous les points, el le sucre ne coûtera pas plus que le I lé, à poids égal. Dans ce cas la compote ;i quart de Bucre iW\ ien I la ci.!---.' pau\ ro, une nourriture

os chère que le p le fruit de troisième choix, fruil

m compote et marmelade, lûlera presque rien, tanl les ver-

onl immenses, quand le vol ne sera plus à craind • la restauration c lima torique, i méthodiques, sera tm sûr garant ■ : elles sonl réduites

ini'iiui au tiers dece qu'( >nt par suite de cette

n qui aura lieu a la cinquième année socié-

\. le cette sural)Oodancc, lesci ontprivésm(

■ •n Druil : «-ar la peur du lie de

ils en ont. I. i - habitants

i npagne sonl >i fi ipona . qu - is un fruil

ut maturité : ce ule ci.; ill ,\ quali Il faudrait .i trois* enta Famil ciMi hcmeul is plus <!<

les frais de plantation même ; d'ailleurs la \ on esl for-

. nt contrarii e par 1 • n- |ue betanl

imecomii dun • mode véi idique.

IL >.a donc ccj tain :

É.NORMITÉ DU PRODUIT SOCIETAIRE 17

faire ou à très-peu faire, dix fois plus que les civilisés negagnen* en forçant de travail. Souvent le bénéfice aura lieu en double sens, comme dans l'exemple suivant.

On voit cent laitières civilisées porter au marché trois cenls brocs de lait, que remplacerait en association un tonneau sur char à soupente , conduit par un homme et un cheval, au lieu de cem femmes, trois cents vases et une trentaine d'ânes. Cette économie s'élèverait du simple au composé, du producteur au consommateur, car le laitier rendu à la ville distribuerait son tonneau à trois ou quatre ménages progressifs (ménages d'environ deux mille personnes que forment les villes en association); l'économie déjà ci nquantupîe sur le transport, le serait de même sur la distribution bornée à trois ou quatre ateliers au lieu de mille familles.

L'un des côtés brillants de l'industrie sociétaire sera l'introduction de la vérité en régime commercial. L'association, en substituant la concurrence corporative, solidaire, véridique, simplifiante etgarantie, à la concurrence individuelle, insolidaire, mensongère, complicative et arbitraire, emploiera à peine le vingtième des bras et capitaux que l'anarchie mercantile ou concurrence mensongère distrait de l'agriculture, pour les absorber à des fonctions tout à fait parasites, quoi ({n'en disent les économistes ; car tout ce qui peut être supprimé dans une mécanique sans en diminuer reflet, joue un rôle parasite. On fait un tourne-broche avec deux rou< si un ouvrier trouve moyen d'y introduire quarante roues, il y en aura trente-huit parasites. C'est ainsi qu'opère le commerce mensonger ou système de concurrence complicative et pullulation d'âge ns.

Une phalange industrielle ou canton sociétaire ne ferait qu'une seule négociation d'achat ou de vente, au lieu de trois cents négoces contradictoires employant trois cents chefs de famille, qui vont perdre dans les halles etcabarets trois cents journées, à vendre sac pai sac telle masse de denrées que la phalange sociétaire vendrait en totalité à deux ou trois (les phalanges voisines, ou à une agence de commission provinciale. En commerce comme en toute autre branche de relations, le mécanisme civilisé n'est toujours que l'extrême complication, le mode le plus ruineux et le plus faux. Il est bien surprenant que nos philosophes qui se disent passionnés pour l'auguste vérité, se soient passionnés aussi pour le commerce individuel ou anarchie de fraude : ont-ils jamais rencontré dans aucune branch p l'auguste véri

serait-elle réfugiée chez les marchands de» chevaux. ou che marchand* de vin? pas plus que sous les cotonnades de la Bourse.

Nous avon* aussi, bors de l'industrie, des milliers de fonctions parasites, quelques unes bien \ isibles comme celles dejudicature qui ne reposent que sur les vices du régime civilisé, et qui tomberaienl par avènement a l'état sociétaire.

D'autres fonctions très-parasites sont inaperçues- et même isV putées utiles, comme l'étude des langues, travail très-pénible el qui produit moins que rien.

