SECTION I. — ANALYSE DE L ATT3 ■ S" PASSIONNEE
iâ moralistes blâment X Esprit cabalistique-, cependantles nomistes et les littérateurs ne cherchent qu'à l'exciter dans toute : ranche d'industrie ou de jouissance, par lus variations de modes, parla controverse en affaires de goût, en peinture en poésie, etc., sur (1rs raffinements de l'art inaperçus (lu vulgaire. C'est par une échelle de ces nuances délicates, qu'une Série passionnée ■
triser une vingtaine de groupes, el communiquer ce ratiinemenl cabalistique, des consommateurs aux producteurs; elle dissémine, au sortir des courtes séances, chacun de ses secte
«ni. de la consommation, prendre pari à un travail de pn j porter l'espril de parti dont ils sont anim< Nos compagnies administratives, dans leurs messes d'installation, demandenl au Saint-Esprit de les préserver del'espritde
, le, les rendre tous frères, tous unis d'opinion; c'est inviter
• lint-Espril à se mettre en révolte contre Dieu; car si le Saint-
inéantissail l'espril cabalistique, il détruirai I la pas Dieu a créée pour opère:- sur les discorda que doit
• -cric bien échelonnée.
Le Paraclet, loin de déférer à leur demande incongrue, 1; •s passions dans l'étal où Dieu les aussi voit-on, au
[ue les députés, loin de vouloir s'unir d'opinion,
er ^\r< comités cabalistiques, des menées d'intrigues
il do parti. Tel csl constammcnl le fruit de cette prière
. , ou ils invitent l'Esprit Saint a imiter les phi a vouloir changer les lois de Dieu sur l'emploi des pasis.
/ n y >sli es! tellement inhérente a la nature de l'hom i méprise tout être qui a le goùl (\v< plaisirs simples, n une seule jouissance. Qu'un homme ait une table exquise pou: seul,snn&3 inviter jamais personne, il sera criblé de quoi . . m. n- > il réunit clic/, lui une compagnie bi< n .
• il Ion goûte .1 la îo'\S plaii r dm sens par la lnuin i i.
j)l iisir de rame par l'amitié, il sera prôné, parce que ses banquel il plaisir composé et non pat simple. Une ambition n'esl Ion al tic qu'autant qu'elle met enjeu le- deux
* a de cette passion, intérêt cl gloire : elle est Ile n'a pour mobile que l'intérêt seul, elle est illusion
perfide si elle ne tend qu'à la gloire; il faut donc l'élever du sim*
pie ;iu composé, en nvliei. liant a la fois l'intérêt et la gloire
i ir n'esl beau qu'autant qu'il esl amour composé, t un ao i
K0T1C2 IL — CIIAPITBE VI. 85
le double charme des sens et de laine: il devient trivialité ou duperie, s'il se borne à l'un des deux plaisirs.
La Papillonne est voie d'équilibre entre les facultés corporelles et spirituelles, gage de santé du corps et de progrès de l'esprit. Elle seule peut créer celle bienveillance générale que rêvent les philosophes, car si l'on dissémine les collaborateurs d'un travail dans cent autres groupes, il arrive de cet engrenage que chaque groupe a des amis dans tous les autres ; c'est le contraire du mécanisme civilisé, où chaque profession est indifférente aux intérêts des autres, souvent même hostile avec elles.
La Papillonne est donc la sagesse présentée sous les couleurs de la folie; il en est de même des deux autres.
Ces trois passions sont fort actives chez Les enfants, sexe neutre, qui , étant dépourvu desdeux passionsdites affectueuses mineures, amour sexuel et amour paternel, se livre d'autant plus aux trois Passions mécanisantes : aussi voit-on les enfants enclins à la cabale, à l'exaltation et au papillonnage, même dans leurs jeux, qu'ils ne continuent jamais au-delà de deux heures sans varier. C'est d'après cette disposition des enfants, que la manœuvre de série sera plutôt organisée parmi eux que parmi les pères.
J'ai dû définir amplement ces trois passions et les trois leviers qu'elles emploient, afin de prévenir les dispositions arbitraires en fondation sociétaire. On aura sur chaque Série industrielle deux trinités de règles dont il faudra vérifier l'observance; et toute dérogation à l'une des six règles rendra une série suspecte, comme un or qui, à la touche, se montre inférieur en titre. C'est par cette épreuve qu'on pourra se convaincre que tous les établissements soi-disant sociétaires, qu'on forme en Angleterre et en Amérique, sont vicieux au suprême degré, puisqu'on n'v connaît, ni la formation et l'emploi des Séries passionnées, ni les six règles à observer dans cette formation, qui est l'affaire primordiale eu mécanique sociétaire.
