SECTION II. — DISPOS B LA PHALANGE
L'ordre ma— i: seul pratiqué dans les cultun -Tes
de civilisés; ils réunissent d'un côlé toutes les 5; d'autre
part, chacun d'eux fail m jardin abus de la méthode en-
grenée, il accumule vil iù il en faudrait à peine trois
ou quatre.
One phalange exploitant son canton eu système combiné, eorv par déterminer deux i u trois emplois convenables à chaque portion. L'on peut ces des mêlai ible Irès-précieux qui encore peut comj fruits et légumes, en accessoires de la culture pivotale. Cesallia- .r Lut d'amener divers groupes, leur ménager des rencontres qui les intéressent aux travaux engrenés avec le leur, el laisser le moins que possible un groupe isolé dan- ses fonction-.
A cet effet, chaque branche de culture cherche à pousser des di\ isions parmi les autres : le parterre et le potager qui chez nous sonl confini - r de L'habitation, jettent des rameaux
tout 1<' canton. Leur centre esl bien au voisinage du phalanstère, ni dan.- la campagne de fortes lignes, des ma i diminuent par d<'. ogagenl dans les champs
et prairies don! le sol peul leur c< avenir et de même les va quoique moins rapp h du phalanstère, ont .1 sa proximité quelques postes de ralliement, quelques Lignes ou blocs d'arbustes - dans le potager el Le parterre.
Cet engrenage agréable sous le rapport du coup-d'œil, tient re plu.- a L'utile, à l'amalgame des passions et des intriguas.
On doil s'attacher surtout a ménager des mariagrs <■/<< groupes,
de- rencontres de ceux d'hommes avec ceux de femmes, pur suite de i' des cultures i L'idée de mariage des groupes
plaisante el ; l'équivoque, mai- ce -ont des rencontres in-
dustrieuses, fort décentes, et aussi utile- que nos réunions di Ion et de 1 .if sont stériles ; par exemple :
des cei isistes esl en nombreuse réunion a son grand 1 un quai 1 de lieue du phalanstère, il con\ ient que, dans
6 heures du BOir, elle voie >e reunir avec elle et
d voisina
1 l ne cohoi !•• de la 1 .!■. ine et des deux - mie
pour aider aux consistes .
I 1 ipe (U- dames fleuristes du canton, venant cultiver
D ■ [ui forment perspec-
NOTICE III. — CHAPITRE Xî. 12>
tive pour la route voisine, et bordure en équerre pour un champ; de légumes contigu au verger ;
3° Un groupe de la série des légumistes, venu pour cultiver les légumes de ce champ;
-i° Un groupe de la série des mille fleurs, venu pour la culture' d'un autel de secte (I) placé entre le champ de légumes et le verger de cerisiers ;
5° Un groupe de jouvencelles fraisistes, arrivant à la fin de Fa* séance, et sortant de cultiver une clairière garnie de fraisiersdans la foret voisine.
A cinq heures trois quarts, des fourgons suspendus partis du phalanstère amènent le goûter pour tous ces groupes : il est servî dans le castel des consistes, de cinq heures trois quarts à six unquart , ensuite les groupes se dispersent après avoir formé des liens amicaux et négocié des réunions industrielles ou auti pour les jours suivants.
Plus d'un civilisé va dire qu'il ne voudrait envoyer ni sa femme,, ni sa fille à ces réunions; c'est juger (69) des effets de l'état sociétaire, parles effets de civilisation; les pères seront les plus empressés de voir leurs femmes et filles dans les Séries industrielles , parce qu'ils sauront que rien de ce qui s'y passe ne peut rester inconnu. Or, les femmes sont bien circonspectes en lieu où elles sont certaines que toutes leurs actions seront connues de père, de mari, de rivales ; c'est ce qui n'a pas lieu dans une maison civilisée, où le père, s'il veut surveiller femmes et filles, i trompé par tout ce qui l'entoure.
Les mariages étant très-faciles en harmonie, mémo sans dotr les filles sont toujours placées de 16 à 20 ans. Jusque-là on peut' leur laisser pleine liberté , parce qu'elles so surveillent entre elles, ainsi qu'on le verra aux chapitres spéciaux; or, il n'es
(1) Sur ces autels champêtres , on place au sommet d'un monticule de fleurs ou arbustes, les statues, les bustes des patrons de la secte, des individus qui ont excellé dans ses travaux et l'ont enrichie de quelques méthodes utiles. Ce sont les demi-dieux mythologiques de la secte ou série industrielle. Un cory hante ouvre la séance en brûlant l'encens au-devant du demi-dieu. L industrie étant aux yeux des Harmonîens la plus haute fonction, l'on a soin d'y allier tous les mobiles d'enthousiasme, comme les honneurs mythologiques rendus aux hommes ou femmes qui ont servi l'humanité en perfectionnant l'industrie.
122 SECTION II. — i LLANGE D ESSAI.
pas Ui» garde plus sûre auprès d'une femme que l'œil de riva!
JatSAvoia au Traité III, 178à504, p ur les détails relalifeà l'alliage des trois ordres agricoles; lll. 186. On y trouvera des remarquai m. < - .i un fondateur, sur les marie - i affilîatii - industrielle, et les moyens d'en tirer parti pour attein Ire au but ultérieur, à l'accord de répartition, Bans lequel tout la mécanu filerait le lendamain du jum où éclaterait la discorde en p des dividend
L'amalgame judicieux des trois • de cultures est Le moyen
d'allier le bon et le beau. Cesordn - inl pas même connus dtea agronomes civilisés, qui n'en peuvent employer que les trois
Ciii iratu: il :
Bn ordre massif, les amas de forêts ou de champs : leurs guérets sottement prônés par les poètes, offrent l'aspect le plus monotone; tandis que les forêts ><>nt un i ' - informes peu productives faute de culture qui, en civilisation, ne s'étend
aux forêts. N tus somm - encore un caractère d'engrenage en p mme le code
militaire esl engrenage en période barbare.
Bo ordre ambigu, il ne peu1! s'appliquer parmi nous qu'à delieux de plaisance, comme les jardin- royaux, les Tivoli et guinguettes; encore n'embrasse-t-il qu'un petit espace où il règne Bans amalgame avec les deux autres ordres, et qui pis est sans production, sans allia - • du b d ei du !>. au : i! n'est d< ;'unc
nation.
Bn ordre > . lansnoa res que l'engre-
nage inverse , ou dissémination Lendanl à l'appaw ni et
l'enlaidissement. Trois cents (amill* • ultivenl trois
cenii carreaux de choux but divers points dont à peine trente s.ont convenables à coite culture; et dans leui dins,
on trouvera tout au plus di\ chétives sortes de ce Mgtrme, tandis tju une phala nanl à trente cl
en terrain- fasoral ultivert l\a:ie!
choux. N lonc, suc l'empl es . - \
comme sur toute autre bran :h du système i '. opposé
des VUES de la nai ..
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