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CHAPITRE III

Ressorts spirituels d'industrie pour la Bas?e Eufance.

J'ai donné en note, au début du précédent chapitre. une table de neuf ressorts spirituels. Entrons dans quelque> détails sur deux seulement, et d'abord sur le mille ii '. 5, la singerie, qui se combine toujours avec les effets matériels.

Une propriété générale chez les enfants est la singtru ou manie imitatuc. Ils veulent tenter ce qu'ils voient faire à de plus avancés en âge. C'est sur cette fantaisie nommée ton ascendant i III, 3-15) que reposera presque tout le >\>téme d'éducation attrayante des bambins et poupons.

Ladite manie se développe avec véhémence, quand on leur fait voir des manœuvres d'Harmonie , telles que les évolutions

des militaires à l'exercice;

des thuriféraires a la procession ;

des danseurs à l'opéra.

Qu'on rassemble cent bambins ou « lutins > pris au hasard. Si on leur fait voir ces diverses manu-iivres , ils s'empresseront tous de les imiter. A défaut de fusil, chacun d'eux prendra un bâton; à défaut d'encensoir, une pierre HISpendueà une corde; à défaut de houlette, une

br inche de saule.

Oue si on leur fournit de petits fusils , petits encensoirs , petites houlettes , tous les \ernv transportés de

joie, écoutant a?ec une docilité re-pretueii-e les l< ' qu'un Chérubin de 6 ans] voudra bien leur donner BUT

solutions. Leur enthousiasme croîtra encore si on ajoute costume et attirail . BÎ on leur donne de petits bon-

nets.de grenadier pour la manœuvre , petits surplis pour la procession, petits chalumeaux pour les figures chorégraphiques.

Les lutins et bambins trouvent toutes ces gimblettes aux Séristères d'institution harmonienne , et en divers degrés. Ils n'obtiennent que l'encensoir [de bois sans feu,] et le fusil de bois dans leurs essais. Devenus plus habiles, ils auront encensoir d'étain et fusil de fer; puis , en 3e. degré, l'encensoir argenté, etc. Ce mode progressif est un des grands ressorts d'émulation entre eux.

On les rassemble par fois dans une école manœuvrière d'aspirants. Ils ont, dans les jardins comme dans le Phalanstère , quelques locaux affectés à leurs essais : là , on emploie en exercices utiles toutes les gimblettes et bimbeloteries que la civilisation fabrique , sans aucun fruit , pour l'éducation. Le c lutin » y trouvera, comme aujourd'hui, de petits chariots et chevaux de bois; mais il faudra qu'il sache atteler en plein le cheval de bois , avant qu'on lui confie le chariot attelé d'un petit chien et fonctionnant au potager. La progression sera observée là comme partout ailleurs , et l'enfant n'y touchera aucune gimblette qui ne serve à son éducation industrielle.

Ces fournitures de costumes et gimblettes nécessaires à la basse éducation doivent être de trois degrés au moins , et plutôt cinq , afin d'exercer toujours les enfants par divers pelotons et classes , les façonner de bonne heure à l'Harmonie, à la dextérité. Chez nous, un enfant mène isolément et gauchement un petit char qu'il aura cassé dès le soir môme , et les tendres pères seront dans l'extase de voir le char en morceaux. Dans les Séristères de pouponnerie, on ne confie ces gimblettes que sous condition de bien figurer dans telle classe , ou de déchoir d'un

degré, recevoir un moindre char et passer à un rang inférieur.

Ces fournitures, qui causeraient à une famille des frais énormes et inutiles, deviennent pour les Harmoniens une «maille précieuse ; on y trouve le bénéfice inestimable d'amorcer l'enfant à l'industrie, le passionner dès l'âge de 30 mois pour une foule de travaux sur lesquels il deviendra en peu de temps assez expert pour soutenir au moins trois épreuves, et se faire admettre aux bas bambins , âgés de 5 ans, qui sont déjà d'habiles travailleurs , gagnant au moins leur dépense. On ne peut tirer parti de ces fournitures enfantines, qu'autant qu'on réunit des niasses de < lutins > en trois corps d'âge et de talent, dont la 5e. seulement, âgée de 35, la 2e , 30 mois, sont admises aux exercices industriels.