En effet : dès le début tic l'étal sociétaire, oa adoptera va\ lao- ) unitaire provisoire, peut-être le français, sauf à y ajouter environ trois a quatre mille moi- dont il manque. Tout enfant soi a élevé à parler des le plu- bas âge c< Lte langue générale; d< chacun, sans étude des langues, pourra communiquer avec tout le genre humain , ci on saura bien plus on ou genre que celui qui emploie aujourd'hui vingt années à étudier vingt langues, et ne peut pas se raire entendre des trois quarts des nations exist

La perfection sera bien plus immense en travaux publ joui d'hui un état réputé opulent , la France, manque de deux millions qu'exigerait la réparation do ses mesquines routes ,i- talion il \ aura, par tout lo globe, d'un cau'on a l'autn

tes a di\ors trottoirs; ces superbes routes seront construites el entretenues suis impôts, par chaque canton, saut celles de service général pour les courriers et chan

l'n cadastre de France doit router, dit-on , cent millions , cinquante an- i\r travail, et sera a peu près inutile; ^^y le- limita propriétés seront toutes changées lorsqu'il sera Uni. l'n cadastre du nticr ne coûtera qu'une année Y et presque point de

ar chaque phalange lèvera a ses frais le plan de son canton, avec indication do la nature des terrains.

i .-i taino- fonctions civilisées absorbent au-delà du milluple ^ temps m cessaire : une élection . parmi nous, coûte à chaque tcur environ cinq journées de perte , j compris les réunions lont elle a été p i, les fra i te.

elle ne coûtera en association, q une minute.

aucun \ rt environ la quatre millième partie du temps

qu'elle consume aujourd'hui. Je décrirai dans lubrégé d'élection qui emploiera moins «l'une minute, et auquel intei ent nui; urs.

.l'ai peu fait mention

juger que lorsqu'on connaîtra les influences de la méthode nommée Séries passionnées, les moyens de perfectionnement et d économie qu'elle fournit. On verra qu'à l'aide de cette méthode le produit sociétaire s'élèvera bien au-delà du quadruple du nôtre.

Par exemple, le cheval ardennois est la race la plus ehélive de l'Europe. A la place d'un ardennois qui ne vaut pas cent francs, les phalanges de l'Ardenne sauront meubler leur pays de races qu'on paierait aujourd'hui cent louis, et dont la iongévttf sera double.

Sur des objets où il nous parait impossible d'atteindre seulement au double produit, comme sur la culture de la vigne, qui ne comporte pas de deuxième récolte, l'état sociétaire saura atteindra bien au-delà du quadruple , par combinaison de divers moyens savoir :

1° Manutention méthodique et comuK-tc,

2° Conserve générale jusqu'à maturité,

3° Alliages assortis et coupes journalières ,

4° Qualité raffinée par l'équilibre de température,

5° Quantité obtenue par la même cause.

Non seulement ces moyens réunis élèveront le produit de la vigne au-delà du quadruple, mais un seul des cinq peut dans divers donner ce quadruple : en voici la preuve.

J'ai vu tel vin qui, après la récolte, n'aurait été vendu que cinq sous. Conservé et manutentionné avec habileté pendant cinq il revenait à dix sous et on trouvait acheteur à cinquante sous, somme quintuple du prix réel y compris les intérêts et autres frais.

Mais sur tout le produit de ce canton, il n'y avait pas un dixième qui eût été manutentionné et conservé de la sorte pendant cinq ans ; la plupart des cultivateurs sont pressés de vendre ; tel via qu'il faut garder cinq ans ne sera pas gardé cinq mois; il si' consommera dans les petits ménages et les cabarets, avant d'avoir atteint au quart de sa valeur possible.

Si à cette chance de conserve générale qui peut à elle seule quadrupler la valeur réelle de certains vins , on ajoute le bénéfice [uatne autres chances, il est évident que, sur la vigne même, l'étatsociétaire saura obtenir Le décuple produit, en supposant qu'il

doublé en moyen terme par chacune des cinq chances surtout par la cessation du fléau nommé second /tirer ou lune r-jiissc qui , par les retards de végétation, empêche iea si condes - ( t maltraite >i fréquemment les premièn -

