‹ Œuvres complètesChapitre 142 sur 276 · SECTION U. — DISPOSITIONS DK LA PHALANGE D ESSAI · texte numérisé non relu

SECTION U. — DISPOSITIONS DK LA PHALANGE D ESSAI

Les tribus 7 ri B fort jeunes, el les 9« et 10" encore jeui se classeront sans aucune répugnance en échelle d'âges, à peu ^»ex( j près, car tout sera libre dans cette classification,

depuis la tribu 7e jusqu'à la I6#.

si aux tribus 14, 12, 13 . que commence l'âge déclinant, et l'on n;i présumer que les femmes, sur le relour. seront peu

es de figurer dans ces tribus, qu'elles refuseront tout net

j incorporer : il n'en sera rien. Le régime sociétaire lait naître une foule d'intérêts différents des nôtres : l'un de ses effets

surer considération et afleclionà la vieillesse, qui, dans l'ordre cixili.-»*. est mal vue des jeunes gens.

On verra, au chapitre des ralliements passionnels, que cette bannière d'âge avancé, qui serait aujourd'hui un épouvantail pour les femmes déclinantes, deviendra pour elles une amorce. D'ailleurs, chacun pourra se classer dans la tribu dont il obtiendra

ôment. La femme de quarante ans pourra se ranger parmi celle de ti si elle j est admise, et cette adi sera facile a

oblenir.

La classifiation au-dessus de vingt ans étant libre, je n'indique pas les âges des tribus n" 7 et au-dessus.

I. emploi le plus précieux de cette échelle d'âges, est de faciliter l'éducation naturelle, créer chei les enfants des esprits de corps qui les entraînent passionnément aux études et aux travaux productifs, f'oypz troisième section.]

On devra observer, dans la classification par tribus, l'inégalité desdeux grandes divisions : d'ailleurs la nature fournit moins de nombre dan- l'âge descendant que dans l'a-, endanl ; aussi aije distribué les quatorze tribu- de pleine harmonie, par

52,68, 74. = Bl. = 70, l non par nombres égaux en correspondance,

60, 66, W.= B4.=7Î,66,60,54, 18; l,i deuxième échelle supposerait l'égalité numérique des deux divisions d'âge. On aura au contraire, pendant trente ans. une surcharge de nombre dans la première division, parce que les enfanta * nt surabondants en civilisation.

La ' o de plein caractère, qui comprend 810 individ est celle des êtres qui jouissent de l'exercice plein en facultés porelles et intellectuelles. Un enfant de trois à quatre ans

ne peut D8S avoir, même dans l'éducation sociétaire . la de\'é-

. ie- penchants . nt lu

NOTICE III. — CHAPITRE X. t!3

plein caractère. En si bas âge, il a peu de goûts saillants ; il effleure tout, ce n'est guère que de quatre ans à quatre et demi que son naturel se manifeste nettement, et qu'on peut discerner ses passions dominantes, ses sous-dominantes, ses instincts, etc. En conséquence, la tribu des bambins ne fait pas distinction du demi-caractère. Il en est de même de la tribu des patriarches. Un vieillard du 16e âge n'a plus les facultés corporelles, et ne peut plus figurer dans le plein caractère, ni dans l'exercice actif.

De là vient que le demi-caractère n'est tiré que des 1 i tribus, numéros 2 à <lo. 11 se compose de 403 individus dont les goûts sont peu distincts, ambigus, et fort utiles pour lier les fonctions, car un demi-caractère figure souvent en doublure de deux caractères pleins. Ce genre, qui serait dédaigné en civilisation, jouit en harmonie d'une grande considération; le neutre et l'ambigu y sont éminemment utiles.

La classe des évolutions et manœuvres, classe dite harmonie active, se borne aux douze tribus 2 à 13.

J'ai dit qu'on tient chaque jour la bourse, ou réunion consultative pour concerter, soit en industrie, soit en repas et en plaisirs, les séances variées du lendemain et des jours suivants, ainsi que les prêts et emprunts de cohortes aux phalanges voisines. Le mécanisme de bourse , en association, est très-différent de celui de nos bourses de commerce, qui sont la suprême confusion. Une bourse harmonienne débrouillera plus d'intrigues et conclura plus de négociations en une demi-heure, que la bourse civilisée n'en terminerait en une demi-journée. Cette méthode est un des nombreux détails qu'il faut franchir dans un abrégé.

La régence chargée de diriger les affaires courantes et pourvoir au service général, n'est que le délégué de l'aréopage, qui est une autorité d'opinion; il se compose : 1° des chefs de chaque série d'industrie ou de plaisir, les plaisirs étant aussi utiles en harmonie que les travaux ; 2° des trois tribus de révérends, vénérables et patriarches; 3° des actionnaires principaux ayant un vote par action, et des actionnaires d'épargne, qui ont obtenu une action par petites économies cumulées; i° des magnats et magnâtes de la phalange. On en verra ailleurs la liste détaillée en trois sexes

L'aréopage n'a point de statuts à faire ni à maintenir, tout étant réglé par l'attraction, et par les esprits de corps des tribus, des chœurs, des séries. 11 prononce sur les affaires importantes, mois-

I 1 i BECTION II. — DISPOSITIONS DE LA PHALANGE D l ISS VI.