Comment essayer cette éducation collective en civilisation, où l'on n'aurait ni le nombre et la gradation d'enfants, ni les salles, costumes etgimblettes en échelle régulier»' ! Ce n'est que sur les masses divisées en petites escouades, chœurs et sous-chœurs, qu'on peut mettre en jeu le point d'honneur, l'amorce des privilèges gradm soit en ornements de parade, soit en exercices et instruments d'industrie.

Leur influence est telle , que du moment où l'enfant a passé 3 mois dans le Sérislèrc des « bas latins, > son éducation s'achève d'elle-même par la seule impatient' «le B'élever d'échelon en échelon. Les esprits de corps . les rivalités, l'entraînent à prendre connaissance d'uni1 foule de travaux ; les instituteurs n'ont plus à faire que «l'attendre les demandes en instruction. La seule emie de passer des aspirants aux nmices, des noyiees aux

bacheliers , suffit pour électriser un poupon un bambin

dans les ateliers et manœuvres. L'on est moins en peine d'exciter son émulation que de modérer son impatience, et le consoler d'une impéritie dont il s'indigne et s'efforce de se corriger.

Une immense avantage en éducation harmonienne, c'est de neutraliser l'influence des pères , qui ne peut que retarder et pervertir l'enfant.

Là -dessus, grande insurrection des pères et d^s philosophes.

« Vous voulez donc , diront-ils , enlever l'enfant à son > instituteur naturel, qui est le père? » Je ne veux rien. Je ne suis pas la coutume des sophistes , qui donnent pour lois leurs sots caprices en éducation, comme la manie de plonger en hiver l'enfant dans le bain froid, pour imiter quelques républicains de l'antiquité. Je me borne à analyser les vues de l'Attraction. Or, il est de fait qu'elle donne aux I9/2CK des enfants un caractère et des penchants opposés à ceux du père qui s'efforcerait de communiquer ses penchants à son fils : elle veut, au contraire, guider l'enfant par le ton ascendant (III, 345), déférence des inférieurs aux supérieurs, ton qui est l'opposé de celui qu'elle assigne au groupe de famille.

Désire-t-on, en éducation comme en toute autre affaire, connaître exactement le vœu de la nature ? Il en est un moyen sûr ; c'est d'opiner à contre-sens de la philosophie, toujours antipathique avec la nature ou Attraction.

Or, quels sont les préceptes de la philosophie? Elle veut , < Que le père soit instituteur de son enfant, » Et que le père ne gâte pas son enfant. » Adoptez les deux opinions contraires :

« Que le père ne soit pas instituteur de l'enfant, » Et que le père se livre au plaisir de gâter l 'enfant . >

C'est double contravention aux lois de la philosophie, et par conséquent double ralliement au vœu de la nature, puisque les doctrines philosophiques ne sont autre chose qu'un contre-sens compose , ou double contrariété avec le vœu de la nature.

On verra, dans le cours de celte section , que les pères harmoniens n'ont d'autre fonction paternelle que de céder à l'impulsion naturelle, gâter l'enfant, flatter toutes fantaisies, selon la règle du ton descendant (III, 545 déférence du supérieur à l'inférieur.

I /enfant sera suffisamment réprimandé et raillé par ses pairs. Les rebuffades qu'essuient les hauts poupons de la part d'un groupe de bas bambins , et ceux-ci à leur tour de la part des bas chérubins , deviennent le germe d'une émulation qui ne pourrait jamais éclore dans la compagnie des pères et mères, admirant toujours les gaucheries jle leur progéniture.

Le contraire a lieu entre enfants; ils ne se font ni compliments ni quartier : le marmot un peu exercé esl inexorable pour les maladroits; et d'autre part, le poupon raillé n'osera ni crier, ni se fâcher avec des enfants plu* âgés que lui, qui riraient de sa colère et le renverraient des salles.