En thés - . la civilU

- leux tiers d'improdu

nombre Qgun n '■- ■

comme les militaires, les douaniers, les agents fiscaux; mais eu la plupart de* » » domesliq

même les cultivateurs qui sonl , - ans un grand nombre de (onctions. J'ai \u un jour cinq enfants em] der qua-

tre vaches, encore leur laissaient-ils manger les épis de blé. On haque pas ce désordre dans la gestion civil. - En ajoutant l'épargne des classes détruites par les fatigues, ks — . la navigation imprudente, les épidémies , les contai» trouvera, entre les civilisés et les . une

liiiïén [uanl aux facultés industrielles ou produite

qu'on iicut obtenir d'une masse d'habitants but un terrain donné. Bn effet, si les hommes, femmes el entants travaillent par plaisir, dès l'âge de trois ans jusqu'à l'âge décrépit; >i la dextérité, il. la mécanique, l'unité d'action, la libre circulation, la auration de température, la vigueur, la longévité des hommes

- ni maux, élèvent à incalculable les i jd'uv-

cumulées porteront bien vite au décuple la se du produit , et c'est par égard pour les habitude- qui v le quadruple seulement, depeur.de choquer par me tres-exa L'amélioration portera principalement sur le sort des enfants. —mal gouvei nés par les m - <iui. dans leurs chaumi<

a greniers et leurs arrières-boutiques, n'ont rien de ceqv

- . ; elles n'ont ni ai la n . ni les connaissances , ni le discernement qu'exige ce

lies comme Pai ta . el même dans d

nie Lyon et Rouen, les enfants sont tellement vicl

d l'insalubrité, qu'il en meurt huit fois plus qui scampa-

salubres. 1 uvé que . dans

mi ia circulation de l'ail est inten epU •■• \ ar des roui

iphitisme qui al alemenl les enfants dans

prei re année . parmi ceux aun d'un an, une

alité qui en emporte sept sur huit, avaul l'âge de dôme n i

tandis que <• ■ ,:,> ^,,|~

i no

ÊN0RMITE DIj PRODUIT SOCIETAIRE. 2f

Elle sera à peine d'un sur vingt dans les phalanges sociétaires qui, malgré cette chance de population, ne procréeront pas autant d'enfants que les civilisés. La terre, quoique donnant quadruple et même décuple produit, serait bientôt jonchée de misérables comme aujourd'hui, si l'état sociétaire n'avait pas la faculté d'équilibre en population , comme en toutes les branches de mécanique sociale. [Foyez la section v. des Equilibres.)

.l'ai démontré, par quelques détails, combien les bénéfices de l'association seront gigantesques: un tableau complet de ces bénéfices remplirait plusieurs volumes. On a commis une faute inexcusable en négligeant de publier ce recueil d'aperçus, d'où chacun aurait conclu qu'il est impossible que Dieu, à litre de suprême économe, n'ait pas préparé les moyens d'organiser ce me d'économie et de vérité d'où naîtraient tant de prodiges. Croire que Dieu y ait manqué, c'est l'accuser implicitement d'être l'ennemi de l'économie et de la mécanique.

A cela on réplique : tant de perfection rC est pas faite pour les hommes! Qu'en savent-ils? Pourquoi désespérer de la de Dieu avant d'avoir étudié ses vues dans le calcul de la révélation sociale permanente^ ou attraction passionnée, dont on ne peut déterminer les fins qu'en procédant régulièrement par analyse et synthèse?

Prétendre que tel degré de perfection n'est pas fait pour les hommes, c'est accuser Dieu de méchanceté; car il possède un moyen sur d'appliquer aux relations humaines tel système qu'il lui plaira. Ce moyen est l'attraction, dont Dieu seul est distributeur; elle est pour lui une baguette magique , passionnant toute créature pour l'exécution des volontés divines. Des lors si Dieu -e complaît au régime de perfection sociale qui serait celui d'unité sociétaire, justice et vérité, il lui suffit, pour nous faire adopter ce régime, fie le rendre attrayant pour chacun de nous. C'est ce qu'il a fait : on va s'en convaincre en lisant le traité du mécanisme sociétaire distribué en Séries passionnées ; chacun s'écriera : voila ce que je désire, ce serait pour moi le bonheur suprême.

La perfection est donc faite pour les nommes, si elle est vœu de Dieu comme on n'en saurait douter. C'est pour avoir trop peu ré de Dieu que non- avons manqué les voies de perfection te qu'il eût clé si facile de découvrir par calcul débat' bon.