Il reste à expliquer en quel sens les Séries passionnées tendent collectivement à l'unité d'action qui est but de Dieu en mouvement social comme en matériel.
I es passions sont distinguées en trois ordres, l'actif ou les quatre affectueuses, le passif ou les cinq sensuelles, et le neutre ou les trois mécanisantes qui opèrent en développant eombinément les deux autres ordres; elles opèrent en action unitaire, car cllesn'cntravent rien, elles dé\eloppent les trois ordres en pleine affinité.
SG i io\ I. — ANALYSE DE L'ATTRACTION PASSIONNÉE.
au contraire, veut mettre en lutte les I Ires
elle veut que celles de l'âme étouffent les impulsions n réprime celles de l'âme, et que les neutres soient exclues d'intervention; elle tend dune à étouffer ou faire choquer les trois or 1res de passions, sacrifier les unes aux aura [jeu de 1' ier dans un développement commun e( libre a toutes, d'où naîtrait l'unité d'action.
lilosophie n'établissant que divergence, enconflits dans le jeu d^s passions, est une duplicité d'aee en tous sens; il est l'opposé de l'unité et doit donàultats contraires à ceux de l'unité; elle nous ferait jouir pas -impie, bonheur des sens et de à la foi.-: la morale qui met les passions en conflit et sacrifie l"une a l'autre, ne produit que malheur composé et non pas . malheur des sens et de l'âme chez l'immense majoril .\n [ui sous le régime sociétaire obtiendrait la for-
et l'honneur, n ille-t-il que pauvreté et diffamation
.. | !, [ue ou civili >. C*< si un résultat dont on
ra fort sage quand on connaîtra les lois icial ; car Dieu nous laissant le libre arbitre, l'op-
i pour relies des ph S, nous devons
]<>\~i\» l'homme tous les résultats op] - . double pour les méchants et double mal-
instant de la civilisation ou
sion inévitable dans
- d'un globe; il no is la ours libres d'en
. :tion qui nous interpi ciétaire, ne
s • faire entendre; il d'en
rminer le mécanisme et d'organi-
i i Ile veut nous conduire.
CHAPITRB Vil.
|>:"*. lérfoi f rrvcUfd à y nppliqner.
- dan- les chapitres V et VI , ii
•mer qui
■ i aient le
lecteur à discerner dans quels cas une série passionnée rea les conditions d'attirer à l'industrie, dans quel cas la série eet faussée, mal équilibrée et susceptible de corrections.
Pour bien concevoir la méthode exacte, il faut étudier la fausse. J'en avais préparé des exemples dans les deux séries suiva A etB, contenant chacune sept groupes de cultivateurs de pslras.
Série A Irès-favssée.
«JXZm* Po'res cavau.es. | Gr0UPe ?u ""*"«•
bLPtmtLKt. I — (ju niessire-jean.
/ Groupe du beurré-blanc, centre. . Poires fondantes. ■ — du beurré-gras.
( — ■ du leurré vert-piquetc aile r> ■ r ■ * Groupe du bon-chrétien.
itinncr» lJOl) CS farilieUSSS. . , ±
inférieure. ( t] u rousselet.
Groupes. Série B pe» fausser.
aile stPLuiEtr.E. 1,2: ciutlvaiit 2 sortes de beurré blanc
centre 3, 4, 5, — 3 sortes de beurré gris,
aile inférieure. . G, 7. —2 sortes de beurré vert.
Il faudrait expliquer dans quel cas ces séries violeront ou observeront les règles de rivalité, exaltation, engrenage, établies chap. V ; et ies règles de échelle compacte, courtes séances f exercice parcellaire, établies chap. VI; comment la série B se rapprochera de ces règles tout-à-fait violées par la série A: ment celte série A manquera des quatre ressorts de sympathie, en identité, en contraste, en perfection spéciale, en perla collective.
Pour traiter exactement ce sujet, il faudrait un chapitre de même étendue que les précédents V et VI : d'autres qui sui géraient encore plus d'étendue.
Cependant des critiques notables et dignes de foi en pai matière, exigent une extrême brièveté, trois cents pa ■ de ne pas être lu. Il faut donc se borner à indiquer i dont on devrait traiter. Les B rait créer des d i
au lieu de donner des éclair ats.