Cet art d'assouplir et fasciner l'enfant par autorité attrayante est si neuf, que j'y consacre me nôtt F(i), pour mieux fixer l'attention sur le ressort employé ( h charnu corporatif ascendant <t gradué.

Wrrï, le féritable instituteur de l'enfant , le ressort qui peut seul faire naître chexun poupon le feu $acré, l'émulation industrielle , c'est une compagnie d'autres enfants

(i) Voyez, ci après, page •"*»;

plus âgés de six mois ou d'un an, et plus éminents en dignités et décorations. Lorsqu'un poupon ou bambin a parcouru dans la journée une demi-douzaine de pareils groupes , et essuyé leurs quolibets , il est bien pénétré de son insuffisance, bien disposé à consulter les partriarches et vénérables qui ont la bonté de lui donner des leçons.

Après cela, peu importera que les parents, au moment du coucher, s'amusent à le gâter, lui dire qu'on est trop sévère, qu'il est bien charmant, bien adroit; ces verbiages ne feront qu'effleurer , sans persuader. L'impression est faite. II est humilié des railleries de 7 à 8 groupes de bambins qu'il a fréquentés dans la journée. En vain le père et la mère lui diront-ils que ces bambins, qui l'ont repoussé, sont des barbares, des ennemis du commerce et de la tendre nature ; toutes ces fadaises paternelles seront de nul effet, et le poupon retournant le lendemain aux Séristères bambiniques ne se souviendra que des affronts de la veille ; ce sera lui qui , par le fait , corrigera le père , du gatement, en redoublant d'efforts et prouvant qu'il connaît son infériorité.

Du reste, le gatement ne peut pas avoir lieu aux ateliers, parce que les pères et mères ne se rencontrent pas à l'ouvrage avec les poupons, et fort peu avec les bambins , mais seulement avec les chérubins qui sont déjà admis dans de grands ateliers. Les hauts bambins y ont seuls quelqu'accès ; les pères et mères, gens de 50, 40, 50 ans, sont trop intrigués dans leurs grands ateliers et cultures, pour avoir le temps de s'en éloigner , s'inquiéter des fonctions de l'enfance, assez bien soignée par quelques patriarches, vénérables et révérends des deux sexes , à qui on commet la direction des Séristères et cultures bambiniques.

Le gaiement est donc impossible en industrie sociétaire, puisque la plus jeune compagnie que rencontrent les pères aux champs et aux ateliers, se compose de chérubins et chérubines qui sont déjà plus sensés que tous les pères civilisés : chaque chérubin exerçant la remontrance près des bambins la reçoit à son tour des séraphins ; il sait que les flatteries de sa mère n'en imposeraient pas au jury séraphique devant qui il faudra faire ses preuves pour la gradation (9).

Ainsi sera neutralisée et absorbée cette funeste influence des pères en qui la philosophie toujours malencontreuse a cm voir les instituteurs naturels de l'enfant. Ignore-t-elle que le père, tout préoccupé du besoin de richesse, ne fera germer chez son fils que des vues de cupidité , le formera de bonne heure à capituler avec le vice pour arriver à la fortune , « à faire avec le Ciel des accommode- » ments ! > Ainsi , le père GATERA le moral , tandis que La mère gâtera le physique par des vices de régime, par une indulgence dangereuse : l'intervention des pères et mères n'es! donc le plus souvent pour l'enfant qu'une source de gati mi NT composé. Qu'il y a loin d'un tel rôle à celui d'instituteur intégral compost !

Notf F, sur lu Subordination passionnée des Enfants.

Ici je rassemble et rc>scrrc les documents théoriques sur cet épineux problème, et les indices qui conduisaient à la solution.

L'art de rendre La niinnolsde 5 ans dociles par p!,n>ir, et qui plus est , empressés a ne s'occuper que d'industrie utile ! Ce sérail vraiment le double prodige, La magie sociétaire, citée III, 548-

Quadruplons le miracle, en donnant a ces mêmes enfants l'enthousiasme affectueux pour leurs supérieurs, et la Faculté de ra-

mener'un père flatteur a la raison , en se montrant plus sensés que \ui.