Mai- ce calcul semble absurde au premier abord; il nous ap-

prend que chacun voudrai! des millions et un palais; rommont faire pour en donner à tout le monde

Objections frivoles! Est-ce là un motif d'abandonner «ne étude4 Poursuivez-la sans vouseffrayer, suivez le précepte de vos plnlo- ■ephes, qui vous ordonnant d'explorer en entier le domaine d*> la science] achevez donc ce que Newton a commencé, le calcul «le l'attraction : il vous apprendra que celui qui désire des millions et un palais, désire trop peu; car, dans l'étal sociétaire, le plus pauvre des hommes jouira de cinq cent mille palais, où il trouvera litemenl beaucoup plus de plaisirs que ne peut s'en procurer i de France, avec trente-cinq million- de rente et une dou- • de palais où ses plaisirs se bornent à entendre des sollieies tripotagesde parti, être harcelé par l'ctiifueUe, el n'avoir d'autre délassement que les cartes ou la cl dégénérée en tuerie, en plaisir de boucher. \ os d< - ronsdonc trop peu, c'esl ce que prouvera le calcul attraction. Dieu nous prépare un bonheur bien su] médiocres convoitises : demandons beaucoup à celui qui ;

esl faire injure à sa - lé, que d'attendre de lui

- médiocres, des plaisirs média res I e destin du genre un esl . ou l'immense bonheur sou- le régime divin el si . ou l'immense malheur sous les lois des hommes , dan- l'étal dustrie morcelée el mens qui, comparativement à la

! donne pas le quart en produit effectif, et pas le quarantième en jouissan

Onvoil les civilisés prêts à braver fatigues, périlsef naufra

pour hasarder de doubler leur loi lune, ou d'en acquérir une petite :

i une chance bien autrenv ni favorable, quadrupler subitement

: ii. m-, et sans se dépayser ni courir au< un risque sanitain

niaire. Ehl que faudra-l-il doi écrie-t-on. Rien

nuire que dese divertir du matin bu soir, puisque les amusements

faeronl au travail, devenu plus attrayant que ne sont aujour-

ectacles el i »;»!-.

. perspectif i - de l'étal sociétaire sont éblouissantes, plus

a importe de s'assurer si la théorie en est exacte, si le calcul de

action industrielle el du mécanisme d >ns est réellement

RVei t. Pour lainilian.-. r les I B nou\eautc,

A faudra les initier un peu a la « onnaissanec du mouvement et dt*>

nées qu'on répulail impénélral l< SjCouveTtesd'unvoiled'airain.

■ciste bien un voile, un | lusépaisses, qui aveugle

{'esprit humain : rclto cataracte se compose de cinq cent mille tomes, qui déclament contre les passions et l'attraction, au lieu d'en faire l'étude.

Que l'attraction soit éblouissante et absurde au premier abord, ce n'est pas sur ces apparences qu'il faut la juger, mais sur l'ensemble du mécanisme auquel tendent ses impulsions, qui nous semblent vicieuses quand on les observe en détail. Je vais, pour disposer à cette confiance , expliquer le but d'une de ces impulsions réputées vicieuses.

Je choisis le penchant le plus général et le plus contrarié par l'éducation, c'est la gourmandise desenfants, leur passion pour les friandises, contre l'avis des pédagogues, qui leur conseillent d'aimer le pain, manger plus de pain que de pitance.

La nature est donc bien maladroite, de donner aux enfants des goûts si opposés aux saines doctrines ! tout enfant regarde comme punition un déjeuné au pain sec ; il voudrait des crèmes sucrées, laitages et pâtisseries au sucre, des marmelades et compotes, des fruits naturels et confits, des limonades, orangeades etvins blancs doux. Remarquons distinctement ces*goûts, qui dominent chez tous les enfants ; il y a sur ce point un grand procès à juger : il s'agit de décider lequel a tort, ou de Dieu, ou de la morale.

Dieu, distributeur de l'attraction , donne à tous les enfants ce goût des friandises ; il eût été maître de leur donner du goût pour le pain sec et l'eau, il aurait servi les vues de la morale ; pourquoi donc opère-t-il sciemment contre les saines doctrines civilisées? Expliquons ces motifs.