-on, vendange, constructions, etc. Ses avis sont accueillis pas-ionat comme boussole d'industrie, mais ils ne sont pas obKsja- POnpe serait libre de différer» récolte, maigre 1 ,

de I ige.

Il n'a aucune influence sur l'opération principale, qui est !a tition des dividendes en triples lots proportionnels au capital, au travail et au talent. C'est l'Attraction seule qui est arbitre mfl relie aiïuire. PoufS Y' section.)

Ni L'aréopage, ni la régence ne >ont chargés de responsabilités illusoires, comme celle de la linance civilisée qui, avec dede chiffres, sait masquer tous les griveîages. La comptabilité harmonie sociétai ge d'une série spéciale, charç

de la tenue des livres, que chacun peut inspecter.

D'ailfeurs, tes comptes sont très-peu compliqués dans ce nouvel cidre. On n'y connaît pas le- paiements journalier-, la coutume civilisée d'avoir toujours l'argent à la main. Chacun a un crédit ouvertenpn poi tien de -a fortune connue ou de Bes bec. I mptifs en industtU attmtfantt. Les phalanges vieil paient point jour par qu'elles se vendent récip ni:

ailles, lé fruits, beurre, laitage, fourrage, via,

huile. i le. On en rail écriture, et on balance a termes ton»*

- vi remente ou compensations entre les cantons et régioi Q ;it aux comptes individuels, pour avance de subc tance et autre- fournitures, ils ne m règlent qu'au bout de l'année à l'époque d'inventaire ei répartition.

- contributions pour le fisc » t les armées industrielles, doeJ on pariera plis loin, ne donnent lieu à aucun tnm il de percée*

leurs; cluiqiie pliakm i avec le Bk eo (jualre billets pava-

trimestre au chef-lieu de pro\ince : quant aux armées industrielles, Chaque troupe envoyée par une province ou un Uict, jeuit d'un Crédit fl» il payée par elle-même,

en mandats sur son district Aucun fournisseur me peut .--rivrler.

I Blentieui i lit à que s peut retirer ;i tout instanl le montant d nde courant à régli i inventai]

II b in pour les en f; icun tuteur : on ni» peut pas leur enlever une ol leur fortune, qui consiste en ac' .^ cneagiatoées au grand livre de cha |*e phalange, et portant intéièt fixe, ou dividi ride réglé chaque année d'après inventaire. Aiaai

fond-, dan.-

phalange où il a des actions, s'accumulent avec intérêts, jusqu'à i âge de majorité (vingt ans), où il en disposera.

Il faudra distinguer trois classes de fortune et de dépense pour la table. C'est une échelle indispensable en harmonie, où toute égalité est poison politique. Parmi les sociétaires engagés , il s'en trouvera quelques uns possédant un petit capital, des terres, bestiaux et instruments aratoires qu'ils auront vendus, une cabane démolie qu'on leur aura payée. Ils obtiendront pour ces versements une action ou parcelle d'action. Ils formeront une classe déjà supérieure à la multitude, et pourront être admis, s'ils le désirent, aux tables de deuxième ordre, où l'on recevra de même ceux qui, par des connaissances précieuses en industrie, mériteront crédit pour l'admission en deuxième classe.

On créera une première classe, composée des ouvriers principaux , des instructeurs enrôlés à la ville, et créanciers d'une somme d'option considérable; puis des cultivateurs qui, par fourniture de terrains étendus, ou d'une maison bonne à l'emploi, se trouveront actionnaires notables : ces trois degrés seront nécessaires même dans la petite phalange d'échelle réduite.

La régence, ou comité d'actionnaires gérants, formera une quatrième classe, qui ne pourra bien s'identifier à la phalange qu'à l'époque où les derniers essaims y feront leur entrée.

Plusieurs familles riches pourront se décider à s'incorporer (M^5 l'automne, ce qui serait fort utile pour donner de l'activité aux intrigues pendant l'hiver qui précédera l'entrée en plein exercice.

Pour frapper un coup décisif au printemps, il faudra de bonne heure exercer les sociétaires et surtout les enfants, aux manœuvres chorégraphiques et autres, depuis celles de l'opéra jusqu'à ("elles de l'encensoir. 11 faudra que cette phalange, quoique insuffisante en nombre, sache, à l'issue de l'hiver, se présenter en belle tenue matérielle el spirituelle ; qu'elle soit manœuvrière comme des danseurs et comparses d'opéra, et qu'elle présente déjà des équilibres dépassions, par option sur des alternatives de plaisir prévenant tout excès, et dénotant que cet effet sera général quand le mécanisme sera porté au complet par l'introduction des derniers essaims.

En insistant sur la nécessité d'opérer sur des essaims consécutifs, j'ai prouvé que la dépense d'amorce ne portera que sur le premier, 'rès-peu nombreux. Je passe au devis estimatif.

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