« Bah ! ces enfants seront donc tout a fait des cre'atures ce- >• lestes sous forme humaine ! » Oui , il le faudra , par opposition aux marmots civilisés, engeance démoniaque, élevant la perversité au degré bi-composé, au quadrille de vices :

Aversion pour toute industrie utile; Haine et raillerie à V égard des supérieurs ; Ligue de malfaisance pour la destruction ; Instinct pour asservir et aveugler les pères.

Voila l'enfant civilisé, voila l'ouvrage de la philosophie : n'estce pas le cas de dire, avec Beaumarchais, « que les gens d'esprit sont bêtes ? »

En éducation comme en toute branche du système social , partons d'un principe: c'est que si on se trompe au point de départ, on s'engagera de plus en plus dans la fausse route. Or, quel est le point de départ en éducation? C'est la [transition, l'enfance brute , ] phase antérieure qui comprend les nourrissons , lutins et bambins. Si nous découvrons l'art d'appliquer a cette lre. phase la subordination passionnée, nous saurons, par suite, l'appliquer aux 3 autres phases. Le ressort sera le même pour toutes.

Redoublons donc d'attention dans cette recherche d'un charme d'attraction industrielle , applicable a l'enfant dès l'instant ou il peut marcher. Ce qu'on peut donner pour certain à cet égard , c'est que le charme dont il s'agit ne peut se trouver que dans des ine'thodes extra-civilisées , anti- civilisées , puisque l'état actuel arrive au but opposé, et n'inspire a l'enfant que des penchants de malfaisance et de destruction.

L'homme est le seul être qui , par instinct natif, détruise l'ouvrage de son semblable. Un enfant n'est point encore dépravé par des vues cupides ou haineuses, et pourtant il n'use de sa liberté que pour exercer le ravage. Il suffirait de ce seul indice, pour prouver qu'il y a intervertissement dans le mécanisme passionnel, et qu'en s'élevant de l'état sauvage ou brut , à l'état civilisé , l'espèce humaine a cheminé comme l'écrevisse, à contre-sens du but direct ( indice a joindre au tableau des 9 fléaux , II , 120 ).

Remontons a la source du mal ; déterminons le vice radical de

nos méthodes. Elles ont le tort de ne savoir pas créer et mettre cri jeu l'autorité naturelle ou talisman d'attraction qui impose à l'enfant , le pénètre de charme et de docilité passionnée, l'entraîne par plaisir a l'industrie.

Cette autorité naturelle n'est assurément pas celle des père et mère: le marmot s'en forme deux esclaves a qui il commande en tyran par ses criailleries. Quant a la bonne, elle n'est aimée de lui qu'autant qu'elle est servilement obéissante. Il en est de même des aïeux, autre couple d'esclaves faisant près de l'enfant fonction de flatteurs, et non d'autorité imposante, guidant a l'industrie.

L'indomptabilité de l'enfant présente le même problème que celle du zèbre, animal qui paraît le plus rebelle et qui est conditionnellcment le plus docile des solipèdes. Il sera, dans l'état sociétaire, beaucoup plus privé que les ânons, si bonnes créatures, selon La Fontaine. Il sera docile au point de devenir monture de cavalerie minime pour les escadrons de lycéens, ï\°c$ de 9 a 12 ans. Mais pour l'amener a cette bénignité, il faudra la fasciner par un talisman d'attraction que nos coutumes ne peuvent créer ni pour l'animal ni pour l'enfant. Sachez leur présenter ce charme composé (III, 548), qui fait naître a la fois enthousiasme et affection ; vous verrez le lion se coucher aux pieds cYAndroclès , et l'enfant aussi docile aux leçons d'industrie, qu'Hercule à tenir le fuseau d'Omphale.