Dieu a donné aux enfants du goût pour les substances qui seront les moins coûteuses dans l'ordre sociétaire. Quand tout le globe sera peuplé et cultivé, jouissant de la libre circulation , sans aucune douane, les mets sucrés que j'ai désignés plus haut, seront bien moins coûteux que le pain ; les comestibles abondants seront le fruit, le laitage et le sucre, mais non pas le pain dont le prix s'élèvera beaucoup, parce que les travaux de culture du blé, et préparation journalière du pain , sont pénibles et peu attrayants; il faudra les payer bien plus que ceux des vergers et de la confiserie.

Et comme il convient que les enfants fassent moins de dépense que les père-, en nourriture et en entretien , Dieu a opéré judicieusexnenl en leur donnant attraction pour ces sucreries et friandises, qui seront moins ( hères que le pain, dès «pie l'on sera par-

2i PHI

venu à 1V-I; '

rlai sur lous i,., ,. contrarient l'attraction. L'en

reconnaîtra ; Dieu fi' bien tout ce qu il fit, qu'il a en r,

r aux enfants attra I r les laitages, Bruits et pâtis-

series i - xe; el qu'au lieu de perdre follement trois mille ans a déclamer le plus e de Dieu, contre la distribu-

lion dès aurait mieux fait d'en

étudier le bul par calcul sur l'ensemble de ces impulsions que la

.- ; texte qu'elles sont nuisibles dans l'ordre civilisé et barban rai, mais Dieu n'a pas fait !o<

î barbare. S'il eût voulu mainteo dusn i >, il aurait donné aux enfants l'amour

du pain sec, <•; aux pères l'amour de la pauvreté, puisque tel estle sort do l'Immense major il - 1 I 1 arbai

! une étude amusant et flatteuse que d'examiner les empl, ie branche d'attri l'utilité de chacune dans

!i« mécanisn laire : l<

bien adapb des enfants; chacun se

convaincra que s instincts les plus critiqués trou-

vent des emp

plus fli

. dira-tron , qu'une invention - . ; i - » cieuse soit l'ouvra inconnu, qui ne figure pas

i;it -.' Tant d'hommes célèbres, depuis Platon jus • Voltaire . ont exploré 1" domaine dos sciences : peut-on penser . qu'ils aient manqué la plus p • des découvertes? cela

» n'esl pas croyable, ce calcul de l'attraction et de l'associatioii » ne peut être qu'ui rie : c'esl quelque vision,

» que songe cri ux

Ainsi raisonne l'orgueil : on est choqué de voir un incoi enlever la palme que tant d'i ent pu cueillir avant lui.

On aime mieux î r une h rte que de la te-

nir d'un intrus. D'ailleurs V\ Hatté en

lanl les idées m

croyaient hommes ' ' atomb qui

leur démontrait la Bphéi nouveau monde continental.

Je réponds à ces détr foit-il qu< u

vertes éminemn le tout le mond<

EN0RMITE DU PRODUIT SOCIETAIRE, gj

rétrier et la soupente, aient échappé à vingt siècles savants? II ne manquait pas, dans Rome et Athènes, de bons mécaniciens, aptes à faire ces faciles découvertes. Tout charron, tout cavalier pouvait inventer la soupente et rétrier, choses dont tout le inonda avait grand besoin, car chacun voyage en voiture ou à cheval. Les voitures des César et des Périclès étaient cahotantes com;: nos charrettes; les cavaliers romains étaient sujets à de graves maladies, qu'un étrier aurait prévenues; on plaçait sur les route?. des bornes de distance en distance , pour leur aider à remonî< r à cheval.

En considérant cette inadvertance de la docte antiquité sur deux inventions qui étaient à portée de tout bon simple, s'étonnera-t-on qu'une théorie vaste et brillante comme celle de l'j traction passionnée, ait échappé au monde savant? D'ailleurs, ( -i n'en tient le germe que depuis un siècle, depuis Newton, qui a éventé la mine. Or, si l'on commet des étourderies de vingt siée! sur des inventions faciles, comme la soupente et l'étrier, on per.r. bien en commettre d'un siècle sur des études transcendantes comme celle de l'attraction ; calcul bien aisé à comprendre aujourd'hui qu'il est fait, mis en ordre; mais la recherche en était p! ditTicile pour les savants que pour d'autres hommes, parce que le monde savant est tout imbu d'une doctrine appelée Morale , qui est mortelle ennemie de l'attraction passionnée.