Lee âons contenues dans ce chapitre que je fram
tendaient à prouver :
SECT103 I — UfALTSE I>K L ATTOACTI N '•
il v a lacune de discords dans toute série industrielle échelonnée pa - serait une série de douze groupes cultivanl douze espèces de fleurs bulbeuses, Tulipe, Lys, Jonquille, isse, Tubéreuse, ïris, Dahlia, etc., qu'il faut échelonner les - • rie, au moins par variétés, el préférablem ml pai ténuil '■- et tûnimités . jamais par espèces, encore moins par génies variétés étanl la plus bass graduations d'où naisse le -
.l'ai déjà établi ce principe en traitanl de l'échelle o qui peut seule cré \t la controverse, L'obstination des partis et IVmulalion qui s'ensuit. Il faut amener les - vicinaux d
série au poinl «1 • se trait) :tivemenl pro-
fanes, d'hérésiarques, gens sans goûl et sans raison. La I
indiquée ci-dessus approcherait de ce mécanisme
tandis que la série A ne produirait que l'apathie, la irnité.
La série A n'exciterait aucun intérêt parmi les autres ; la s aurait de tous cotés des partisans qui s'entremettraient à trigues. Elle s'-niit engrenée d'intrigue avec la masse de la ; lange, lien que la série A ne saurai! pas créer. Celled embrasser une culture de région el non de canton, ca trouvera presque jamais un canton d'une lieue carrée, donl les : tissent convenir aux trois genres de poires cassantes, fondantes et farineuses. La nature varie les qualités de sol, de lieue i h lieue, (If deux en deux, de trois en trois liei îrlors une
qui voudra adopter trois genres, courra !»• risque d'écli tre faussée par insuffisance d'attraction el d me Au contraire, une Bérie qui n'embrasse qu'un tu moitié
d'un genre , et qui en perfectionne les L ténuités,
l'enthousiasme dans les cantons i omme dans le sien: ell •
atteint ;i l'engrenage interne el externe en intrigi
Cette règle esl l'opposé des métl - où cha
vince, chaque village voudrai! s'ass >rtir de toutes les espèci de i(»nt achat chez les voisins. t>n suit I»* principe traire m harmonie ; un canton aime mieux se borner à un pèce de poire ou «le pomme de terre, <-n cultiver vingt variétés ou ténuités, et en fournir vingt i harriots aux cantons voisins qui il recevra \ in ;l i barriots d .1 it n'élèverait pas à la perfe pour le mécanisme
NOTICE il. — CHAPITRE VII. 89
traction passionnée. Toutefois ajoutons que, dans l état sociétaire, on n'aura pas à redouter les fourberies commerciales qui aujourd'hui font redouter les échanges et obligent chacun à cultiver vin.Jjl espèces de légumes ou de fruits, pour se préserver de relations avec des voisins malveillants et trompeurs.
J'ai dit (64) que ceux qui essaieront de fonder sans moi une phalange d'essai, tomberont dans mille erreurs sur la distribution de leurs Séries passionnées ; ils en fausseront les neuf dixièmes, tout en croyant suivre littéralement les règles, comme dans la série A, qui, au premier coup d'cei!. semble très-régulière, o! qui pourtant est un assemblage de tous les vices ;
Son centre manque de lien avec les deux ailes.
Chaque aile est d'échelle lâche, non compacte oi .
Chaque division est apathique faute de discords.
J'y compterais bien d'autres vices, quoique le centre soit bon, si on l'envisage isolément.
Des séries distribuées de la sorte, ne formeraient qu'une cacophonie et non pas une harmonie passionnée ; non seulement elles avorteraient en Attraction industrielle, mais elles échoueraient tout net. en mécanisme de répartition, puis on s'en prendrait à l'inventeur, on dirait que sa théorie est une belle chimère. J'ai donné ■ •rite distribution des règles très-précises, aux chap. V et VI ; i! eût convenu d'ajouter ici des cacographies, pour habituer l'étudiant à l'application complète de la méthode; si elle n'est pas suivie en plein, on verra tout le mécanisme industriel manquer de rivalités, d'exaltation et d'engrenage.
Le principal vice de la série A est le défaut de discords entre groupes contigus; les espèces I, 2, G, 7, n'ont point de rivalités avec le centre qui, de son côté, n'en a point avec elles. Tout le mécanisme de rivalité et d'émulation tombe, si L'échelle n'est pas bien compacte. Indiquons le remède à ce vice, le moyen de rétablir la compacité, qui interdit toute échelle d'espèces.
Je suppose que, dans une phalange, les goûts se manifestent de manière à former la série A. il faudra bien la tolérer, toute vicieuse qu'elle est, car on ne doit jamais entraver l'essor de l'attraction; niais Pari viendra au secours de la nature, et pour ramener cette série à la compacité, l'assemblée directrice, ou aréopage de plia b, examinera d'abord laquelle des cinq espèces contenues dans la série convient le mieux au terrain local : je suppose que ce soit l'espèce fondante nommée Beuré; il faudra manœuvrer