Quoi de plus fougueux que certains bretaillcurs qui ne sauraient converser sans pourfendre une douzaine de victimes , plus ou moins? Ces chenapans sont les hommes les plus doux , les plus circonspects, dans une compagnie de quelques maîtres d'armes. Alors cessent toutes leurs jactances ; leur style est mesuré; ils ne songent plus a terrifier le genre humain ; ils reconnaissent pour égaux et pairs tous les assistants.

On voit par la que les caractères les plus indomptables en apparence deviennent le> pluS9dupl« quand ils ont trouve leur contrepoids naturel , une autorité qui le> r lui me et leur impose paffl ncllcment l'autorité d'attraction. Je l'ai dit (18), ce pouvoir manque et très-inconnu qui doit charmer reniant rebelle,

n'est autre que sa prévention , son engouement pour les cha NTSCJ sous-chœurs un 'peu supérieur en ■unis de G mois, d'un

an , à peine 2 ans. Ils sont l'objet de son admiration , la classe a qui il ambitionne de s'allier et dont il suit passionnément , humblement , toutes les impulsions. Voilà quel est son maître adoptif ; voilà cet instituteur naturel ou attrayant , à la recherche duquel se sont vainement épuises les cerveaux philosophiques.

La civilisation , au lieu de luipre'senter ce véhicule d'émulation, lui pre'sente un foyer de dépravation; c'est la tourbe des polissons du voisinage , vers qui l'enfant est entraîné irrésistiblement. Ils ne l'exciteront qu'à faire du dégât , jouer des jeux à s'estropier ; ils le formeront à la mutinerie, à la grossièreté de langage et de manières, à l'art de tromper parents et instituteurs. ]N'est-il pas dans l'ordre que la civilisation, source de tous maux , travestisse et transforme en fléau social (II, 33) , le ressort qui, en Association, doit guider au bien les enfants dès le plus bas âge ?

Nous voyons dansles collèges cette influence malfaisante s'exercer en gradation. L'écolier de 6e. considère ceux de 5e., et révère ceux de 4e. 11 admet leurs décisions comme des oracles, et s'honore de figurer dans leurs complots de malice; tandis qu'il se moque des conseils et ordres donnes par les régents ; il met son plaisir à les enfreindre.

Le monde enfantin sera en pleine contre-marche dans l'état sociétaire , ou les chœurs et sous-chœurs des deux sexes , au nombre d'une quarantaine, et les échelons de dignitaires enfantins, présentent des amorces de genre et d'espèce pour toute industrie et pour tout âge.

Quant à présent, si l'enfance ne tourne qu'au vice , la faute en esta la civilisation, qui est distribuée tout à contre-sens de l'institution naturelle. Dieu a disposé les caractères selon les convenances du régime sociétaire; il en résulte que l'enfant qui est l'être le plus rapproché de la nature, le moins imbu de préventions sophistiques, est le premier à se révolter contre un ordre anti-naturel : aussi ne fait-il usage de sa liberté que pour se porter au mal.

Le but de l'éducation était donc de créer pour les enfants une amorce industrielle capable de les dompter et les fasciner. L'emploi du charme est tellement essentiel dans le système de la nature qu'on la voit distribuer méthodiquement les charmes subversifs , comme celui (pic le serpent exerce sur l'ofceaii pour l'étourdir et le

dévorer. La'perfide civilisation e?t parsemée de ces charmes subversifs qui entraînent les divers âges dans tous les pièges : le vieillard est assiégé par les captateurs d'hoirie, comme le jeune homme par les séductions d'autres intrigants. L'ordre civilisé présente a tous les âges des amorces pour ,1e mal; d'où il suit que l'ordre sociétaire (loi du contre-mouvement 111, 50) doit prodiguer à tous les âges des amorces pour le bien, prodiguer surtout a l'enfance le charme industriel , unique voie de sagesse pour le jeune âge. La découverte de ce ressort était le seul problème a résoudre en éducation : il est enfin résolu , par la théorie du charme corporatif ascendant et gradué , ou théorie des Séries pass., contiastées , rivalisées, engrenées.

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