Ta morale enseigne à l'homme à être en guerre avec lui-même,. "f> résister à ses passions, les réprimer, les mépriser, croire que Dieu n'a pas su organiser sagement nos âmes, nos passiens; qu'il avait besoin des leçons de Platon et Sénèque, pour apprendre à distribuer les caractères et les instincts. Imbu de ces préjugés sur l 'imj ritie de Dieu, le monde savant était inhabile au calcul des impulsions naturelles ou attractions passionnées, que la morale proscrit et relègue au rang des vices.

Il est vrai que ces impulsions ne nous entraînent qu'au mal quand on s'y livre individuellement ; mais il fallait en calculer le jeu sur une masse d'environ deux mille personnes sociétairement réunies, et non sur do^ familles ou des individus isolés : c'esl à quoi le monde savant n'a pas songé ; il aurait reconnu par celte étude, que dès qu'on atteint au nombre de seize cents sociétaire-, les impulsions naturelles dites attractions tendent à former des séries <!<> groupes contrastés, dans lesquelles tout entraîne à l*industrie uevenue altravante et à !a vertu devenue lucrative.

20 i il

En voyant ce mécanisme, au seulement en Faisant le calcul de propriétés, on comprendra que Dieu a bien lait foui ce quil a fait, et qu'au lieu de perdre follement trente sièplea i insulter l'attraction qui es! l'ouvrage de Dieu, on aurait dû aav ployer, comme je l'ai Bût, trente ans à l'étudier. Les devaient suivre leurs préceptes d'explorer en entier 4e domaine de la nature, étudier l'homme, C univers et Dieu ; elles devaient , au lieu de critiquer en détail nos attractions, les étudier dans leui entier, dans leur ensemble, en application à des nu nombreuses. L'attraction est le moteur de l'homme, elle est l'agent que Dieu emploie pour mouvoir l'univers et l'homme; on ne pouvait donc étudier l'homme, l'univers et Dieu, qu'en étudiant l'attraction dans son entier, en passionnel comme en matériel.

Enfin l'inadvertan< iparée, le calcul de l'attraction ]

sionnee est découvert, et le monde peut à l'instant passer aux

destinées heureuses. Une doit s'attacher dans cette conjoncture

qu'à vérifier si la théorie esl juste, et non à chicaner l'inventeur

sur les formes ; c'est le fond qu'il faut examiner. On a tant

aveur aux charlatans en association ! Le véritable inventeur

demande que de la justice. Les charlatans ont trouvé de quoi

fonder depuis vingt ans une vingtaine d'établissements qui, ea

..•terre < o;imie en Amérique, ont manqué complètement le

l'inventeur ne veut former qu'un seul établissement qui .

en deux mois, atteindra le 1 ■ l'imitation générale p»

appât du bénéfice » t du plaisir.

Mais cet inventeur a le tort de ne pas certai-

nèsa iences en crédit : eh ! si je tombais d'accord avec les sciences politiques et morales, je ; i qu'un sophiste de plus: Galilée,

l Copernic, Newton, Linné, donnèrent un démenti a leur

le -. un inventeur esl ni. lue de contredire les erreurs dominantes; un charlatan» pour faire des dup rnt tous les sophisfa l «les doux est digne de confia» On I que l*bisi les peupli - une leur ment ; rien n'est plus ' «1 aujourd'hui plus les contre les inventions qu'ils ne l'étaient au tempe de (ialilée. Cent t. is l'histoire leur a dit que ■ l rverj ,,nt él ivent aux jeux Au hasard qu'aux ilations du génie ; que le génie et le bon esprit se trouvent

. ■ «Muent « lie/, les l.eau\e^»nt- mutmieis et peu su-

» tibles d'idées neuves. »

Malgré les leçons de l'histoire et de l'expérience, on exige qu'un inventeur soit un personnage académique par les formes et le style. Etaient-ce donc des académiciens que ceux qui découvrirent la lunette et la boussole ? C'étaient des enfants et des êtres si obscurs que leur nom ne s'est pas transmis.

Lorsqu'un trésor est apporté , hâtez-vous d'en jouir au lieu d'intenter des procès à celui qui l'a trouvé ; pourquoi le quereller sur les formes et le style. Qu'il s'exprime en patois, peu importe: l'invention en a-t-elle moins de valeur ?

Zoïlesqui prétendez que l'esprit académique est nécessaire dans un inventeur, quel bien votre faconde a-t-elle procuré aux nations modernes ? L'examen de cette question terminera la préface.

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